Une Belge mariée à des membres de l’EI écope de 5 ans de prison et perd sa nationalité

Le Vif

Soraya E. (24 ans), une jeune femme originaire de Deurne, un district de la ville d’Anvers, qui a épousé par deux fois un combattant syrien, a été condamnée vendredi en son absence à cinq ans de prison et à une amende de 8.000 euros pour sa participation aux activités de l’État islamique (EI). Le tribunal a également ordonné la révocation de sa nationalité belge et son arrestation immédiate.

Soraya E. s’est unie à Fayssal O. le 13 juin 2014. Elle a fait croire à sa famille qu’ils allaient passer leur lune de miel en Italie, mais en réalité, ils se sont rendus en Syrie, où ils ont rejoint les rangs de l’État islamique. Lorsque sa mère a appris la nouvelle, elle l’a rapportée aux autorités. Elle a déclaré que sa fille avait beaucoup changé avant son départ: elle portait un niqab noir et se levait pour prier le matin.

La jeune femme est néanmoins restée en contact avec les membres de sa famille. C’est ainsi qu’en juin 2015, ils ont appris que Fayssal O. était décédé. Soraya E. était enceinte à ce moment-là et a plus tard donné naissance à une petite fille. En octobre 2015, elle est devenue la troisième épouse d’un combattant syrien originaire des Pays-Bas, dont elle a eu une deuxième fille. Lui aussi serait mort entre-temps.

La cour a conclu qu’il était prouvé que Soraya E. soutenait l’idéologie salafiste djihadiste de l’EI et qu’elle souhaitait contribuer activement au groupe terroriste. « Les compagnes jouent un rôle important au sein de l’EI. Le fait qu’elle ait épousé un djihadiste et qu’elle se soit installée avec lui en Syrie peut être considéré comme une forme de soutien aux activités de l’EI. Soraya E. a aidé son mari à participer à des camps d’entraînement et à se battre au front. Les enfants ont également été formés par l’EI pour devenir des combattants », mentionne le verdict.

Des messages récents de Soraya E. à sa mère indiquent qu’elle réside dans un camp avec une autre épouse de son deuxième mari et leurs enfants après la chute de la dernière enclave de l’organisation terroriste à Baghouz en février 2019.

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