© Hatim Kaghat

Le plus beau panorama du couturier Edouard Vermeulen: la majesté du Mont Kemmel

Thierry Fiorilli
Thierry Fiorilli Journaliste

Six personnalités. Chacune entretient un rapport étroit avec l’altitude. Par son métier, ses défis, son succès, son esprit… Du coup, quel lieu, en Belgique et en hauteur, les émerveille, les élève et les ressource ? Et pourquoi le recommandent-elles ? Cette semaine, Edouard Vermeulen, couturier et Fournisseur de la Cour.

Trente-huit ans qu’il dirige Natan et vingt qu’il habille une bonne partie de la famille royale. Le gotha, donc, Edouard Vermeulen y réside. Quel autre sommet, en Belgique, lui est dès lors cher? « Le mont Kemmel, à cinq kilomètres d’Ypres, où je suis né, dans le plat pays. C’est le point culminant de Flandre-Occidentale. Durant mon enfance, on y allait le dimanche, en montant les 156 mètres à pied ou en voiture. Au sommet, depuis l’Hostellerie du mont Kemmel, la vue s’étend jusqu’en France, Armentières, la plaine du Nord. C’est très vert, avec les clochers flamands ici et là. Aujourd’hui, on a les éoliennes en prime. J’aime ça: avoir le terrain ou la ville à mes pieds, voir les choses se toucher. »

La hauteur est essentielle pour le styliste belge: « Elle induit l’un de mes principes, de vie et professionnels, qui consiste à prendre de la distance, du recul, physique et mental, à injecter de l’espace avant de décider, de créer. Ça permet une vision sur différents plans, un dégagement. Ça donne à comprendre le réel, bien mieux que depuis le sol. Au mont Kemmel, comme en montagne ou face à la mer, j’atteins une forme de sérénité, je respire à fond, de l’air pur, de la bonne énergie, on n’est confronté qu’à du beau, du vaste, du pas étriqué. »

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