Le retour fracassant du "phénix" Joe Biden

On le croyait fini politiquement - ou presque - après les caucus de l'Iowa et le vote dans le New Hampshire. Mais l'ancien vice-président de Brack Obama, Joe Biden, a effectué un retour en force remarquable, prenant ainsi la tête de la course pour l'investiture démocrate. Si les résultats ne sont pas encore connus à 100%, on peut déjà l'annoncer comme grand vainqueur du "Super Tuesday", reléguant le favori numéro 1, Bernie Sanders, au second plan. Il a même, contre tout pronostic, ravi l'État du Texas à son adversaire au terme d'un coude-à-coude plein de suspense. Biden devance également Sanders dans huit autres États (Virginie, Caroline du Nord, Alabama, Oklahoma, Tennessee, Arkansas, Minnesota, Massachusetts). Ces résultats confirment notamment sa popularité dans la communauté noire, électorat-clé chez les démocrates pour espérer l'investiture.

Sa remontée participe à une dynamique initiée depuis quelques jours déjà. Lors des derniers débats, l'attention et les attaques se sont concentrées sur Bernie Sanders, avec ses idées jugées "trop à gauche", et Michael Bloomberg, critiqué sur l'argent. Après sa victoire samedi dernier en Caroline du Sud, il ne manquait plus grand-chose à Joe Biden pour préparer son retour en force. Et ce dernier atout lui a été offert sur un plateau par les autres candidats modérés - Pete Buttigieg, Beto O'Rourke et Amy Klobuchar-, qui ont décidé de se retirer de la course pour lui apporter leur soutien.

Avec ces victoires, il se présente désormais comme un phénix renaissant de ses cendres : "il y a à peine quelques jours, les médias et les commentateurs avaient déclaré la mort de cette candidature. Et bien je suis là pour le dire: nous sommes bien vivants". Et Biden compte bien profiter de ces rebondissements pour relancer de plus belle sa campagne, dédiant sa victoire à "tous ceux qui ont été mis à terre, ignorés, laissés pour compte."

Bernie Sanders résiste... pour l'instant

Vu la défaillance de ses adversaires ces dernières semaines, Bernie Sanders était qualifié d'archifavori pour les primaires démocrates. Ses supporters attendaient une victoire nette de leur candidat lors du Super Tuesday, mais la bataille s'annonce plus rude que prévu pour celui qui se revendique comme le représentant de la frange "socialiste" du parti démocrate. Si sa victoire dans son - petit - État du Vermont était acquise d'avance, "Bernie" pouvait s'attendre à de bien meilleurs résultats dans les autres États.

Les résultats arrivant au compte-goutte, Sanders espérait encore gagner la Californie, le Texas et l'État du Massachusetts. Si le dépouillement est encore partiel pour le premier - Sanders en tête provisoirement -, les deux autres états ont basculé en faveur de son principal rival. Une surprise, une déception, mais qu'à cela ne tienne : lors de son discours, Bernie Sanders a galvanisé la foule, comme il sait si bien le faire. Rassurant et confiant, il a notamment rappelé qu'il avait remporté la petite mairie de Burlington le 3 mars 1981, 39 ans plus tôt jour pour jour, lançant sa carrière politique alors que "tout le monde disait que ce n'était pas possible."

Pour lui, aucun doute, il est le seul à pouvoir battre Donald Trump lors du duel final pour la Maison-Blanche : "personne ne battra Donald Trump avec des politiques à l'ancienne", a-t-il martelé dans une attaque directement adressée à son désormais seul adversaire. Des mots qui laissent déjà présager des débats face-à-face mouvementés et une campagne pour l'investiture plus clivante que jamais pour le parti démocrate, rappelant la division d'il y a quatre ans face à Hillary Clinton.

On le croyait fini politiquement - ou presque - après les caucus de l'Iowa et le vote dans le New Hampshire. Mais l'ancien vice-président de Brack Obama, Joe Biden, a effectué un retour en force remarquable, prenant ainsi la tête de la course pour l'investiture démocrate. Si les résultats ne sont pas encore connus à 100%, on peut déjà l'annoncer comme grand vainqueur du "Super Tuesday", reléguant le favori numéro 1, Bernie Sanders, au second plan. Il a même, contre tout pronostic, ravi l'État du Texas à son adversaire au terme d'un coude-à-coude plein de suspense. Biden devance également Sanders dans huit autres États (Virginie, Caroline du Nord, Alabama, Oklahoma, Tennessee, Arkansas, Minnesota, Massachusetts). Ces résultats confirment notamment sa popularité dans la communauté noire, électorat-clé chez les démocrates pour espérer l'investiture. Sa remontée participe à une dynamique initiée depuis quelques jours déjà. Lors des derniers débats, l'attention et les attaques se sont concentrées sur Bernie Sanders, avec ses idées jugées "trop à gauche", et Michael Bloomberg, critiqué sur l'argent. Après sa victoire samedi dernier en Caroline du Sud, il ne manquait plus grand-chose à Joe Biden pour préparer son retour en force. Et ce dernier atout lui a été offert sur un plateau par les autres candidats modérés - Pete Buttigieg, Beto O'Rourke et Amy Klobuchar-, qui ont décidé de se retirer de la course pour lui apporter leur soutien. Avec ces victoires, il se présente désormais comme un phénix renaissant de ses cendres : "il y a à peine quelques jours, les médias et les commentateurs avaient déclaré la mort de cette candidature. Et bien je suis là pour le dire: nous sommes bien vivants". Et Biden compte bien profiter de ces rebondissements pour relancer de plus belle sa campagne, dédiant sa victoire à "tous ceux qui ont été mis à terre, ignorés, laissés pour compte." Vu la défaillance de ses adversaires ces dernières semaines, Bernie Sanders était qualifié d'archifavori pour les primaires démocrates. Ses supporters attendaient une victoire nette de leur candidat lors du Super Tuesday, mais la bataille s'annonce plus rude que prévu pour celui qui se revendique comme le représentant de la frange "socialiste" du parti démocrate. Si sa victoire dans son - petit - État du Vermont était acquise d'avance, "Bernie" pouvait s'attendre à de bien meilleurs résultats dans les autres États. Les résultats arrivant au compte-goutte, Sanders espérait encore gagner la Californie, le Texas et l'État du Massachusetts. Si le dépouillement est encore partiel pour le premier - Sanders en tête provisoirement -, les deux autres états ont basculé en faveur de son principal rival. Une surprise, une déception, mais qu'à cela ne tienne : lors de son discours, Bernie Sanders a galvanisé la foule, comme il sait si bien le faire. Rassurant et confiant, il a notamment rappelé qu'il avait remporté la petite mairie de Burlington le 3 mars 1981, 39 ans plus tôt jour pour jour, lançant sa carrière politique alors que "tout le monde disait que ce n'était pas possible." Pour lui, aucun doute, il est le seul à pouvoir battre Donald Trump lors du duel final pour la Maison-Blanche : "personne ne battra Donald Trump avec des politiques à l'ancienne", a-t-il martelé dans une attaque directement adressée à son désormais seul adversaire. Des mots qui laissent déjà présager des débats face-à-face mouvementés et une campagne pour l'investiture plus clivante que jamais pour le parti démocrate, rappelant la division d'il y a quatre ans face à Hillary Clinton.