Tout sur Elia

On peut supposer que le nombre de voitures électriques va fortement augmenter dans les années à venir, de même que la demande en électricité et en alimentation électrique, c'est-à-dire l'infrastructure de recharge sous forme de chargeurs rapides le long des axes très fréquentés, de bornes de recharge dans les entreprises et les commerces, et de bornes privées. Les sceptiques prédisent un black-out et pointent d'un doigt accusateur la voiture électrique.

Ce sont bien les centrales au gaz qui pallieront en grande partie la fin du nucléaire d'ici à 2025. La facture annuelle pourrait s'élever à 230 millions d'euros. Si l'hypothèse de maintenir deux réacteurs s'éloigne, certains partis et experts la défendent pourtant âprement. A raison?

D'ici la fin novembre, le gouvernement fédéral doit décider si, oui ou non, la Belgique sortira du nucléaire. Si tel est le cas, ce sont bien les centrales au gaz qui pallieront en grande partie la fin de l'atome d'ici à 2025. La facture annuelle pourrait s'élever à 230 millions d'euros. Si l'hypothèse de maintenir deux réacteurs s'éloigne, certains partis et experts la défendent pourtant âprement. A raison ?

Engie Electrabel compte arrêter tous les investissements liés à la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires. Comment interpréter cette annonce et quel avenir pour l'approvisionnement énergétique en Belgique ? Entretien avec Jan Vande Putte, responsable campagnes nucléaire et énergie chez Greenpeace.

Le gestionnaire du réseau de transport de l'électricité, Elia, a plaidé mercredi à la Chambre pour la mise en oeuvre rapide d'un "mécanisme de rémunération de capacité" (CRM), sans quoi il ne sera pas possible de sortir du nucléaire en 2025. Electrabel a quant à lui averti qu'une éventuelle prolongation de réacteurs devrait être décidée cette année pour être menée à bien dans les délais.

"Il conviendrait d'exiger de l'exploitant qu'il estime le degré de fiabilité de ses centrales dans les années à venir", a affirmé le ministre wallon de l'Energie, Jean-Luc Crucke, interrogé en commission du Parlement de Wallonie sur le risque de black-out qui menace le pays en novembre après l'arrêt inopiné de 2 centrales nucléaires.

Les 750 MW de capacité supplémentaire dégagés mercredi par la ministre fédérale de l'Energie Marie Christine Marghem (MR) ne seront pas suffisants pour contrer le risque de pénurie d'électricité au mois de novembre. Il pourrait encore manquer environ 1.000 MW de capacité pour assurer l'approvisionnement énergétique du pays, d'après les calculs du gestionnaire du réseau de transport d'électricité Elia.

Greenpeace a mené vendredi une action éclair au siège principal de la N-VA à Bruxelles. En reprenant le slogan du parti flamand "Denken. Durven. Doen." ("Penser. Oser. Agir."), l'association lui demande de ne pas repousser encore la sortie du nucléaire.