"Sur cent individus qui refusaient totalement de se faire vacciner, 43 le sont à l'heure qu'il est", précise Vincent Yzerby, professeur de psychologie sociale à l'UCLouvain et membre du groupe d'experts Psychologie et Corona. "Parmi les personnes très convaincues dès le départ, aucune n'a refusé la vaccination. Une fois décidées, il ne semble pas y avoir de retour en arrière".

Par ailleurs, chez les jeunes de moins de 35 ans interrogés, 82 % sont soit déjà vaccinés, soit tout à fait disposés à le faire. Si l'absence de motivation à se faire vacciner est susceptible d'évoluer dans le temps, tout l'enjeu est de déterminer ce qui fait basculer les hésitants.

Au terme d'un questionnaire soumis à 4.300 répondants, trois stratégies de motivation font l'unanimité : la fourniture d'informations ciblées, la conversation en tête-à-tête avec un prestataire de soins de santé et la possibilité de se faire vacciner par son médecin traitant.

La Belgique bat des records ! Nous avons atteint les 10 millions de doses administrés.

"Pour le reste, il y a un décalage entre ce que les convaincus et les hésitants pensent", pointe le psychologue de la santé, Olivier Luminet. Les stratégies de motivation valorisées par les vaccinés sont généralement celles que les hésitants rejettent en bloc. Les hésitants demandent par exemple de la patience pour prendre une décision.

Les vaccinés, eux, souhaitent augmenter la pression. Ils sont 56 % à vouloir rendre la vaccination obligatoire. La culpabilisation, stratégie plébiscitée par 78 % des convaincus, n'est approuvée que par 10 % des hésitants. "Or", poursuit le professeur de l'UCLouvain, "l'objectif n'est pas de convaincre ceux qui le sont déjà. Il faut plutôt donner la parole aux hésitants et aux réfractaires. C'est d'ailleurs le problème des politiques actuelles. Ce sont majoritairement des personnes vaccinées qui guident la stratégie vaccinale?"

La Belgique est le pays qui vaccine le plus vite par jour

A l'issue de leur enquête, les chercheurs recommandent d'apporter des clés aux professionnels de la santé afin qu'ils adoptent le style de conversation adéquat en présence de leurs patients.

Un taux de participation important

Sabine Stordeur, responsable opération et logistique de la vaccination anti-covid était au micro de La Première. Pour elle, il y a de moins en moins de personnes réticentes. Elle explique cela par le taux de participation important: "90% des personnes à risque se sont faites vacciner. Les jeunes répondent de manière positive à la vaccination".

La présidente de la taskforce "vaccination" explique que la Belgique est en avance sur son objectif de départ: "on bat des records. Nous avons atteint les 10 millions de doses administrés. Nous avons dépassé le Danemark et la Finlance. la Belgique est le pays qui vaccine le plus vite par jour et pour cela, il faut féliciter les régions, les centres de vaccination et les citoyens qui se précipitent en nombre vers les centres". Et d'ajouter: "avec l'arrivée du variant Delta, il a fallu accélérer la campagne de vaccination. Cette adaptation de la campagne est importante en marge de l'été."

Johnson Johson, c'est reparti

Alors que le vaccin Johnson Johnson avait été déconseillé pour les personnes âgées en dessous de 41 ans, il est désormais administré sur base volontaire à ce public en région bruxelloise.

Les citoyens se précipitent en nombre vers les centres de vaccination

Selon Sabine Stordeur, "il y a toujours un équilibre à trouver entre les bénéfices et les risques" et affirme que les bénéfices sont plus importants que les risques. Selon la présidente de la taskforce Vaccination, il faut informer les citoyens sur les différents vaccins afin qu'il choississe un vaccin plutôt qu'un autre.

Le bout du tunnel pour AstraZeneca?

Alors que certains se précipitent pour avoir le vaccin unidose Johnson Johnson, d'autres attendent toujours leur deuxième dose d'AstraZeneca. Si l'intervalle entre les deux doses est passé de 12 à 8 semaines depuis le 21 mai, des citoyens attendent depuis longtemps. Sabine Stordeur tente de rassurer: lLa première dose d'AstraZeneca donne une première bonne protection. Nous attendons une livraison pour le 29 juin et mettons tout en oeuvre pour que toutes les personnes qui doivent attendre 12 semaines entre les deux doses n'en attendent plus que 8".

