Une quatrième, cinquième, et sixième dose, comme certains prennent la peine de le rappeler avec cynisme ? L'immunité contre le coronavirus, relativement réduite dans le temps, laisse à penser que les doses de rappel se multiplieront à l'infini. Pas si vite.

En Israël, où l'administration de la quatrième dose a commencé, les résultats sont mitigés. Peu de temps après l'administration de cette quatrième injection, la conclusion des scientifiques est la suivante : le niveau d'anticorps post quatrième dose redescend rapidement au niveau post troisième dose. L'application de ce deuxième booster à l'ensemble de la population, avec le vaccin actuel, est donc loin d'être une évidence scientifique, dans l'attente d'informations supplémentaires.

L'épidémiologiste Yves Coppieters (ULB), sollicité par Le Vif, estime que les vaccins actuels sont de moins en moins adaptés aux souches circulantes. "Le vaccin actuel n'est pas un vaccin qui a été fait pour Omicron. Il a été fait pour la souche de Wuhan et la souche Alpha. Et puis, par bonheur, il a également fonctionné pour les souches Beta, Gamma et Delta. Avec Omicron, il y a une efficacité avec la troisième dose, mais c'est moins évident", observe-t-il.

"Un vaccin universel qui puisse avoir une réponse immunitaire plus complète"

Pour l'expert, "continuer avec des injections de ces vaccins actuels paraît compliqué dans le temps. Obtenir un vaccin universel qui puisse avoir une réponse immunitaire plus complète sur les composantes du virus ou des coronavirus serait évidemment la bonne nouvelle."

Ces vaccins "universels", adaptés à tous types de variants, prendront certainement du temps à arriver sur le marché. "Car il faut que les technologies s'adaptent, il faut trouver des portes d'entrée pour attaquer le virus", commente Yves Coppieters. Les vaccins de deuxième génération arriveront, eux, relativement vite. "Il s'agira de vaccins à ARN messager adaptés à Omicron. Mais pour combien de temps seront-ils d'actualité ? On ne le sait pas", s'interroge l'épidémiologiste.

Au long terme, la clé serait donc l'arrivée des vaccins universels. Sur le court terme, ceux de deuxième génération. "Enchainer les doses de rappel tous les 4 mois est tout à fait probable tant que les nouveaux vaccins n'arrivent pas. Surtout pour les populations fragiles. Dans l'état actuel des choses, on est parti pour un rythme de doses de rappel tous les 3-4-5 mois. Mais je pense que ce sera limité dans le temps, jusqu'à l'arrivée des nouveaux vaccins."

Reste, aussi, l'application ciblée des antiviraux. Qui sont "plus qu'un espoir", selon Coppieters, qui précise : "L'antiviral n'a rien à voir avec la vaccination ; l'antiviral est un traitement, alors que la vaccination est une prévention. L'antiviral ne pourra être administré qu'à des personnes à risques. Son efficacité doit encore être réévaluée face à Omicron, mais il fonctionnait bien face aux autres variants. Ce n'est pas la solution miracle, c'est un outil en plus."

Une quatrième, cinquième, et sixième dose, comme certains prennent la peine de le rappeler avec cynisme ? L'immunité contre le coronavirus, relativement réduite dans le temps, laisse à penser que les doses de rappel se multiplieront à l'infini. Pas si vite. En Israël, où l'administration de la quatrième dose a commencé, les résultats sont mitigés. Peu de temps après l'administration de cette quatrième injection, la conclusion des scientifiques est la suivante : le niveau d'anticorps post quatrième dose redescend rapidement au niveau post troisième dose. L'application de ce deuxième booster à l'ensemble de la population, avec le vaccin actuel, est donc loin d'être une évidence scientifique, dans l'attente d'informations supplémentaires.L'épidémiologiste Yves Coppieters (ULB), sollicité par Le Vif, estime que les vaccins actuels sont de moins en moins adaptés aux souches circulantes. "Le vaccin actuel n'est pas un vaccin qui a été fait pour Omicron. Il a été fait pour la souche de Wuhan et la souche Alpha. Et puis, par bonheur, il a également fonctionné pour les souches Beta, Gamma et Delta. Avec Omicron, il y a une efficacité avec la troisième dose, mais c'est moins évident", observe-t-il. Pour l'expert, "continuer avec des injections de ces vaccins actuels paraît compliqué dans le temps. Obtenir un vaccin universel qui puisse avoir une réponse immunitaire plus complète sur les composantes du virus ou des coronavirus serait évidemment la bonne nouvelle."Ces vaccins "universels", adaptés à tous types de variants, prendront certainement du temps à arriver sur le marché. "Car il faut que les technologies s'adaptent, il faut trouver des portes d'entrée pour attaquer le virus", commente Yves Coppieters. Les vaccins de deuxième génération arriveront, eux, relativement vite. "Il s'agira de vaccins à ARN messager adaptés à Omicron. Mais pour combien de temps seront-ils d'actualité ? On ne le sait pas", s'interroge l'épidémiologiste. Au long terme, la clé serait donc l'arrivée des vaccins universels. Sur le court terme, ceux de deuxième génération. "Enchainer les doses de rappel tous les 4 mois est tout à fait probable tant que les nouveaux vaccins n'arrivent pas. Surtout pour les populations fragiles. Dans l'état actuel des choses, on est parti pour un rythme de doses de rappel tous les 3-4-5 mois. Mais je pense que ce sera limité dans le temps, jusqu'à l'arrivée des nouveaux vaccins."Reste, aussi, l'application ciblée des antiviraux. Qui sont "plus qu'un espoir", selon Coppieters, qui précise : "L'antiviral n'a rien à voir avec la vaccination ; l'antiviral est un traitement, alors que la vaccination est une prévention. L'antiviral ne pourra être administré qu'à des personnes à risques. Son efficacité doit encore être réévaluée face à Omicron, mais il fonctionnait bien face aux autres variants. Ce n'est pas la solution miracle, c'est un outil en plus."