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Le roi Philippe visite le siège de Sciensano en compagnie du ministre de la Santé Frank Vandenbroucke

Le roi Philippe a visité mardi matin avec le ministre de la santé Frank Vandenbroucke (Vooruit) les locaux de l’Institut scientifique fédéral Sciensano situés à Ixelles, en présence du bourgmestre de la commune Christos Doulkeridis (Écolo).

Né en 2018 de la fusion de l’ISP (Institut Scientifique de Santé Publique) et du CERVA (Centre d’Étude et de Recherches Vétérinaires et Agrochimiques), Sciensano exécute depuis lors des activités de recherche et de surveillance dans les domaines de la santé et de l’environnement, en respect du principe « Une seule santé », selon lequel la santé humaine et celle des animaux et la gestion de l’environnement sont intrinsèquement liés.

Le Roi avait déjà visité les lieux en mars 2020, au début de la crise sanitaire liée au COVID-19 en Belgique. « Je crois qu’il faut remercier cette institution qui a joué un rôle crucial pendant la pandémie en termes de surveillance, de collecte et d’analyse des données et en termes d’avis », a relevé Frank Vandenbroucke. « Derrière le porte-parole Steven Van Gucht que tout le monde connaît, il y a des dizaines de scientifiques qui ont travaillé jour et nuit« . Il a estimé que le Roi, par sa visite, exprimait cette gratitude pour le travail essentiel rendu.

« Le travail n’est pas fini pour Sciensano, parce que maintenant il faut réfléchir au type de surveillance à organiser« , a poursuivi le ministre. « C’est un débat qu’il faudra avoir au sein du Comité de concertation ».

Christian Léonard, directeur général de Sciensano, a remarqué que « l’institut a été connu grâce ou à cause de la COVID, mais nous surveillons la grippe aviaire, la peste porcine, l’hépatite, la tuberculose… Nous espérons que les autorités ont compris qu’il faut des moyens pour surveiller et quand on surveille bien, il ne se passe pas grand-chose, ce qui peut paradoxalement donner l’impression que les moyens ne servent à rien ».

La visite a commencé avec une réunion de travail, lors de laquelle la COVID a été mise de côté pour laisser voir plus largement l’ensemble du travail de l’institut. Il y a été question de détection de bactéries ou encore de la vigilance autour de la grippe aviaire. Une expérience pour révéler la présence de salmonelles a ensuite été réalisée dans un laboratoire.

« On est dans des périodes de mutation importantes et un exemple a été donné sur les études relatives aux alternatives du plastique », a rapporté Christos Doulkeridis. « Une telle institution permet d’accompagner les changements et essaie d’analyser de la façon la plus objective possible les évolutions envisagées… C’est donc une institution très importante au niveau belge et on est très fier qu’elle soit située en grande partie à Ixelles ».

Le Roi a signé le livre d’or de Sciensano avant de quitter les lieux.

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