" L'avenir du secteur automobile va bien au-delà de la mobilité ", avance Jean-Marc Ponteville, Press & Public Relations Manager chez D'Ieteren, l'importateur de Volkswagen en Belgique. Cette déclaration souligne le cap qu'entend prendre le constructeur automobile allemand et explique pourquoi il dévoilera une série de nouveautés dans les mois et les années à venir.

L'objectif est clair : Volkswagen entend distribuer 22 millions de véhicules électriques en 10 ans. À cet égard, il ne commercialisera pas moins de 70 nouveaux modèles pendant cette décennie. La Famille ID., une gamme de modèles 100% électriques que le constructeur déploiera ces prochaines années, y occupera une place centrale.

ID.3

Le premier modèle est l'ID.3, un véhicule compact qui sortira des chaînes dès la fin de l'année. Cette voiture regroupe déjà bon nombre d'éléments qui constituent, selon Volkswagen, la voiture de demain. " Les véhicules électriques doivent relever un défi de taille : offrir la technologie à un prix acceptable ", précise Jean-Marc Ponteville. " Les voitures Volkswagen ne sont pas destinées à quelques millionnaires, mais à des millions de personnes. Nous voulons proposer des modèles abordables pour tout un chacun et l'ID.3 en est le premier. " Saviez-vous que Volkswagen avait produit, en 1996, une version électrique de la Golf (la voiture grand public par excellence) ? Son autonomie très limitée à l'époque l'avait rapidement déclassée.

Selon le constructeur automobile, le coût total de l'ID.3, entretien, énergie... inclus en fait une alternative intéressante aux véhicules classiques. Qui plus est, dans un avenir proche, la réserve d'énergie de l'ID.3 ne servira pas uniquement à alimenter la voiture. Jean-Marc Ponteville : " Lorsque vous rentrez chez vous et que le réseau électrique est pleinement utilisé, vous pourrez, par exemple, faire tourner votre machine à laver avec l'énergie de la voiture. Et faire recharger votre voiture la nuit, lorsque vous consommez moins d'énergie. Les voitures électriques ouvrent la voie à une nouvelle manière de produire et de consommer l'énergie. "

Neutre en CO2

Selon Volkswagen, l'économie circulaire est une autre composante essentielle de la voiture de demain. Et l'ID.3 en est un symbole : elle sera fabriquée de manière neutre en CO2, n'émettra pas de CO2 et sera recyclée au maximum.

Le principal défi en matière d'économie circulaire reste la batterie. " Nous en sommes parfaitement conscients ", admet Jean-Marc Ponteville. " D'où le fait que nous lui donnions une seconde vie sous la forme de batterie domestique ou de powerbank pour voitures électriques. " Ce dernier point est important aux yeux de Ponteville dans la mesure où l'énergie renouvelable ne garantit pas une production constante. L'énergie d'origine éolienne ou solaire en est le meilleur exemple... Une " réserve " sera donc nécessaire. Volkswagen a, pour ce faire, mis sur pied un centre de recherche axé uniquement sur le recyclage des batteries.

Poppy

Avec le lancement de Poppy, le service de voitures partagées de D'Ieteren, Volkswagen indique que le partage de voitures s'inscrit également dans la voiture de demain. Les consommateurs pourront bientôt partager l'ID.3 aussi. Et en dépit de ce qu'on pourrait penser, cette approche n'est pas contradictoire avec le modèle d'affaires d'un constructeur automobile.

Poppy Scooters, Morrec
Poppy Scooters © Morrec

" Autrefois, nous vendions des voitures ", explique Jean-Marc Ponteville. " Aujourd'hui, nous vendons plutôt des kilomètres. Pensez simplement à nos solutions de leasing ou même au partage d'une voiture. Et nous vendrons du temps libre à l'avenir. Nous distrairons le consommateur pendant qu'il sera transporté d'un point A à un point B à bord de notre véhicule. "

Presque autonome dans les embouteillages

Une des clés principales de l'offre de divertissement ? La voiture autonome. C'est probablement sur ce point que Volkswagen et ses homologues doivent progresser le plus. " Plusieurs projets pilotes sont en cours ", ajoute Jean-Marc Ponteville. " À Hambourg, quelques Volkswagen roulent déjà de manière parfaitement autonome. En 2010, nous avons même gagné une course de voitures autonomes dans le désert avec une Volkswagen Touareg. "

La principale pierre d'achoppement n'est donc pas la technologie, mais la législation qui doit permettre au conducteur d'une voiture d'être passager plutôt que conducteur. Des avancées majeures sont encore nécessaires sur le plan juridique. Au niveau technique, les constructeurs automobiles comme Volkswagen sont quasiment au point. Jean-Marc Ponteville : " Le Traffic Assistant permet à la Volkswagen Golf de rouler presque automatiquement dans les embouteillages. Ce système dispose d'un régulateur de vitesse automatique et peut freiner, s'arrêter, redémarrer et accélérer. Il suit les autres voitures, lit les panneaux, reste sur sa bande... Nous devons encore progresser uniquement parce que nous allons au-delà de la mobilité. "

La voiture de demain

Cet article s'inscrit dans le cadre d'une série d'écrits qui donnent au lecteur un aperçu de l'évolution de l'industrie automobile et des tendances qui s'y dessinent. Plusieurs marques automobiles y mettent en lumière leur vision et leurs développements. Prochain rendez-vous le 27 juin, ou l'on parle de DS. Voir les autres articles de la série ici.

