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La forêt doit se diversifier pour faire face aux changements climatiques

Le Vif

A l’occasion de la Journée internationale des Forêts, la Société royale forestière de Belgique (SRFB) a présenté, lundi, le concept de « forêt mosaïque », un outil pour penser la forêt du futur et la rendre plus résiliente face aux changements climatiques.

Depuis quelques années, les propriétaires forestiers sont confrontés à de nouveaux défis liés aux changements climatiques et à l’émergence de nouvelles maladies touchant les arbres. « Entre 2018 et 2021, ce sont plus de trois millions de mètres cubes de bois qui ont été coupés en Wallonie en raison de l’épidémie de scolyte », rappelle la SRFB.

Celle-ci s’est inspirée du concept de « forêt mosaïque » pour former ses membres à la nécessité de diversifier les forêts à tous les niveaux – essences, écosystèmes, modes de gestion – pour favoriser la biodiversité. « La biodiversité inhérente à chaque système est le pilier qui permet au forestier de produire du bois. C’est en quelque sorte le système immunitaire de la forêt. Ce qui compte, ce sont les interactions entre les différents types de peuplements », souligne le directeur de la SRFB, Philippe de Wouters.

La forêt mosaïque identifie quinze types de peuplements dont la coexistence doit rendre les forêts plus résilientes faces aux maladies et aux changements climatiques, tout en lui permettant d’assurer ses diverses fonctions – économiques, culturelles, régulation du climat. Une manière de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, explique la SRFB.

« Mais il faut que les pépiniéristes suivent », poursuit Philippe de Wouters. « C’est un travail à long terme. À titre d’exemple, le chêne de Hongrie a montré qu’il pouvait résister aux conditions extrêmes. Mais il est extrêmement difficile de le trouver chez nos pépiniéristes. Il a fallu faire venir les graines de Bulgarie et convaincre les pépiniéristes de les cultiver. »

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