La victime est un homme de 50 ans qui s'était rendu le 8 janvier dans la ville de Wuhan, le foyer de l'épidémie, et était tombé malade, avec de la fièvre, après être revenu à Pékin sept jours plus tard, a annoncé le comité à la Santé de la capitale. L'homme a succombé lundi à une défaillance respiratoire.

Des plus de 2700 cas recensés jusqu'à présent, 80 l'ont été dans la capitale chinoise, qui compte 20 millions d'habitants.

Les autorités chinoises ont décrété toute une série de restrictions aux déplacements sur l'ensemble du territoire pour tenter d'enrayer la propagation de l'épidémie.

A Wuhan, berceau de l'épidémie, la métropole de 11 millions d'habitants est coupée du monde depuis jeudi. La plupart des commerces sont fermés et la circulation interdite aux véhicules non essentiels.

Pékin a pour sa part interrompu les services de bus longue distance partant de la capitale ou s'y rendant.

L'OMS corrige son évaluation de la menace qui passe à "élevée" à l'international

L'OMS a corrigé lundi son évaluation de la menace liée au virus apparu en Chine, la qualifiant d'"élevée" à l'international et non plus de "modérée", admettant avoir fait une "erreur de formulation" dans ses précédents rapports.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait auparavant annoncé que le risque était "très élevé en Chine, élevé au niveau régional et modéré au niveau international". "Il s'agissait d'une erreur de formulation et nous l'avons corrigée", a expliqué à l'AFP une porte-parole de cette organisation dont le siège à Genève.

"Cela ne veut absolument pas dire que nous avons changé notre évaluation du risque, mais cette erreur s'est glissée" dans les rapports de situation, a-t-elle ajouté.

L'OMS a rendu publics six rapports de situation depuis le début de la crise.

A partir de son troisième, le 23 janvier, elle a établi une évaluation du risque.

Dans son sixième rapport de situation, diffusé dans la nuit de dimanche à lundi, l'OMS a corrigé son analyse, assurant que son "évaluation du risque (...) n'a pas changé (...) : très élevé en Chine, élevé au niveau régional et élevé au niveau mondial".

"Il s'agissait d'une erreur de formulation dans les rapports de situation des 23, 24 et 25 janvier et nous l'avons corrigée", a expliqué à l'AFP une porte-parole de l'organisation.

Cette correction ne change pas le fait que l'OMS ne considère pas que l'épidémie constitue une "urgence de santé publique de portée internationale".

L'OMS n'a jusqu'ici utilisé ce terme que pour de rares cas d'épidémies requérant une réaction mondiale vigoureuse, dont la grippe porcine H1N1 en 2009, le virus Zika en 2016 et la fièvre Ebola, qui a ravagé une partie de l'Afrique de l'Ouest de 2014 à 2016 et la République démocratique du Congo depuis 2018.

Faisant partie de la famille des coronavirus (comme le Sras), le virus 2019-nCoV provoque des symptômes grippaux chez les personnes contaminées, pouvant aller jusqu'à des syndromes respiratoires sévères. Il a provoqué la mort d'au moins 81 personnes et infecté plus de 2.700 autres en Chine depuis son apparition fin décembre, avant de se répandre jusqu'en Europe et aux Etats-Unis.

A l'époque du Sras (2002-2003), l'OMS avait vivement critiqué Pékin pour avoir tardé à donner l'alerte et tenté de dissimuler l'ampleur de l'épidémie.

L'Organisation mondiale de la santé a elle aussi été vivement critiquée ces dernières années. Jugée trop alarmiste pendant l'épidémie du virus H1N1 en 2009, elle avait par la suite été accusée, au moment de la terrible épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest (2014), de ne pas avoir mesuré l'ampleur de la crise avant qu'elle ne s'amplifie.

Les pays et territoires touchés

Voici la liste des pays et territoires qui ont annoncé des cas de maladie due au coronavirus de la famille du Sras depuis sa propagation en décembre à partir de la ville chinoise de Wuhan, où il a fait son apparition en décembre.

