La province du Brabant wallon fait office de meilleure élève en Belgique, à ce jour: elle vient de réduire à 0 le nombre de patients covid en soins intensifs dans ses hôpitaux. Quant aux hospitalisations 'normales', on n'en dénombre plus que 4 dans la province.
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La province du Brabant wallon fait office de meilleure élève en Belgique, à ce jour: elle vient de réduire à 0 le nombre de patients covid en soins intensifs dans ses hôpitaux. Quant aux hospitalisations 'normales', on n'en dénombre plus que 4 dans la province.La province de Luxembourg (1) et du Limbourg (3) sont également proches du 0 en soins intensifs. Bruxelles et le Hainaut sont en queue de peloton avec respectivement 52 et 43 patients covid encore en USI.Contacté par Le Vif, Yves Van Laethem se réjouit de cette baisse significative de patients covid en soins intensifs."Il n'y plus un gros volume de soins intensifs, au total. J'étais aussi frappé de voir le chiffre 0 en Brabant Wallon", nous concède-t-il. Pourquoi le Brabant Wallon arrive-t-il à ce chiffre de 0 avant une autre province? "C'est plus un hasard qu'autre chose", selon le porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus. "Mais il faut tout même rappeler qu'il y a très peu de lits en soins intensifs disponibles à la base."Pour la Belgique, le taux d'occupation en USI est désormais très bas. "Le taux d'occupation global pour le pays est de 9%. Donc on fluctue entre 0% pour le Brabant Wallon, et 20% pour le Hainaut ou Bruxelles. Soyons honnêtes, c'est devenu très peu. C'est une vraie bonne nouvelle", nous glisse Yves Van Laethem.Les regards se portent désormais vers l'évolution du variant Delta, qui inquiète les experts. "Ce qu'on espère surtout, c'est que ça ne remonte pas avec le variant Delta, souligne Yves Van Laethem. Les experts sont quasi certains qu'on devrait avoir une ré-augmentation du nombre de cas, par une transmission plus importante." Mais pas de quoi paniquer pour autant: "Il y aura peu d'impact sur les soins intensifs, souligne le porte-parole. Maintenant, ils sont bien vidés, mais si ça devait reprendre, ce ne sera pas comme les vagues qu'on a connues. Ils pourraient se remplir un peu sans qu'on doive arrêter le reste des activités. Le but est de mainteir des seuils 'managables', et de rester dans des fluctuations légères."Peut-on dès lors crier victoire pour les hôpitaux? "C'est un peu trop tôt, car ce n'est pas impossible qu'il leur arrive encore un petit quelque chose. Mais il est très peu probable que les hôpitaux se retrouvent à nouveau dans une situation sensible. Ils ont 'payé' trois vagues, avec beaucoup de soins intensifs : on ne devrait plus connaître ce genre de situation", rassure Yves Van Laethem.La baisse des hospitalisations est désormais constante dans notre pays. Yves Van Laethem y voit une explication dans le parfait timing entre l'arrivée de l'été et l'accélération de la vaccination: "Tout est bien tombé : on pouvait avoir nos meilleures armes au meilleur moment. La vaccination et l'été : ce sont deux atouts importants. C'est un avantage d'avoir ces deux choses-là en même temps, pour 'frapper' le virus de plusieurs côtés à la fois." Quant à la propagation du variant delta, le virologue y est attentif, mais reste serein : "Plusieurs experts sont préoccupés depuis quelques semaines. Le risque n'est pas de reprendre une grande vague, mais un petit coup sur notre canoë", vulgarise-t-il. "L'objectif est d'éviter que ce petit coup ne soit trop important. Mais personne ne craint un nouveau renversement du système hospitalier. On arrive maintenant à des taux de vaccination qui sont très convenables."Avant de souligner le très bon ciblage de la vaccination en Belgique, par rapport à d'autres pays européens. "On a parfaitement bien vacciné les personnes âgées et les personnes victimes de comorbidités. Beaucoup d'autres pays n'ont pas un aussi bon recensement des comorbidités qu'en Belgique. Nous avons donc une très bonne protection des personnes vraiment fragiles, plus grande que la vaccination générale par tranches d'âge. Ce qui nous gêne encore, c'est cette deuxième dose encore trop tardive, pour laquelle on espère raccourcir le délai", conclut-il.