En images: 80.000 personnes pour la 20e Belgian Pride dans les rues de Bruxelles

16/05/15 à 17:51 - Mise à jour à 18:21

Bruxelles a accueilli samedi la vingtième édition de la "Belgian Pride", plus connue sous le qualificatif de "Gay Pride". La parade des chars a débuté sous une météo maussade aux abords de la Bourse dont les colonnes étaient pour l'occasion, décorées d'une des couleurs de l'arc-en-ciel. Selon la police locale, plus de 80.000 personnes ont participé à l'événement.

Si le caractère festif de la "Belgian Pride" ne fait aucun doute, ses organisateurs ont également rappelé la dimension politique de l'évènement, et le fait qu'il s'agit avant tout d'une manifestation contre l'homophobie, la lesbophobie et la transphobie.

La parade a été lancée à l'issue du discours d'ouverture des organisateurs de l'événement qui avait lieu en présence de responsables politiques. On ignore encore le nombre de personnes ayant participé à l'événement.

"La Belgian Pride est la fête de la diversité et de l'égalité, et nous sommes fiers de défiler pour montrer qui nous sommes dans toute notre diversité. A l'occasion de ce vingtième anniversaire, nous mesurons à quel point ce qui a été accompli est incroyable même si bon nombre d'inégalités subsistent sur le plan social et juridique", ont indiqué Chille Deman, le président de l'association The Belgian Pride, et Alan De Bruyne, l'organisateur de l'événement. Les deux hommes ont notamment fait allusion à Ihsane Jarfi, victime d'un meurtre homophobe commis en région liégeoise en 2012.

"Le gay bashing et l'homophobie ordinaire continuent à avoir pignon sur rue et les plaintes déposées par les victimes restent souvent sans suite. Nous rappelons également que dans 72 pays du monde, l'homosexualité continue à être pénalisée et que dans 7 pays, la peine de mort est appliquée aux homosexuels", ont-ils ajouté.

"Nous plaidons en outre pour une véritable réflexion de fond sur la condition des transgenres dans notre pays qui continuent à subir des pratiques dignes du Moyen-Age de stérilisation et de stigmatisation psychologique. La Belgique doit de toute urgence modifier la loi actuelle sur la transsexualité", ont-ils encore estimée

"Enfin, le gouvernement s'est engagé à renouveler le plan interfédéral de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie et la transphobie qui s'est terminé fin 2014. Nous attendons qu'il tienne à présent sa promesse et plaidons pour que ce plan devienne enfin effectif. Ceci ne peut être fait que si des moyens sont investis pour réaliser les actions promises", ont-ils conclu.

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