Nikki Haley © REUTERS

Que faire de la Russie ? Les avis sont partagés au sein de l’équipe Trump

Jasper Van Loy Rédacteur pour Knack.be

Nikki Haley, avancée par Trump comme nouvelle ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, se montre critique vis-à-vis de la Russie et souhaite maintenir les sanctions américaines. Haley possède autant de partisans que d’opposants au sein du cabinet Trump et du Parti républicain.

Haley s’écarte de la vision de Donald Trump. « La Russie montre ses biceps », a déclaré Haley à la commission des affaires étrangères du Sénat. Pour elle, les États-Unis doivent continuer à adopter une attitude ferme. « Il faut qu’ils sachent que nous n’approuvons pas ce qui s’est passé en Ukraine et en Crimée, et ce qui se produit en Syrie. Mais nous allons aussi expliquer que nous avons besoin d’aide dans la lutte contre l’EI. »

L’ambassadrice des États-Unis aux Nations unies sortante, Samantha Power, a également déclaré dans son dernier grand discours que les États-Unis aimeraient résoudre les problèmes en concertation avec la Russie. Power a également exprimé ses inquiétudes sur « les actions agressives et déstabilisatrices » de la Russie en Crimée et en Syrie.

« L’attitude de la Russie ne contribue pas au nouvel ordre du monde. Elle démolit le monde existant. Nous devons lutter contre cela. Les forces du fascisme et du communisme sont vaincues, aujourd’hui nous sommes confrontés aux forces de l’autoritarisme et du nihilisme », a-t-elle dit.

« Wait and see »

Ce ne sont pas les seuls bruits qui indiquent que tous les républicains ne sont pas aussi bien disposés vis-à-vis de Trump, qui a déclaré lors de sa première conférence presse de président élu qu’il voyait une bonne relation avec Poutine « plutôt comme un avantage que comme un désavantage ».

Parmi les sénateurs qui soutiennent une loi pour imposer des sanctions supplémentaires à la Russie, il y a cinq républicains influents, dont Marco Rubio et John McCain. Mike Pompeo, nommé nouveau directeur de la CIA par Trump, est connu pour son attitude critique à l’égard de la Russie. Pompeo a déclaré en octobre 2015 que Poutine notamment « souhaite ardemment changer l’avenir géopolitique ».

D’autres républicains du cabinet de Trump n’ont pas l’intention de maintenir les sanctions contre la Russie sans réserve. Reince Priebus, le futur chef de cabinet de Trump, a déclaré lors d’un talk-show américain qu’il ne voulait pas contraindre le gouvernement à garder les mesures. « Wait and see », a-t-il dit.

Rex Tillerson, ministre entrant des Affaires étrangères, se trouve dans le même camp que Priebus. En tant que CEO d’Exxon Mobil, il a travaillé pendant des années avec le gouvernement russe. Selon Business Insider, il a reçu l’Ordre de l’amitié russe de Vladimir Poutine en 2013.

Les électeurs républicains sont de plus en plus en faveur de la Russie, constate Politico. Le site d’informations politiques écrit que les personnes qui votent pour les républicains sont de plus en plus positives vis-à-vis de Poutine. Il se base pour ces affirmations sur une étude de The Economist et YouGov, qui date de décembre 2016. Celle-ci révèle que 35% des électeurs républicains ont une idée positive de Poutine, alors qu’en juin cette part s’élevait encore à 26%.

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