Flandre: un audit confirme les problèmes d’inspection et de gestion des crèches

Le Vif

L’audit commandé par le gouvernement flamand sur les processus d’inspection et de gestion des lieux d’accueil de la petite enfance en Flandre, à la suite du drame survenu en février dernier dans une crèche de Mariakerke, confirme des manquements à divers niveaux.

« Les processus concernant les signalements, les plaintes et les traitements sont insuffisamment contrôlés« , selon un communiqué de la ministre CD&V. Mme Crevits avait succédé en mai dernier à Wouter Beke qui, lors de sa démission, s’était dit profondément affecté par le drame de Mariakerke, la mort d’un bébé de six mois violemment secoué le 18 février dernier au sein de la crèche ‘t Sloeberhuisje. Cette affaire, dans laquelle le père de l’exploitante de la crèche a été inculpé, avait jeté une lumière crue sur certains lieux d’accueil d’enfants jugés problématiques.

   L’audit, mené par l’agence gouvernementale Audit Vlaanderen, « met en évidence d’importants points faibles, que j’avais pu constater moi-même ces dernières semaines », commente Mme Crevits. Elle demande à son administration d’élaborer un plan « clair et complet » pour répondre à court terme aux manquements identifiés. Ce plan doit être élaboré indépendamment du travail de la commission d’enquête mise sur pied entre-temps au parlement flamand, et qui doit rendre bientôt son propre rapport final, assorti de recommandations. « Il y a du travail, les défis ne sont pas minces », selon la ministre.

   La crèche de Mariakerke avait fait l’objet de plusieurs dizaines de plaintes de parents. L’audit devait vérifier comment ces plaintes et signalements étaient traités et suivis de manière générale en Flandre. Il pointe du doigt le manque de clarté dans le traitement et le caractère dépassé de certaines dispositions. Le système informatique de suivi des dossiers doit aussi être amélioré pour parvenir à une construction et un suivi des dossiers « uniforme, qualitatif et complet ». Les gestionnaires doivent en outre être mieux accompagnés et soutenus.

   Comme il l’avait été lors des auditions de la commission d’enquête, le manque de coordination entre les agences flamandes en charge de la petite enfance et de l’inspection des soins de santé est lui aussi pointé du doigt dans l’audit. « Il doit y avoir une coordination régulière afin de partager les compétences, avoir une meilleure idée de l’impact des décisions et mieux connaître les besoins », selon le rapport.

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