Le tocilizumab est le deuxième médicament recommandé par l'OMS pour le traitement du covid après la recommandation de la dexaméthasone en septembre 2020. Il appartient à la classe des médicaments appelés anticorps monoclonaux et est utilisé à l'origine comme traitement de la polyarthrite rhumatoïde. Commercialisé en Europe sous le nom de RoActemra, cet anti-inflammatoire pourrait jouer un rôle dans le traitement des formes sévères du covid.
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Le tocilizumab est le deuxième médicament recommandé par l'OMS pour le traitement du covid après la recommandation de la dexaméthasone en septembre 2020. Il appartient à la classe des médicaments appelés anticorps monoclonaux et est utilisé à l'origine comme traitement de la polyarthrite rhumatoïde. Commercialisé en Europe sous le nom de RoActemra, cet anti-inflammatoire pourrait jouer un rôle dans le traitement des formes sévères du covid.Et pour cause : il inhibe la transmission du signal de l'interleukine 6, une hormone pro-inflammatoire du système immunitaire produite par de nombreuses cellules. Il pourrait donc atténuer les effets liés notamment à "l'orage cytokinique", une surréaction du système immunitaire observée chez certains patients."Chez les patients atteints d'une forme grave ou critique du Covid-19, l'administration de ce médicament réduit de 13% le risque de décès par comparaison avec les traitements standard ", a déclaré l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui recommande l'usage de ce traitement pour lutter contre le covid depuis juillet dernier.Mais alors que l'Agence européenne du médicament (EMA) annonçait mi-août démarrer l'évaluation de ce traitement prometteur - commercialisé par Roche -, le laboratoire suisse annonce que les stocks du RoActemra sont mis à rude épreuve par une demande en forte croissance. Le tocilizumab pourrait donc se faire rare d'ici la fin de l'année.L'Agence Fédérale belge des Médicaments et des produits de Santé (AFMPS) confirme que des problèmes de livraison pourraient se poser jusqu'à fin décembre 2021. Le tocilizumab est pourtant utilisé dans les hôpitaux belges depuis début juillet. L'AFMPS a dès lors formulé des recommandations que les pharmaciens (hospitaliers), les médecins généralistes et spécialistes doivent suivre en attendant que le médicament RoActemra soit à nouveau disponible en quantité suffisante.Priorité donc à certains traitements. "On pense qu'on va pouvoir l'utiliser pour la dernière fois cette semaine dans le covid", détaille Nicolas Dauby, spécialiste en maladies infectieuses au CHU Saint-Pierre, interrogé par RTL. Une décision qui inquiète les professionnels de la santé. "On n'avait pas beaucoup d'armes pour traiter les patients Covid en soins intensifs donc inévitablement la qualité des soins va diminuer", ajoute le spécialiste du CHU Saint-Pierre.La situation devrait être évaluée dans les prochains jours.