Roulette wheel, computer illustration. © getty images

Le texte visant à restreindre la publicité pour les jeux de hasard sera « retravaillé »

Le Vif

Le projet d’arrêté royal sur la publicité pour les jeux de hasard sera « retravaillé », a assuré vendredi le vice-Premier ministre MR, David Clarinval, à l’issue du comité ministériel restreint.

Les libéraux francophones ont vertement contesté le dispositif mis en place par le ministre de la Justice et vice-Premier ministre Open Vld, Vincent Van Quickenborne, et qui repose sur l’interdiction de la publicité des jeux d’argent. Si plusieurs cabinets ministériels l’ont approuvé, il n’a pas fait l’objet d’une concertation entre les sept partis de la Vivaldi et, sur le fond, il risque de mettre en danger le monde sportif où les sociétés de pari sont des sponsors importants, avait dénoncé le MR.

« À la demande du MR, le projet autour des modalités relatives à la publicité des jeux de hasard sera retravaillé. Mieux lutter contre l’addiction est essentiel. Nous nous inscrivons dans cet objectif. Cela peut se faire sans fragiliser des projets culturels et sportifs », a tweeté vendredi M. Clarinval.

Jeudi, le Premier ministre, Alexander De Croo, a pris la défense d’une interdiction de la publicité pour les paris et jeux d’argent, en rappelant les ravages que l’addiction à ces jeux pouvait provoquer. Il avait toutefois précisé qu’il était « essentiel » que si des questions se posaient dans la majorité, « chacun puisse être entendu ».

De source MR, on indiquait vendredi que les textes seraient envoyés dans leur version actuelle au Conseil d’État et à la Commission européenne mais qu’ils seraient rediscutés à leur retour sur la table du gouvernement, attendu en septembre. Les libéraux francophones entendent toujours obtenir des modifications afin de mieux cibler le dispositif, par exemple en visant les pratiques de hameçonnage du secteur et en investissant davantage dans la prévention. Dans d’autres cercles gouvernementaux, le discours était beaucoup moins affirmatif: les principes ne changent pas, assurait-on.

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