Le vaccin

Le vaccin est la reproduction du virus, mais affaibli, atténué. Il est modifié génétiquement, de manière à ce qu'il puisse être administré au patient. La personne vaccinée sera "malade", mais très faiblement. Pour se défendre contre ce virus atténué, le corps humain va produire des anticorps de façon physiologique. Si le patient rencontre le "vrai" virus par la suite, les anticorps auront une action bouclier contre la maladie.

Le vaccin est toujours administré chez des patients sains, de manière préventive. De cette façon, des anticorps seront produits naturellement par le corps.

Quelle est l'utilité du vaccin dans le cadre du coronavirus?

Actuellement, on ignore si le coronavirus est saisonnier, s'il reviendra sous forme d'autres vagues, ou s'il restera à longueur d'années... Une certitude: le vaccin est intéressant à plus long terme. Dans le mois qui arrive, trouver un vaccin ne servira "à rien". Ce dernier sera utile (voire indispensable) une fois le confinement terminé, afin d'être protégé en cas de retour du coronavirus. Mais, en l'état actuel d'urgence, ce n'est pas le vaccin qui sauvera le plus de vies. C'est une fois déconfiné que la vaccination de la population deviendra primordiale.

Les vaccins contre le coronavirus sont-ils quasiment prêts?

Non, car sortir un vaccin nécéssite énormément de temps et d'étapes de production. Le "contenu" du vaccin contre le coronavirus est déjà imaginé, mais à petite échelle. Il doit d'abord passer les essais cliniques. Une fois que ceux-ci sont réussis, il reste encore de nombreuses étapes avant de le commercialiser. Comme, par exemple, la validation du procédé de production, afin de s'assurer que le produit qui se retrouve en fin de chaîne de production est conforme aux attentes.

Tout cela demande du temps. Vu les circonstances, les procédés sont accélérés par les laboratoires pharmaceutiques. En général, les vaccins sont d'abord testés sur les animaux. Dans l'urgence liée au coronavirus, certaines entreprises contournent cette étape et testent directement sur l'humain.

Il est difficile d'estimer une dacte exacte pour la sortie d'un vaccin fiable. Il serait toutefois étonnant d'en obtenir un avant janvier 2021.

Le procédé de production d'un vaccin nécéssite normalement de nombreuses et longues étapes. Pour la lutte contre le coronavirus, tout est accéléré., iStock
Le procédé de production d'un vaccin nécéssite normalement de nombreuses et longues étapes. Pour la lutte contre le coronavirus, tout est accéléré. © iStock

L'antiviral

Contrairement au vaccin et son action préventive, l'antiviral est un traitement curatif. Il va directement attaquer le virus à la source et le tuer. Un antiviral contre le coronavirus pourrait soigner les patients en quatre ou cinq jours. Pour sauver le plus de vies dans l'urgence actuelle, l'idéal serait donc de trouver un antiviral, afin de traiter directement la maladie.

L'anticorps

Se rapproche de l'action du vaccin. Mais on ne peut pas l'appeler comme tel. Car un vaccin est un virus atténué, grâce auquel la personne fabriquera naturellement des anticorps. L'anticorps, lui, est directement injecté chez le patient. Il est déjà dans la solution et ne doit pas être développé par le corps. A la différence du vaccin, qui est préventif, l'anticorps, à l'instar de l'antiviral, est curatif.

Quelle est l'action de l'anticorps contre le coronavirus?

Les anticorps monoclonaux, actuellement en test dans plusieurs labos, ont pour rôle de diminuer l'inflammation causée par le virus. Comment ? En diminuant ou bloquant l'action des substances inflammatoires secrétées par l'organisme. Quand une personne est contaminée par le coronavirus, une réaction inflammatoire se produit, d'où les symptômes (fièvre, toux, etc...). Les anticorps agiront sur ces symptômes mais pas sur le virus en lui-même, comme l'antiviral le fait.

A quand un anticorps ou un antiviral contre le coronavirus ?

Une arrivée sur le marché devrait être beaucoup plus rapide que pour le vaccin. La plupart des efforts des géants pharma à court terme sont concentrés sur les antiviraux ou les anticorps pour lutter contre le coronavirus.

Peut-on s'attendre à des prix élévés pour ces remèdes? Et à un certain business mis en place par les géants de la pharma?

Pas vraiment, car dans ce contexte de crise sanitaire mondiale, les Etats sont davantage en lien avec les géants pharmaceutiques. Les labos pharma ne sortiront donc pas des médicaments hors de prix. Et ce n'est d'ailleurs pas dans leur intérêt, vu la masse de population énorme concernée. Aussi bien le vaccin que l'antiviral ou l'anticorps seront produits à gros volume.

