Comme d'autres grandes entreprises, Bekaert a trois ans pour s'exécuter. © belga image

Panneaux photovoltaïques obligatoires

Le gouvernement flamand a décidé d’obliger, d’ici à 2025, les poids lourds de l’industrie, gros consommateurs en électricité, à carburer davantage à l’énergie verte.

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Comme d'autres grandes entreprises, Bekaert a trois ans pour s'exécuter.
Comme d’autres grandes entreprises, Bekaert a trois ans pour s’exécuter. © belga image

Au diable le gaz russe, la Flandre a la ferme intention de se désengager au plus vite de l’emprise du régime poutinien – comme d’autres régimes d’ailleurs – pour son approvisionnement en énergie. Pas d’autre issue pour conquérir cette indépendance que d’accélérer le recours aux énergies renouvelables. Le gouvernement flamand (N-VA – CD&V – Open VLD) a donc suivi la proposition de sa ministre de l’Environnement, Zuhal Demir (N-VA), de contraindre les 2 500 plus grosses entreprises industrielles du nord du pays, forcément énergivores, à s’exposer davantage aux bienfaits de l’énergie solaire en couvrant une partie de leur surface en panneaux photo- voltaïques d’ici à juillet 2025.

Les bâtiments publics ne seront pas dispensés de l’effort: sept cents d’entre eux seront soumis à cette conversion forcée.

En dépit des investissements déjà consentis, les toits des grandes infrastructures offrent un potentiel qui gagne à être nettement mieux exploité. «Nous ne sommes pas fans de l’obligation, mais après des années d’incitants financiers, nous avons choisi d’obliger les propriétaires de grands bâtiments qui restent en retrait à prendre leurs responsabilités», précise Zuhal Demir. On forcera donc la main des sociétés consommatrices sur la base annuelle de mille mégawattheures, pour que les réticentes ouvrent les yeux sur la rentabilité, à terme, d’un tel investissement.

Patronat peu ravi

Des poids lourds de l’industrie flamande comme BASF, Bekaert ou Umicore auront trois ans pour couvrir de panneaux photovoltaïques au moins 10% de leurs toits. Les bâtiments publics ne seront pas dispensés de l’effort: sept cents d’entre eux, qui consomment au moins 500 MWh chaque année, seront aussi soumis à la conversion forcée. Seraient exemptées de l’obligation les entreprises qui se sont mises à l’énergie éolienne.

Porte-parole du patronat flamand, le Voka ne se montre pas particulièrement enchanté par l’emploi de la contrainte à l’égard de l’industrie. « Les entreprises doivent, selon nous, pouvoir être exemptées si elles produisent cette électricité grâce à d’autres formes d’énergie renouvelable comme l’éolien ou la participation à des parcs éoliens », a fait savoir l’organisation patronale au Tijd.

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