© Julie Reggiani

Guillaume Kerbusch

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Comme revanche sur le Covid, la compagnie Trou de Ver, menée par l’artiste carolo Guillaume Kerbusch en duo depuis quelques années avec Laura Petrone, présente trois spectacles en trois semaines au Varia: Jimmy n’est plus là, Brandon et Mohaxime (1). Du théâtre pour ados et adultes, enlevé, où les écrans sortent de leurs fonctions habituelles.

Quels sont les points communs de ces trois spectacles?

Ils parlent tous d’identité. Jimmy de l’identité de genre et de l’identité sexuelle. Mohaxime, de l’identité culturelle et du poids du regard des gens. Brandon de l’identité sociale – c’est le spectacle le plus autobiographique puisque j’y ai rassemblé des éléments de la vie de mon frère et de mon ex-beau-père, qui travaillent comme éboueurs, et aussi de ma propre vie quand je ramassais les poubelles dans les parkings à Louvain-la-Neuve comme job d’étudiant à 18 ans.

Qu’est-ce que ça implique, d’écrire pour les ados?

Surtout un travail sur le rythme. On écrit nos spectacles avec un rythme très soutenu, parce qu’on s’adresse à une génération de clips, avec YouTube, TikTok… Les séquences ne font jamais plus de deux pages, on essaie d’aller à l’essentiel, avec humour aussi. Cette attention au rythme, c’est quelque chose que Laura Petrone, qui a fait des études de piano classique, a amené dans la compagnie. Elle est très attachée au rythme, à la rigueur, à la répétition, à la tonalité, aux changements de couleur. Alors qu’il n’y a pas de musique sur scène à proprement parler, on a trouvé de belles choses dans la musicalité, dans la « musique » que produit un comédien sur scène en marchant, en parlant.

Vos spectacles jouent beaucoup avec les écrans. Pourquoi?

Ça m’a toujours amusé de détourner des objets qui sont faits pour avoir un rapport passif, de me demander comment avoir un rapport actif avec eux. Ma quête, c’est comment casser le mur entre l’écran et l’acteur, comment faire passer ce qu’il y a derrière l’écran dans la réalité. Comme si c’était un miroir auquel on n’avait pas accès. La trilogie joue aussi sur les codes du cinéma et de la télé. Jimmy, sur les séries, Brandon, sur le film social et les road movies, Mohaxime sur le body swap, l’échange de corps.

(1) Au théâtre Varia, à Bruxelles, du 3 au 21 mai.

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