" L'avenir du secteur automobile va bien au-delà de la mobilité ", avance Jean-Marc Ponteville, Press & Public Relations Manager chez D'Ieteren, l'importateur de Volkswagen en Belgique. Cette déclaration souligne le cap qu'entend prendre le constructeur automobile allemand et explique pourquoi il dévoilera une série de nouveautés dans les mois et les années à venir.L'objectif est clair : Volkswagen entend distribuer 22 millions de véhicules électriques en 10 ans. À cet égard, il ne commercialisera pas moins de 70 nouveaux modèles pendant cette décennie. La Famille ID., une gamme de modèles 100% électriques que le constructeur déploiera ces prochaines années, y occupera une place centrale. Le premier modèle est l'ID.3, un véhicule compact qui sortira des chaînes dès la fin de l'année. Cette voiture regroupe déjà bon nombre d'éléments qui constituent, selon Volkswagen, la voiture de demain. " Les véhicules électriques doivent relever un défi de taille : offrir la technologie à un prix acceptable ", précise Jean-Marc Ponteville. " Les voitures Volkswagen ne sont pas destinées à quelques millionnaires, mais à des millions de personnes. Nous voulons proposer des modèles abordables pour tout un chacun et l'ID.3 en est le premier. " Saviez-vous que Volkswagen avait produit, en 1996, une version électrique de la Golf (la voiture grand public par excellence) ? Son autonomie très limitée à l'époque l'avait rapidement déclassée.Selon le constructeur automobile, le coût total de l'ID.3, entretien, énergie... inclus en fait une alternative intéressante aux véhicules classiques. Qui plus est, dans un avenir proche, la réserve d'énergie de l'ID.3 ne servira pas uniquement à alimenter la voiture. Jean-Marc Ponteville : " Lorsque vous rentrez chez vous et que le réseau électrique est pleinement utilisé, vous pourrez, par exemple, faire tourner votre machine à laver avec l'énergie de la voiture. Et faire recharger votre voiture la nuit, lorsque vous consommez moins d'énergie. Les voitures électriques ouvrent la voie à une nouvelle manière de produire et de consommer l'énergie. "Selon Volkswagen, l'économie circulaire est une autre composante essentielle de la voiture de demain. Et l'ID.3 en est un symbole : elle sera fabriquée de manière neutre en CO2, n'émettra pas de CO2 et sera recyclée au maximum.Le principal défi en matière d'économie circulaire reste la batterie. " Nous en sommes parfaitement conscients ", admet Jean-Marc Ponteville. " D'où le fait que nous lui donnions une seconde vie sous la forme de batterie domestique ou de powerbank pour voitures électriques. " Ce dernier point est important aux yeux de Ponteville dans la mesure où l'énergie renouvelable ne garantit pas une production constante. L'énergie d'origine éolienne ou solaire en est le meilleur exemple... Une " réserve " sera donc nécessaire. Volkswagen a, pour ce faire, mis sur pied un centre de recherche axé uniquement sur le recyclage des batteries.Avec le lancement de Poppy, le service de voitures partagées de D'Ieteren, Volkswagen indique que le partage de voitures s'inscrit également dans la voiture de demain. Les consommateurs pourront bientôt partager l'ID.3 aussi. Et en dépit de ce qu'on pourrait penser, cette approche n'est pas contradictoire avec le modèle d'affaires d'un constructeur automobile." Autrefois, nous vendions des voitures ", explique Jean-Marc Ponteville. " Aujourd'hui, nous vendons plutôt des kilomètres. Pensez simplement à nos solutions de leasing ou même au partage d'une voiture. Et nous vendrons du temps libre à l'avenir. Nous distrairons le consommateur pendant qu'il sera transporté d'un point A à un point B à bord de notre véhicule. "Une des clés principales de l'offre de divertissement ? La voiture autonome. C'est probablement sur ce point que Volkswagen et ses homologues doivent progresser le plus. " Plusieurs projets pilotes sont en cours ", ajoute Jean-Marc Ponteville. " À Hambourg, quelques Volkswagen roulent déjà de manière parfaitement autonome. En 2010, nous avons même gagné une course de voitures autonomes dans le désert avec une Volkswagen Touareg. "La principale pierre d'achoppement n'est donc pas la technologie, mais la législation qui doit permettre au conducteur d'une voiture d'être passager plutôt que conducteur. Des avancées majeures sont encore nécessaires sur le plan juridique. Au niveau technique, les constructeurs automobiles comme Volkswagen sont quasiment au point. Jean-Marc Ponteville : " Le Traffic Assistant permet à la Volkswagen Golf de rouler presque automatiquement dans les embouteillages. Ce système dispose d'un régulateur de vitesse automatique et peut freiner, s'arrêter, redémarrer et accélérer. Il suit les autres voitures, lit les panneaux, reste sur sa bande... Nous devons encore progresser uniquement parce que nous allons au-delà de la mobilité. "