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Kots trop rares et donc trop chers

Le monde étudiant flamand presse les autorités d’agir pour élargir les possibilités de se loger décemment à des prix démocratiques dans les cités universitaires.

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Le kot étudiant est un produit de luxe, de plus en plus réservé aux portefeuilles bien garnis. Impossible d’encore se loger dans des conditions décentes pour moins de quatre cents euros par mois. La tendance lourde n’est pas neuve mais elle atteint des proportions à ce point inquiétantes que le monde étudiant flamand se mobilise et interpelle les autorités politiques avec vingt-cinq recommandations sur la table: incitants fiscaux pour les propriétaires de kots à loyer modéré, «kotlabel» ou construction de villages étudiants en périphérie des villes universitaires.

«Je vous ai compris», réagit en substance Matthias Diependaele (N-VA), ministre régional des Finances, du Budget et du Logement. Mais là où les étudiants réclament un passage à l’action hic et nunc, le ministre s’engage à investir dans davantage de coordination entre les différents acteurs concernés afin d’identifier les problèmes et d’en sérier les causes. Et de renvoyer gentiment la balle à ceux qui disposent des leviers de décision les plus importants: les pouvoirs locaux et les institutions scolaires.

Le salut par le marché

Car si la situation a pour origine un marché immobilier gagné par la flambée des prix, les pouvoirs locaux ne sont pas non plus exempts de toute responsabilité, pointe le ministre qui se défend cependant de leur reprocher le choix d’une politique: «Louvain et Gand ont décidé, il y a une dizaine d’années, de protéger l’immobilier classique en interdisant la conversion de maisons familiales en chambres d’étudiants.»

Seule issue possible, augmenter l’offre et donc la construction de kots étudiants. Aux pouvoirs publics d’empoigner la truelle? «Mauvaise idée», tranche Matthias Diependaele, qui préfère s’en remettre au marché et juge tout aussi inopportun de mobiliser le parc de logements sociaux pour la cause estudiantine: «Nous avons déjà en ce moment un problème de capacité pour venir à bout de la liste d’attente pour ce type de logements.» Bref, pas de mesures concrètes encore en vue mais la ville de Gand s’engage à s’attaquer au problème.

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