Husbandry (No More Wings), 2022. © Courtesy of the artist and Gladstone Gallery

Kasper Bosmans

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Au travers d’installations tridimensionnelles, de panneaux de bois peints ou de fresques murales, l’oeuvre interdisciplinaire de Kasper Bosmans se découvre comme un rébus visuel contemporain qui met à mal les vérités figées. Le Wiels consacre une exposition à ses contes et légendes travaillés par la polysémie.

Pouvez-vous expliquer le mot « Husbandry » qui donne son titre à cette exposition?

Ce terme désigne la gestion agricole, l’élevage des animaux ou la culture des plantes. Il dit une certaine économie du foyer et aussi la domesticité qui est une manière de prendre soin du monde. Cette thématique travaille beaucoup mon oeuvre. Dans la première salle de l’exposition, plusieurs plaques émaillées sont à comprendre comme des portraits de personnes donnés à voir au travers d’un objet très trivial, la passoire. Une passoire est un objet quasi politique, car elle décide de ce que l’on garde et de ce que l’on jette.

Vous connaissez des milliers d’histoires, comment les récoltez-vous?

Ce goût des histoires, je dois avouer que je le cultive avant tout pour moi, à travers Internet et de vieux livres. La culture est cette machine à interpréter qui ne s’arrête jamais, cela me fascine. Faire une oeuvre de cette polysémie prend du sens en ce que cela instaure un dialogue avec autrui, soit une démarche qui oblige à sortir de son imaginaire pour convaincre.

Ne craignez-vous pas que les visiteurs passent à côté de ces histoires, qu’ils ne les comprennent pas?

J’utilise l’esthétique, le visuel, pour aider les personnes à mémoriser des informations. Je ne vise pas à faire passer des messages frontaux mais à développer une sensibilité. Il faut regarder mon oeuvre à la manière d’oignons. Il y a plusieurs couches, on peut donc les aborder à différents niveaux. Quand on découvre la Grand-Place, on n’en comprend pas toutes les références visuelles. Il reste qu’il y a une atmosphère qui nous marque. Mon travail consiste à faire ressentir cette atmosphère. Il me suffit de montrer le début d’une histoire.

Au Wiels, à Bruxelles, jusqu’au 14 août.

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