Tout sur Raoul Hedebouw

Le projet d'accord interprofessionnel entre les partenaires sociaux a réveillé l'antagonisme entre les partis de gauche francophones. Le PS a défendu un modèle de concertation sociale qui mène à des résultats tandis que le PTB a accusé les socialistes de faire passer les "concessions" faites à la droite pour des "victoires".

Georges-Louis Bouchez (MR) et Raoul Hedebouw (PTB) s'attaquent sans cesse: une lutte facile qui leur rapporte à tous les deux. Dans cette triangulation, le PS enrage, lui qui a le plus à perdre. Si les relations entre socialistes et libéraux se tendent, c'est aussi pour cela.

A l'occasion du 1er Mai, le PTB a appelé les "autres partis de gauche" à soutenir une proposition de loi pour libérer les négociations salariales. Du côté du PS, Paul Magnette n'en a pas moins rappelé les acquis et les fondamentaux du PS, égratignant au passage le gouvernement précédent.

Le ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet, a demandé au SPF Mobilité d'étudier la faisabilité d'un système de réservation dans les trains, a-t-il indiqué jeudi à la Chambre en réponse à de nombreuses questions sur les mesures qu'appliquera la SNCB pour éviter un afflux dans les gares et des trains bondés durant le congé de Pâques.

La CSC et la FGTB appellent à la grève nationale, voire à la "télégrève" ce lundi. Les deux syndicats réclament des salaires plus décents pour les travailleurs. Les syndicats ne veulent pas entendre parler d'une norme salariale plafonnée à 0,4% (en plus de l'indexation automatique des salaires) pour les deux prochaines années, une recommandation du Conseil central de l'Economie considérée comme une "aumône" par les organisations de travailleurs.

Aucun des gouvernements qui siègent au comité de concertation n'a demandé vendredi dernier la levée du couvre-feu, a indiqué le Premier ministre, Alexander De Croo, devant la Chambre. La mesure est pourtant contestée par des partis qui se retrouvent dans l'une ou l'autre majorité parlementaire.

Le Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld) a appelé tant les responsables politiques que la population à garder leur sang-froid, à la veille d'un nouveau comité de concertation qui évaluera les mesures sanitaires. "Nous ne pouvons pas céder aujourd'hui aux sirènes de la tentation de prendre des décisions téméraires et irréfléchies", a-t-il déclaré. La perspective d'un déconfinement en avril-mai "n'est pas une perspective vague", a-t-il ajouté.

Report des remboursements de crédits pour petits indépendants, wifi à haut débit pour tous, hausse des salaires de 5 à 6%, revalorisation du salaire minimum, et impôt sur la grande fortune: tels sont les voeux du PTB pour 2021 formulés par le président du PTB Peter Mertens et le porte-parole de la formation d'extrême gauche, Raoul Hedebouw sur le site du parti dimanche matin.

Les attaques des libéraux contre la gauche radicale, au départ des événements américains, font partie d'une stratégie politique. Mais posent, aussi, une question du fond sur le caractère respectable du parti.

Déséquilibrée linguistiquement, timorée sanitairement, tiraillée idéologiquement... L'opposition au nouveau gouvernement Vivaldi marche sur des oeufs. Le PTB devra démontrer sa professionnalisation, le CDH sauver sa tête et DéFI jouer dans la cour des grands avec de petits moyens. Mais tous les trois pourraient en tirer plusieurs avantages.

Le Vif/L'Express a pris connaissance d'un sondage confidentiel commandé par le PTB à l'institut iVox. Il doit servir à baliser la stratégie du parti de gauche radicale dans les prochaines années. Les attentes des électeurs, les atouts et les faiblesses du parti et de ses adversaires y sont établis. Avec beaucoup de questions, mais une certitude: les communistes craignent la popularité de Paul Magnette.