Japan's Prime Minister Shinzo Abe attends a press conference at the 8th trilateral leaders' meeting between China, South Korea and Japan in Chengdu, in southwest China's Sichuan province on December 24, 2019. - China hosted the leaders of squabbling neighbours South Korea and Japan for their first meeting in over a year on December 24, flexing its diplomatic muscle with America's two key military allies in Asia and seeking unity on how to deal with a belligerent North Korea. (Photo by WANG ZHAO / POOL / AFP)

Japon: victoire électorale de la coalition au pouvoir, qui espère poursuivre le travail de Shinzo Abe

Le Vif

La coalition au pouvoir au Japon a conforté sa majorité au Sénat lors d’élections dimanche marquées par l’assassinat deux jours plus tôt de l’ancien Premier ministre Shinzo Abe, pour lequel une veillée funèbre devait se tenir lundi soir à Tokyo.

Ce scrutin sans réel suspense a été largement éclipsé par l’attaque par balles vendredi lors d’un meeting électoral à Nara (ouest) de M. Abe, qui avait quitté le pouvoir en 2020 après avoir battu le record de longévité au poste de Premier ministre du Japon.

La coalition formée par le PLD et son allié le Komeito a remporté une large victoire électorale, s’adjugeant 76 des 125 sièges en jeu dimanche contre 69 avant le scrutin, et contrôle désormais 146 des 248 sièges du Sénat, selon des résultats définitifs.

Avec deux autres partis avec lesquels des alliances sont envisageables sur certains points, le PLD et le Komeito disposent même d’une « super-majorité » des deux tiers du Sénat qui leur permettrait potentiellement d’ouvrir la voie à une révision de la Constitution pacifiste du Japon, dont rêvait Shinzo Abe, ancien leader du PLD.

Protéger le Japon

M. Kishida a déclaré lundi que cette victoire électorale était une chance de « protéger le Japon » et de poursuivre l’action de M. Abe.

Il a aussi dit vouloir s’atteler à « approfondir le débat parlementaire sur la Constitution afin de pouvoir élaborer une proposition d’amendement concrète » en vue d’un référendum, alors que les différents partis divergent sur le contenu d’une éventuelle révision constitutionnelle.

M. Kishida a également promis de poursuivre son action sur les importants sujets que représentent pour le Japon la pandémie de Covid-19, l’invasion russe de l’Ukraine et l’inflation.

Plusieurs élues, un record

La principale force d’opposition, le Parti démocrate constitutionnel (PDC) de centre-gauche, ne s’est assuré que 17 sièges (six de moins qu’avant l’élection).

Trente-cinq femmes ont été par ailleurs élues dimanche, un record pour des élections à la Chambre haute japonaise. Le taux de participation était de 52%, contre 49% lors des précédentes élections sénatoriales en 2019.

La campagne électorale avait notamment été dominée par les hausses de prix dues à la flambée des coûts du pétrole et d’autres matières premières, et des risques concernant l’approvisionnement en électricité du Japon, alors que la canicule qui touche le pays depuis fin juin fait craindre des perturbations du réseau.

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