CHINE: 2.744 cas confirmés.

Quelque 2.744 personnes ont été contaminées en Chine, où 82 malades sont morts, selon le dernier bilan officiel lundi.

La quasi-totalité des 82 morts sont intervenues dans la région de Hubei, épicentre de la contagion, mais les autorités ont confirmé lundi cinq morts ailleurs, dont un dans la capitale Pékin.

Six cas ont été enregistrés dans la région autonome de Hong Kong. Plusieurs de ces personnes ont séjourné à Wuhan.

Cinq cas ont été signalés dans la région autonome de Macao. Le premier a été annoncé le 22 janvier. Il s'agit d'une femme d'affaires de 52 ans arrivée trois jours plus tôt en train de la ville voisine chinoise de Zhuhai.

THAÏLANDE: Huit cas.

Ce sont tous des Chinois, à part une Thaïlandaise de 73 ans qui avait séjourné à Wuhan.

ETATS-UNIS: Cinq cas.

Les cinq personnes contaminées par le virus se trouvent en Californie, dans l'Arizona, l'Illinois et l'Etat de Washington. Elles ont toutes "directement voyagé à Wuhan", selon les autorités.

AUSTRALIE: Cinq cas.

Le 5e cas (un homme de 21 ans arrivé à Sydney directement de Wuhan) a été signalé lundi. Le premier malade est un homme arrivé de Wuhan à Melbourne une semaine auparavant. Les trois autres ont également récemment séjourné en Chine.

MALAISIE: Quatre cas.

Ils concernent quatre Chinois de Wuhan venus passer des vacances en Malaisie. Parmi eux, une femme de 66 ans et deux jeunes garçons arrivés deux jours plus tôt via Singapour ainsi qu'un homme de 40 ans entré dans le pays à bord d'un autocar avec un groupe de touristes chinois.

SINGAPOUR: Quatre cas.

Le premier a été annoncé le 23 janvier : un homme de 66 ans arrivé de Wuhan trois jours plus tôt. Son fils de 37 ans, qui l'accompagnait, a aussi été testé positif. Tout comme une habitante de Wuhan âgée de 52 ans arrivée le 21 janvier. Le dernier cas a été annoncé dimanche, il s'agit d'un homme de 36 ans arrivé mercredi.

TAÏWAN: Cinq cas.

Le premier est celui d'une femme d'une cinquantaine d'années arrivée le 20 janvier en provenance de Wuhan, où elle habite.

JAPON: Quatre cas.

Le premier est celui d'un trentenaire qui a dû être hospitalisé le 10 janvier après être rentré quelques jours plus tôt d'un séjour à Wuhan.

Trois habitants de cette ville chinoise ont également été testés positifs.

COREE DU SUD: Quatre cas.

Le premier est celui d'une Chinoise de 35 ans arrivée en avion à Séoul le 19 janvier en provenance de Wuhan. Deux cinquantenaires qui travaillaient dans cette ville du centre de la Chine ont aussi été testés positifs. Le 4e cas est un Coréen de 55 ans rentré de Wuhan le 20 janvier.

FRANCE: Trois cas.

Ce sont les premiers en Europe. Ils ont été confirmés le 24 janvier, l'un à Bordeaux (sud-ouest), les deux autres à Paris. Les trois malades avaient récemment voyagé en Chine.

VIETNAM: Deux cas.

Il s'agit de deux Chinois, un homme arrivé au Vietnam le 13 janvier en provenance de Wuhan et son fils habitant à Ho Chi Minh-Ville, qu'il a ensuite contaminé, ont annoncé le 23 janvier les autorités.

NEPAL: Un cas.

Il a été a été annoncé le 24 janvier. Il s'agit d'un homme de 32 ans de retour le 9 janvier de Wuhan.

CANADA: Un cas.

Un premier cas a été confirmé lundi à Toronto chez un homme qui aurait également infecté son épouse.

CAMBODGE: Un cas.

