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Accusé de salir l’armée russe, le jeu vidéo Call of Duty fait scandale

Le Vif

Retrait de la vente et appels au boycott: le dernier opus du célèbre jeu de guerre Call of Duty suscitait mercredi la controverse en Russie, accusé de souiller l’armée russe dans un scénario rappelant fortement la Syrie.

Edité par la société américaine Activision, « Call of Duty: Modern Warfare », sorti vendredi, est le dernier-né d’un des jeux vidéo de tir à la première personne les plus vendus au monde.

Mais depuis la publication de sa bande-annonce en mai, le titre s’est attiré des critiques en Russie de la part de médias d’Etat et d’utilisateurs qui l’accusent de « russophobie ».

En modo « solo », le joueur se retrouve notamment dans la peau d’une enfant, Farah, assistant au meurtre de son père par un soldat russe en Urzikistan, un pays imaginaire du Moyen-Orient.

Après avoir vengé son père, la jeune femme prend la tête d’une rébellion contre l’occupation russe. D’autres scènes du jeu montrent des militaires russes exécutant ou bombardant des civils.

L’univers du jeu rappelle fortement la Syrie, où Moscou a envoyé depuis 2015 ses bombardiers à la rescousse du régime de Bachar al-Assad.

Dès sa sortie, le jeu a reçu une avalanche d’avis négatifs sur le site Metacritic, faisant baisser fortement sa note. De nombreux commentaires, en russe et anglais, l’accusent de « propagande anti-russe ».

Face au scandale, le japonais Sony a décidé la semaine dernière de ne pas proposer le titre à la vente en Russie pour sa console Playstation 4.

Alors que la série Call of Duty a souvent été critiquée pour sa vision héroïque de la guerre à la gloire des armées occidentales, ce dernier épisode a reçu des éloges dans la presse pour avoir choisi de montrer davantage la souffrance des civils.

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