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Les juges de Nice suivent le Conseil d’Etat et invalident l’arrêté anti-burkini de Cannes

Le tribunal administratif de Nice a fait marche arrière mardi et invalidé l’arrêté municipal dit « anti-burkini » de la ville de Cannes, suivant la décision du Conseil d’Etat sur la liberté de porter ce maillot de bain intégral.

« Il n’y a pas trop de surprise et c’est rassurant », a déclaré à l’AFP Me Sefen Guez Guez, l’avocat du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), soulignant que le tribunal administratif avait suivi « mot pour mot » les arguments du Conseil d’Etat « sur les libertés fondamentales » en jeu. « Maintenant j’espère que les autres communes vont retirer leur arrêté », a-t-il ajouté.

C’est chose déjà faite à Roquebrune-Cap-Martin, une autre station balnéaire de la Côte d’Azur, dont le maire a retiré mardi son arrêté « anti-burkini », selon une décision municipale transmise à l’AFP par Me Guez Guez. En annulant mardi l’arrêté de Cannes, dans le cadre d’une procédure lancée avant l’arrêt de la plus haute juridiction administrative, le tribunal administratif de Nice a fait marche arrière: il avait validé mi-août un arrêté similaire de la commune de Villeneuve-Loubet, avant d’être contredit par le Conseil d’Etat.

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