Georges-Louis Bouchez © belga

Chèques, réduction des voitures de société…. : pour Georges-Louis Bouchez, « il faut arrêter les brols »

Le Vif

Le président des libéraux francophones, Georges-Louis Bouchez, ne voit pas d’un bon œil certaines des pistes mises sur la table du gouvernement cette semaine par le groupe d’experts « pouvoir d’achat et compétitivité des entreprises », qui doit encore boucler son rapport final.

Sans surprise, la réduction plus rapide des avantages aux voitures de société n’a ainsi pas la cote côté MR, qui se réjouit en revanche qu’on « reparle budget ».

« Réduire les voitures de société, ce n’est pas compliqué. Pour celui qui en a une, cela équivaut à 500 à 1.000 euros par mois de pouvoir d’achat. Si la solution de la BNB c’est de retirer du pouvoir d’achat à des milliers de travailleurs…. Ce n’est pas le moment, je trouve ça absurde », a réagi jeudi matin le libéral au micro de DH Radio.

   Les voitures-salaires, qui bénéficient surtout aux revenus les plus élevés, représentent cependant également un manque à gagner fiscal pour l’Etat, qui est difficile à chiffrer. Une étude VUB-ULB de 2019 avait estimé ce manque à gagner à environ 2,3 milliards d’euros pour l’année 2016, mais sans tenir compte des inévitables changements de comportement qui interviendraient en cas d’abandon total de ce régime.

   La recette martelée par le MR: « baisser l’impôt », en réduisant « le train de vie de l’Etat » (« il y a trop de structures », selon GLB) et en augmentant le taux d’emploi.

   Chèques, réduction des voitures de société…. : « il faut arrêter les brols », lance le Montois, qui s’interroge aussi sur le tarif social élargi (tarif social énergie temporairement élargi à toutes les personnes sous statut BIM). « Cela ressemble à quoi de dire que dans un pays de 11 millions d’habitants, il y en a deux millions qui sont au tarif social? Si on va aussi loin, prenons dans le ‘scope’ l’ensemble de la population », indique-t-il, martelant l’option d’une « récompense des travailleurs » via une baisse d’imposition, une option qui va à contre-courant des recommandations de cibler davantage les ménages dans le besoin pour les aides.

   Au passage, le libéral égratigne le fonctionnement d’un pays à multiples couches décisionnelles: « aujourd’hui, le ministre-président bruxellois a à peine le rôle de notaire, j’ai l’impression (…) Il faut un patron, je crois encore au concept de chef », indique-t-il.

   Le président du MR en a également profité pour distribuer quelques piques aux Verts et à la ministre écologiste de l’Energie Tinne Van der Straeten. Si les négociations avec Engie Electrabel au sujet de la prolongation de certains réacteurs nucléaires après 2025 est prolongée au-delà de juillet, « nous allons prendre des initiatives parlementaires pour faire venir la direction d’Engie Electrabel, prendre des dispositions légales par exemple en matière de prolongation, réquisition si nécessaire, mise en place des taxes ».

   « Il ne faut pas prolonger les négociations; tout est sur la table », assure-t-il enfin, toujours au micro de DH Radio.

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