"Sur cent individus qui refusaient totalement de se faire vacciner, 43 le sont à l'heure qu'il est", précise Vincent Yzerby, professeur de psychologie sociale à l'UCLouvain et membre du groupe d'experts Psychologie et Corona. "Parmi les personnes très convaincues dès le départ, aucune n'a refusé la vaccination. Une fois décidées, il ne semble pas y avoir de retour en arrière". Par ailleurs, chez les jeunes de moins de 35 ans interrogés, 82 % sont soit déjà vaccinés, soit tout à fait disposés à le faire. Si l'absence de motivation à se faire vacciner est susceptible d'évoluer dans le temps, tout l'enjeu est de déterminer ce qui fait basculer les hésitants. Au terme d'un questionnaire soumis à 4.300 répondants, trois stratégies de motivation font l'unanimité : la fourniture d'informations ciblées, la conversation en tête-à-tête avec un prestataire de soins de santé et la possibilité de se faire vacciner par son médecin traitant. "Pour le reste, il y a un décalage entre ce que les convaincus et les hésitants pensent", pointe le psychologue de la santé, Olivier Luminet. Les stratégies de motivation valorisées par les vaccinés sont généralement celles que les hésitants rejettent en bloc. Les hésitants demandent par exemple de la patience pour prendre une décision. Les vaccinés, eux, souhaitent augmenter la pression. Ils sont 56 % à vouloir rendre la vaccination obligatoire. La culpabilisation, stratégie plébiscitée par 78 % des convaincus, n'est approuvée que par 10 % des hésitants. "Or", poursuit le professeur de l'UCLouvain, "l'objectif n'est pas de convaincre ceux qui le sont déjà. Il faut plutôt donner la parole aux hésitants et aux réfractaires. C'est d'ailleurs le problème des politiques actuelles. Ce sont majoritairement des personnes vaccinées qui guident la stratégie vaccinale?" A l'issue de leur enquête, les chercheurs recommandent d'apporter des clés aux professionnels de la santé afin qu'ils adoptent le style de conversation adéquat en présence de leurs patients.Sabine Stordeur, responsable opération et logistique de la vaccination anti-covid était au micro de La Première. Pour elle, il y a de moins en moins de personnes réticentes. Elle explique cela par le taux de participation important: "90% des personnes à risque se sont faites vacciner. Les jeunes répondent de manière positive à la vaccination". La présidente de la taskforce "vaccination" explique que la Belgique est en avance sur son objectif de départ: "on bat des records. Nous avons atteint les 10 millions de doses administrés. Nous avons dépassé le Danemark et la Finlance. la Belgique est le pays qui vaccine le plus vite par jour et pour cela, il faut féliciter les régions, les centres de vaccination et les citoyens qui se précipitent en nombre vers les centres". Et d'ajouter: "avec l'arrivée du variant Delta, il a fallu accélérer la campagne de vaccination. Cette adaptation de la campagne est importante en marge de l'été."Alors que le vaccin Johnson Johnson avait été déconseillé pour les personnes âgées en dessous de 41 ans, il est désormais administré sur base volontaire à ce public en région bruxelloise. Selon Sabine Stordeur, "il y a toujours un équilibre à trouver entre les bénéfices et les risques" et affirme que les bénéfices sont plus importants que les risques. Selon la présidente de la taskforce Vaccination, il faut informer les citoyens sur les différents vaccins afin qu'il choississe un vaccin plutôt qu'un autre. Alors que certains se précipitent pour avoir le vaccin unidose Johnson Johnson, d'autres attendent toujours leur deuxième dose d'AstraZeneca. Si l'intervalle entre les deux doses est passé de 12 à 8 semaines depuis le 21 mai, des citoyens attendent depuis longtemps. Sabine Stordeur tente de rassurer: lLa première dose d'AstraZeneca donne une première bonne protection. Nous attendons une livraison pour le 29 juin et mettons tout en oeuvre pour que toutes les personnes qui doivent attendre 12 semaines entre les deux doses n'en attendent plus que 8".