Réintégrer le peloton, c’est rentrer à la maison... © belga image

Début du Tour de France : le bonheur de rentrer dans le peloton…

Gérald Papy
Gérald Papy Rédacteur en chef adjoint du Vif/L'Express

Alors que le Tour de France débute, ce 1er juillet, focus sur « Peloton maison », le livre qui raconte savoureusement le cyclisme.

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Le Tour de France revient du 1er au 24 juillet pour une 109e édition. Et «l’affaire» des injections administrées à la star du tennis Rafael Nadal pour lui permettre de gagner le tournoi de Roland-Garros a rappelé à ceux qui en étaient restés au déclassement, à une certaine époque, des dix derniers vainqueurs de la Grande Boucle pour cause de dopage que le cyclisme s’était, lui, assaini. On peut donc, a priori, à nouveau se passionner pour la petite reine et ceux qui nourriraient encore quelques réticences pourraient finir d’être convaincus par le livre de l’écrivain Paul Fournel, Peloton maison (1).

© National

Par une série de petits récits savoureux concernant tantôt des hommes, tantôt des femmes, ce grand connaisseur du cyclisme décrit les sentiments des compétiteurs: du sprinter dépendant du collectif au grimpeur condamné à la solitude, du «porteur d’eau» qui redoute de devoir aller au charbon quand son leader portera le maillot jaune à l’équipier modèle engagé au seul titre que, sa physionomie correspondant à celle de la star de la formation, il pourra lui refiler son vélo en cas de chute, en passant par le vainqueur d’étape qui n’a aucun état d’âme à quitter hâtivement le Tour une fois sa mission accomplie.

La dureté du quotidien des cyclistes qui ne recourent pas à des adjuvants illégaux est bien soulignée par l’importance du peloton-refuge. «Il y a un endroit dans le peloton, dans son ventre, vers le milieu, où pédaler est moins difficile. Bien abrité, niché, vous avancez selon le moindre effort. Parfois même vous parvenez à vous donner des temps de roue libre. […] Cet endroit, qu’en moi-même je nomme « le fauteuil », est, cela va sans dire, très convoité», rapporte Paul Fournel, pour lequel le peloton est aussi le lieu des solidarités au-delà des rivalités.

(1) Peloton maison, par Paul Fournel, Seuil, 206 p.

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