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Démission de Charles Michel: les principales réactions politiques

Dans la foulée de l’annonce de la démission du gouvernement Michel, les réactions politiques des différents partis ne se font pas attendre.

Le gouvernement a éclaté sous la pression de la N-VA, puis ce soir, de l’Open Vld, a indiqué mardi le président du PS Elio Di Rupo après le tweet envoyée par la présidente des libéraux flamands disant son attachement au budget et au jobsdeal, que le Premier ministre venait de soumettre à la concertation parlementaire.

« A partir de là, la démission devenait inévitable », a réagi M. Di Rupo selon qui, en dépit de l’annonce du dépôt d’une motion de méfiance, l’opposition n’est « en rien responsable » de la démission. « Le Premier ministre est le responsable. Ce n’est pas l’opposition qui a gouverné pendant quatre ans et demi et créé tant de déchirure sociale, surtout dans la partie francophone du pays », a précisé le président du PS. M. Di Rupo n’est pas partisan du tout d’élections anticipées. Le scrutin devrait idéalement se dérouler le 26 mai. « J’imagine que le Roi va consulter », a-t-il conclu.

Comme le PS, le sp.a rejette la responsabilité finale sur l’Open Vld

Comme son homologue PS Elio Di Rupo, le président du sp.a John Crombez rejette la responsabilité finale de la chute du gouvernement Michel sur l’Open Vld. Le tweet de sa présidente Gwendolyn Rutten faisant du budget et du jobsdeal des points d’attention alors que le Premier ministre Charles Michel les avait soumis à la concertation parlementaire a été le coup fatal, a estimé John Crombez.

« Le Premier ministre est venu au parlement avec une liste de mesures demandées depuis des années par le parlement mais l’Open Vld est venu enterrer cette piste », a-t-il indiqué dans l’émission Terzake (VRT). John Crombez s’est dit très étonné par les propos de Charles Michel à la Chambre mardi après-midi. « J’ai suivi cela à distance et j’entendais point par point ce que nous et d’autres partis de l’opposition demandions depuis des années: une baisse de la TVA sur l’électricité, une revalorisation des pensions, c’était une sorte d’aveu d’échec ». Mais tout aussi stupéfiant, l’Open Vld est ensuite venu enterrer l’ouverture du Premier ministre, a analysé le président du sp.a.

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L’opposition socialiste et écologiste voulait un trophée (Clarinval)

« L’opposition socialiste et écologiste voulait un trophée et l’a eu », a estimé mardi soir le chef de groupe MR David Clarinval après l’annonce de la démission du gouvernement Michel.

« Il y a eu un refus de la main tendue alors que le Premier ministre avait été très loin dans des propositions concrètes » de coopération avec le parlement, notamment sur la baisse de TVA sur l’électricité, le pouvoir d’achat, l’accord interprofessionnel, a ajouté M. Clarinval. « On a bien compris durant l’interruption de séance que l’opposition voulait la tête du Premier ministre, cela a été confirmé avec l’annonce du dépôt d’une motion de méfiance ». A présent, le MR n’est pas demandeur d’élections anticipées, a indiqué M. Clarinval. Il appartient au Roi de s’exprimer. Il existe plusieurs pistes dont les affaires courantes, a-t-il ajouté.

Didier Reynders pointe la responsabilité des écologistes

Le vice-premier ministre MR Didier Reynders a pointé mardi soir la responsabilité des écologistes dans la démission du gouvernement Michel.

« On ne s’inscrit pas le matin dans une concertation sur des objectifs climatiques plus ambitieux pour refuser le soir la main tendue du gouvernement en cosignant une motion aux objectifs stupides », a-t-il réagi. Interrogé sur l’éventuelle responsabilité de la présidente de l’Open Vld Gwendolyn Rutten dans la démission du gouvernement, M. Reynders a indiqué ne pas lire tous les tweets. Mme Rutten avait fait connaître dans un tweet l’attachement des libéraux flamands au budget du gouvernement et au jobsdeal que le Premier ministre venait de soumettre à la concertation parlementaire.

L’Open Vld a éteint la lumière et fermé la porte, constate Lutgen

Le Premier ministre, Charles Michel, a été torpillé par ses partenaires de coalition, a souligné mardi le président du cdH, Benoît Lutgen, en faisant allusion au message lancé sur twitter par la présidente de l’Open Vld, Gwendolyn Rutten.

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Peeters regrette la motion de méfiance malgré l’ouverture du Premier ministre

Le vice-premier ministre CD&V Kris Peeters a dit espérer que le gouvernement sera en mesure de traiter un certain nombre de dossiers importants en affaires courantes, comme le Brexit et l’accord interprofessionnel. Le CD&V ne craint pas des élections anticipées, si elles sont organisées, a ajouté M. Peeters dans les couloirs de la Chambre après que le Premier ministre Charles Michel a présenté la démission de son gouvernement au Roi.