Le premier cas a été signalé lundi: une femme de 60 ans en provenance de Wuhan.

SRI LANKA: Un cas.

Le premier cas dans l'île a été confirmé lundi : une touriste chinoise de 43 ans arrivée en provennace de la province de Hubei, qui a été hospitalisée.

La victime est un homme de 50 ans qui s'était rendu le 8 janvier dans la ville de Wuhan, le foyer de l'épidémie, et était tombé malade, avec de la fièvre, après être revenu à Pékin sept jours plus tard, a annoncé le comité à la Santé de la capitale. L'homme a succombé lundi à une défaillance respiratoire.Des plus de 2700 cas recensés jusqu'à présent, 80 l'ont été dans la capitale chinoise, qui compte 20 millions d'habitants.Les autorités chinoises ont décrété toute une série de restrictions aux déplacements sur l'ensemble du territoire pour tenter d'enrayer la propagation de l'épidémie.A Wuhan, berceau de l'épidémie, la métropole de 11 millions d'habitants est coupée du monde depuis jeudi. La plupart des commerces sont fermés et la circulation interdite aux véhicules non essentiels.Pékin a pour sa part interrompu les services de bus longue distance partant de la capitale ou s'y rendant.L'OMS a corrigé lundi son évaluation de la menace liée au virus apparu en Chine, la qualifiant d'"élevée" à l'international et non plus de "modérée", admettant avoir fait une "erreur de formulation" dans ses précédents rapports.L'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait auparavant annoncé que le risque était "très élevé en Chine, élevé au niveau régional et modéré au niveau international". "Il s'agissait d'une erreur de formulation et nous l'avons corrigée", a expliqué à l'AFP une porte-parole de cette organisation dont le siège à Genève. "Cela ne veut absolument pas dire que nous avons changé notre évaluation du risque, mais cette erreur s'est glissée" dans les rapports de situation, a-t-elle ajouté. L'OMS a rendu publics six rapports de situation depuis le début de la crise. A partir de son troisième, le 23 janvier, elle a établi une évaluation du risque. Dans son sixième rapport de situation, diffusé dans la nuit de dimanche à lundi, l'OMS a corrigé son analyse, assurant que son "évaluation du risque (...) n'a pas changé (...) : très élevé en Chine, élevé au niveau régional et élevé au niveau mondial". "Il s'agissait d'une erreur de formulation dans les rapports de situation des 23, 24 et 25 janvier et nous l'avons corrigée", a expliqué à l'AFP une porte-parole de l'organisation. Cette correction ne change pas le fait que l'OMS ne considère pas que l'épidémie constitue une "urgence de santé publique de portée internationale". L'OMS n'a jusqu'ici utilisé ce terme que pour de rares cas d'épidémies requérant une réaction mondiale vigoureuse, dont la grippe porcine H1N1 en 2009, le virus Zika en 2016 et la fièvre Ebola, qui a ravagé une partie de l'Afrique de l'Ouest de 2014 à 2016 et la République démocratique du Congo depuis 2018. Faisant partie de la famille des coronavirus (comme le Sras), le virus 2019-nCoV provoque des symptômes grippaux chez les personnes contaminées, pouvant aller jusqu'à des syndromes respiratoires sévères. Il a provoqué la mort d'au moins 81 personnes et infecté plus de 2.700 autres en Chine depuis son apparition fin décembre, avant de se répandre jusqu'en Europe et aux Etats-Unis. A l'époque du Sras (2002-2003), l'OMS avait vivement critiqué Pékin pour avoir tardé à donner l'alerte et tenté de dissimuler l'ampleur de l'épidémie. L'Organisation mondiale de la santé a elle aussi été vivement critiquée ces dernières années. Jugée trop alarmiste pendant l'épidémie du virus H1N1 en 2009, elle avait par la suite été accusée, au moment de la terrible épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest (2014), de ne pas avoir mesuré l'ampleur de la crise avant qu'elle ne s'amplifie.