Moderna a annoncé, le 27 janvier, avoir débuté les essais sur l'humain d'un vaccin à ARN messager contre le VIH.

Ce que le Covid nous a appris: l’ARN messager, une technologie prometteuse

Ludivine Ponciau
Ludivine Ponciau Journaliste au Vif

Immunologie, pneumologie, cardiologie, pédiatrie… En deux ans de Covid, la recherche scientifique et l’expérience de la pandémie ont donné lieu à de grandes avancées dans plusieurs domaines. Voici les bonnes nouvelles de la crise sanitaire.

La mise au point de ce vaccin à ARNm a des répercussions dans d’autres domaines de recherche, notamment ceux concernant les maladies infectieuses comme le VIH, poursuit Jean-Christophe Goffard. Les progrès réalisés devraient permettre d’apporter « une réponse immunitaire la plus adaptée et la plus neutralisante possible. Ce qui n’était pas faisable avant d’avoir cette technologie – même si on commence à savoir ce qu’on doit faire contre le VIH. Pour le cancer, on peut envisager un boom plus important encore mais qui sera peut-être plus difficile à obtenir ». Voici quelques jours à peine, Moderna a débuté des essais, sur les humains, d’un vaccin contre le VIH utilisant l’ARN messager. Le sérum devrait permettre de stimuler la production d’un certain type d’anticorps capables d’agir contre de nombreux variants du VIH.

Autre annonce porteuse d’espoir: une étude de l’ULB, publiée en juin 2021 dans la revue Nature Cancer, ouvre une voie de recherche novatrice dans le traitement des métastases grâce à la technologie de l’ ARN messager.

En préparation

Par ailleurs, deux vaccins reposant sur la technologie de l’ ARN messager sont en préparation, l’un contre le zona (Pfizer-BioNTech), l’autre contre le virus d’Epstein-Barr (Moderna), à l’origine de la mononucléose infectieuse et probablement de la sclérose en plaque. D’autres projets concernent la grippe et la bronchiolite. Contre ces pathologies, l’arrivée d’un vaccin de ce type est très attendue par les pédiatres: « L’ ARNm représente un espoir pour les cas de bronchiolite, pathologie pour laquelle il est très difficile d’avoir des vaccins, mais tout dépendra des moyens qu’on injectera dans cette recherche… », éclaire Pierre Smeesters, chef du service de pédiatrie à l’Hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola (Huderf).

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