La situation est « très grave », selon M. Peeters. Les chances sont grandes que le Brexit n’aboutisse pas sur un accord et cela aurait des conséquences majeures pour notre pays, selon lui. Mais il évoque également les négociations sur l’accord interprofessionnel. « La question est de savoir ce qui peut encore être fait si on se retrouve en affaires courantes. » « Ou bien nous aboutirons à des élections anticipées, ou bien nous serons en affaires courantes », explique M. Peeters. « Je ne crains pas des élections anticipées, mais nous devons examiner dans le calme ce qui est dans l’intérêt des citoyens et des entreprises », souligne-t-il. Le président du CD&V a également réagi sur Twitter: « le Premier se rend chez le Roi. La main tendue au parlement a été refusée. Espérons que certaines personnes réfléchiront pendant ces sombres jours de Noël. Personne n’en sort gagnant. »

DéFI est prêt à participer à des initiatives parlementaires jusqu’au 26 mai

DéFi s’est dit prêt à prêter son concours à des initiatives du parlement qui permettraient de répondre aux demandes des citoyens d’ici aux élections du 26 mai, a indiqué son président, Olivier Maingain, à la suite de la démission du gouvernement Michel.

« Cette chute était inéluctable. L’appel Premier ministre n’a même pas convaincu ses partenaires de gouvernement. Aujourd’hui, le Premier ministre n’a plus la main », a souligné M. Maingain. « L’issue, c’est un gouvernement en affaires courantes jusqu’en mai. Cela n’empêchera pas le parlement d’adopter certaines propositions, notamment en matière de pouvoir d’achat. Je ne ferai pas la politique du pire, je ne chercherai pas à déstabiliser les institutions comme certains ont tenté de le faire », a-t-il ajouté.

Gwendolyn Rutten (Open VLD).
Gwendolyn Rutten (Open VLD).© Belgaimage

Le gouvernement avait décidé de ne pas poursuivre en cas de motion de méfiance (Rutten)

Selon la présidente de l’Open Vld Gwendolyn Rutten, il avait été convenu avec les partenaires du gouvernement minoritaire de ne pas poursuivre l’aventure si une motion de méfiance était annoncée. « Le PS et le sp.a ont déposé cette motion, un signe que vous ne voulez plus discuter », a-t-elle dit.

Mme Rutten a loué l’action du Premier ministre « parce qu’il a essayé jusqu’au dernier moment de maintenir son gouvernement sur pied ». La présidente de l’Open Vld avait envoyé un tweet disant l’attachement des libéraux flamands au budget et au jobsdeal que le Premier ministre venait de soumettre à la concertation parlementaire. L’opposition de centre-gauche y a vu une forme de brouillard jeté sur l’ouverture du Premier ministre. « Il n’a jamais été question de former un nouveau gouvernement », a réagi Gwendolyn Rutten.

La présidente de l’Open Vld a répété mardi soir qu’elle tenait au budget. Selon elle, il y avait un accord au sein du gouvernement pour le faire voter, et ne recourir aux douzièmes provisoires qu’après avoir constaté qu’il n’y avait, le cas échéant, pas de majorité pour le soutenir. La présidente de l’Open Vld regrette que l’agenda socio-économique du gouvernement Michel n’a pas pu être achevé. Elle en veut à la N-VA d’avoir poussé à des élections anticipées. « Lorsque vous mettez le confédéralisme sur la table, vous savez que le MR et l’Open Vld ne peuvent pas suivre ». La patronne des libéraux flamands s’attend à ce que le roi organise des consultations dans les prochains jours.

Démission de Charles Michel: les principales réactions politiques
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« Il ne faut pas avoir peur du jugement de l’électeur » (De Roover)

La N-VA espère qu’on ne se retrouvera pas avec « cinq mois de chaos », a indiqué mardi le chef de groupe à la Chambre Peter De Roover selon qui « il ne faut pas avoir peur du jugement de l’électeur ».

« Il n’y avait visiblement pas de plan B », a constaté le chef de groupe N-VA Peter De Roover dont le parti a quitté il y a dix jours le gouvernement Michel devenu minoritaire. « Tenter un petit virage à gauche n’a visiblement pas convaincu », a-t-il ajouté, assurant ne pas verser dans l’euphorie. Peter De Roover a répété avoir été prêt à soutenir les accords de la coalition suédoise moyennant certaines garanties qui ne sont pas venues. « Si j’entends ce que le Premier ministre a annoncé dans son catalogue, on peut comprendre à quel point nous étions méfiants », a-t-il ajouté. « Nous n’aurions absolument pas pu nous retrouver dans une ouverture à gauche ».

La situation est clarifiée (Nollet)

Le Premier ministre Charles Michel « tournait autour du pot depuis deux ou trois semaines, la situation est clarifiée, il n’avait plus la confiance », a réagi le coprésident d’Ecolo Jean-Marc Nollet.

« A présent, le gouvernement sera en affaires courantes et on pourra avancer sur une série de textes comme on l’a fait mardi matin sur le climat », s’est réjoui M. Nollet. D’autres propositions suivront sur le social, pour augmenter les salaires et les allocations, a-t-il ajouté.

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