Le vaccin, dont l'action est immunisante, est à dissocier de l'antiviral, dont l'action est curative., iStock
Le vaccin, dont l'action est immunisante, est à dissocier de l'antiviral, dont l'action est curative. © iStock
Le vaccin est la reproduction du virus, mais affaibli, atténué. Il est modifié génétiquement, de manière à ce qu'il puisse être administré au patient. La personne vaccinée sera "malade", mais très faiblement. Pour se défendre contre ce virus atténué, le corps humain va produire des anticorps de façon physiologique. Si le patient rencontre le "vrai" virus par la suite, les anticorps auront une action bouclier contre la maladie. Le vaccin est toujours administré chez des patients sains, de manière préventive. De cette façon, des anticorps seront produits naturellement par le corps. Quelle est l'utilité du vaccin dans le cadre du coronavirus?Actuellement, on ignore si le coronavirus est saisonnier, s'il reviendra sous forme d'autres vagues, ou s'il restera à longueur d'années... Une certitude: le vaccin est intéressant à plus long terme. Dans le mois qui arrive, trouver un vaccin ne servira "à rien". Ce dernier sera utile (voire indispensable) une fois le confinement terminé, afin d'être protégé en cas de retour du coronavirus. Mais, en l'état actuel d'urgence, ce n'est pas le vaccin qui sauvera le plus de vies. C'est une fois déconfiné que la vaccination de la population deviendra primordiale. Les vaccins contre le coronavirus sont-ils quasiment prêts?Non, car sortir un vaccin nécéssite énormément de temps et d'étapes de production. Le "contenu" du vaccin contre le coronavirus est déjà imaginé, mais à petite échelle. Il doit d'abord passer les essais cliniques. Une fois que ceux-ci sont réussis, il reste encore de nombreuses étapes avant de le commercialiser. Comme, par exemple, la validation du procédé de production, afin de s'assurer que le produit qui se retrouve en fin de chaîne de production est conforme aux attentes.Tout cela demande du temps. Vu les circonstances, les procédés sont accélérés par les laboratoires pharmaceutiques. En général, les vaccins sont d'abord testés sur les animaux. Dans l'urgence liée au coronavirus, certaines entreprises contournent cette étape et testent directement sur l'humain. Il est difficile d'estimer une dacte exacte pour la sortie d'un vaccin fiable. Il serait toutefois étonnant d'en obtenir un avant janvier 2021. Contrairement au vaccin et son action préventive, l'antiviral est un traitement curatif. Il va directement attaquer le virus à la source et le tuer. Un antiviral contre le coronavirus pourrait soigner les patients en quatre ou cinq jours. Pour sauver le plus de vies dans l'urgence actuelle, l'idéal serait donc de trouver un antiviral, afin de traiter directement la maladie. Se rapproche de l'action du vaccin. Mais on ne peut pas l'appeler comme tel. Car un vaccin est un virus atténué, grâce auquel la personne fabriquera naturellement des anticorps. L'anticorps, lui, est directement injecté chez le patient. Il est déjà dans la solution et ne doit pas être développé par le corps. A la différence du vaccin, qui est préventif, l'anticorps, à l'instar de l'antiviral, est curatif.Quelle est l'action de l'anticorps contre le coronavirus?Les anticorps monoclonaux, actuellement en test dans plusieurs labos, ont pour rôle de diminuer l'inflammation causée par le virus. Comment ? En diminuant ou bloquant l'action des substances inflammatoires secrétées par l'organisme. Quand une personne est contaminée par le coronavirus, une réaction inflammatoire se produit, d'où les symptômes (fièvre, toux, etc...). Les anticorps agiront sur ces symptômes mais pas sur le virus en lui-même, comme l'antiviral le fait. A quand un anticorps ou un antiviral contre le coronavirus ?Une arrivée sur le marché devrait être beaucoup plus rapide que pour le vaccin. La plupart des efforts des géants pharma à court terme sont concentrés sur les antiviraux ou les anticorps pour lutter contre le coronavirus. Peut-on s'attendre à des prix élévés pour ces remèdes? Et à un certain business mis en place par les géants de la pharma? Pas vraiment, car dans ce contexte de crise sanitaire mondiale, les Etats sont davantage en lien avec les géants pharmaceutiques. Les labos pharma ne sortiront donc pas des médicaments hors de prix. Et ce n'est d'ailleurs pas dans leur intérêt, vu la masse de population énorme concernée. Aussi bien le vaccin que l'antiviral ou l'anticorps seront produits à gros volume.