Des concentrations élevées pour certains PFAS, pour la moitié des Bruxellois

La concentration des quatre PFAS (PFAS4) considérés comme les plus dangereux pour la santé dépasse la norme de 4 nanogrammes par litre d’eau pour une bonne partie de l’eau consommée à Bruxelles, lit-on samedi dans l’édition régionale de La Dernière Heure.

Cette norme est recommandée par les experts et un organisme scientifique européen, qui suggèrent l’instauration d’un tel plafond. Mercredi, le ministre bruxellois de l’Environnement Alain Maron (Ecolo) avait indiqué que, pour les 20 PFAS détectés par Vivaqua depuis 2020, les concentrations ne dépassent jamais le plafond de 100 nanogrammes par litre d’eau (la norme européenne à partir de 2026, NDLR), ni le seuil d’alerte de 30 nanogrammes par litre que compte instaurer la Région bruxelloise.
Le député régional Christophe De Beukelaer (Les Engagés) a cependant déniché les informations relatives
aux quatre PFAS les plus dangereux provenant de Vivaqua. Le « taux PFAS4 détecté dans le réservoir de Rhode dépasse largement la norme danoise (2 ng/l) et le seuil indicatif fixé en Flandre (4 ng/l) », constate l’élu. Entre octobre 2021 et octobre de cette année, la concentration moyenne en PFAS4 atteint 6,9 ng/l dans ce réservoir, qui dessert plus de la moitié des robinets bruxellois.
Les réservoirs Callois et Uccle, qui abreuvent l’autre moitié des habitants de la capitale, affichent eux aussi des concentrations supérieures aux normes danoises mais inférieures aux recommandations. Elles restent largement moindres que celles détectées dans le réservoir de Rhode.

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