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Variole du singe: ce que les experts recommandent pour stopper la propagation

Le Vif

Selon une étude, la vaccination préventive des personnes à risque semble la meilleure option pour arrêter la propagation de la maladie.

En Belgique, 482 cas confirmés de variole du singe ont déjà été signalés. C’est ce que révèlent les derniers chiffres publiés sur le site web de l’institut de santé Sciensano. La semaine dernière, il y avait encore 393 infections. Il y avait 261 cas en Flandre (54 %), 172 cas à Bruxelles (36 %) et 49 cas en Wallonie (10 %). Presque tous les patients (96 %) présentaient des lésions cutanées, 72 % présentaient également des symptômes généraux tels que de la fièvre, un malaise général ou des ganglions lymphatiques enflés. Vingt-huit personnes ont déjà été hospitalisées. Il n’y a pas encore eu de décès dans notre pays.

Selon une étude préliminaire de l’Institut de médecine tropicale d’Anvers publiée jeudi dernier, tout homme à haut risque d’infection devrait idéalement se faire vacciner préventivement contre la variole du singe. L’étude n’a pas encore reçu l’assentiment de ses pairs mais les chercheurs belges semblent confiants. « Nous avons élaboré un modèle mathématique, comme pour le Covid », explique Christophe Van Dijck de l’IMT. « Dans ces modèles, nous voyons l’impact des différentes approches de la vaccination. Il existe cependant peu de données et d’informations sur la variole du singe actuellement, ce qui constitue un frein ».

Cela ne signifie pas pour autant que l’équipe scientifique n’a pas pu tirer de conclusions importantes. Jusqu’à présent, on pensait que les personnes infectées par la variole du singe consulteraient rapidement un médecin, ce qui n’est probablement pas le cas car tout le monde ne reconnaît pas ou ne développe pas les lésions ou caractéristiques cutanées typiques. « Et donc le virus continue de se propager« , explique encore Christophe Van Dijk.

Contacts à risque

De plus, l’étude montre qu’en réalité, il est difficile d’arrêter la propagation via la recherche de contacts, car les gens ne savent pas exactement avec qui ils ont eu un contact à haut risque. La vaccination préventive semble ainsi la meilleure option. « C’est au moins aussi efficace et peut-être plus efficace que de simplement vacciner les contacts à haut risque », conclut Christophe Van Dijck. Cette conclusion conforte aussi l’initiative du Groupe de gestion des risques du gouvernement d’investir dans la vaccination préventive.

Actuellement, il n’y a « que » 3.000 doses de vaccin disponibles et environ 30.000 ont été commandées. Donner la priorité aux personnes à haut risque n’est certainement pas superflu. Il est également difficile d’estimer combien de doses seront encore nécessaires.

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