Benjamin Dalle (au centre), le 7 mars, à Anvers, lors de la présentation de son plan antiharcèlement. © BELGAIMAGE

« Bas les pattes » dans les médias

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La chasse aux comportements inappropriés est ouverte dans les médias flamands. Mais une fausse note a été déplorée lors de la présentation officielle du plan d’action.

C’est l’histoire d’un ex-animateur vedette de la VRT condamné voici peu pour désagréments répétés occasionnés à des femmes par le biais de SMS à caractère sexuel et intrusif. Celle d’un présentateur sportif bien en vue de la chaîne publique flamande épinglé l’été dernier pour des propos dénigrants envers les joueuses de basket de l’équipe nationale belge. C’est aussi le récent scandale autour d’accusations d’agressions sexuelles commises dans le cadre du télé-crochet néerlandais The Voice of Holland, très regardé en Flandre.

Sous les auspices de Benjamin Dalle (CD&V), ministre de tutelle, le secteur médiatique flamand a décidé de faire cause commune contre toute forme de comportement inapproprié par le biais d’un plan d’action articulé sur la prévention, la sensibilisation des témoins qui choisissent trop souvent de se taire ou la mise en place de personnes de confiance.

« Gestion hallucinante »

Mais alors que le ministre Dalle se félicitait de ce signal fort adressé à un secteur jugé à risque, une fausse note a été relevée par Media.21. Certes, ce représentant des petits acteurs indépendants du créneau médiatique applaudit à l’initiative mais regrette que le plan d’action ait été lancé en grande pompe depuis les studios de DPG Media, poids lourd du secteur avec, entre autres, dans sa corbeille VTM, Het Laatste Nieuws et Qmusic, non exempt de tout reproche sur ce terrain sensible. « Ce plus gros acteur médiatique du Benelux a récemment dû admettre ne pas avoir dit la vérité durant des années quant aux motifs du départ d’un des membres de sa direction, départ en fait lié à une vaste affaire de comportement inapproprié. La manière dont DPG Media a géré et gère encore sa propre affaire MeToo est hallucinante, en l’absence d’excuses pour ne pas avoir dit la vérité à ses propres employés. Et le ministre garde le silence à ce sujet », a dénoncé Karl van den Broeck, président de Media.21. Ce que Benjamin Dalle a confirmé au parlement flamand en se retranchant derrière les clauses de confidentialité liées à la fin du contrat avec le directeur mis en cause.

Le plan d’action a u0026#xE9;tu0026#xE9; lancu0026#xE9; en grande pompe depuis les studios de DPG Media, non exempt de tout reproche sur ce terrain sensible.

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