Si le bilan des 100 premiers jours de Joe Biden en tant que président sont plutôt favorables, son prédécesseur Donald Trump demeure de son côté une figure puissante du parti républicain. Et un potentiel acteur d'envergure pour l'élection présidentielle de 2024 ? S'exprimant sur Fox Business en réponse au discours prononcé par Biden pour marquer ses 100 premiers jours, le 45e président des États-Unis se montre plus clair que jamais : il "pense à 100 % à se représenter". Et il est aussi confiant : "Nous aurons beaucoup de succès", relaye The Independent.
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Si le bilan des 100 premiers jours de Joe Biden en tant que président sont plutôt favorables, son prédécesseur Donald Trump demeure de son côté une figure puissante du parti républicain. Et un potentiel acteur d'envergure pour l'élection présidentielle de 2024 ? S'exprimant sur Fox Business en réponse au discours prononcé par Biden pour marquer ses 100 premiers jours, le 45e président des États-Unis se montre plus clair que jamais : il "pense à 100 % à se représenter". Et il est aussi confiant : "Nous aurons beaucoup de succès", relaye The Independent. Il demande à ses fidèles partisans de "garder la foi" dans son mouvement "Make America Great Again" et a déploré les règles "ridicules" de collecte de fonds politiques lorsqu'on l'a pressé de donner plus de détails sur ses futures activités de campagne.L'ex-président s'est également proclamé "père du vaccin" et a déclaré qu'il méritait plus de crédit pour la réponse américaine au coronavirus. Il a également affirmé que Joe Biden "détruisait le pays" avec sa politique d'immigration à la frontière entre les États-Unis et le Mexique tout en prévenant, à tort, que des "meurtriers" affluent d'Amérique centrale. Il a aussi insisté à plusieurs reprises qu'il était "injuste" que l'on ait perquisitionné l'appartement de son ancien avocat personnel Rudy Giuliani. Mais la déclaration la plus étrange est de dire que les démocrates avaient semblé "s'étouffer" avec leurs masques pendant le discours présidentiel au Congrès, notant que la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, portait l'un des plus grands masques qu'il ait jamais vu.De retour à la vie civile, il fait désormais face à une série de soucis judiciaires, notamment des enquêtes sur ses finances et de possibles accusations d'évasion fiscale et de fraude bancaire. Mais il ne semble pas pour autant vouloir se retirer des projecteurs.S'il reste actif, il n'a toujours pas retrouvé ses comptes Twitter et Facebook, ses canaux de communication par excellence. Il s'exprime donc par des communiqués de presse. Depuis Mar-a-Lago, sa résidence de luxe en Floride, Donald Trump a ainsi dernièrement publié un flot de communiqués afin de donner son avis sur divers sujets. Il s'en est pris aux républicains qui ne l'ont pas soutenu lorsqu'il a affirmé que l'élection présidentielle de 2020 avait été "truquée". Il a soutenu des candidats conservateurs, y compris ceux qui défient les élus de l'establishment républicain. Il en a aussi profité pour attiser sa base en critiquant Biden et les démocrates, une "gauche radicale" selon lui. Donald Trump est également réapparu la semaine dernière sur Fox News, pour une interview dans laquelle il s'est plaint d'avoir été mis en accusation devant le Congrès, alors qu'il n'avait "rien fait de mal". Si, un temps, on lui a prêté l'intention de créer un nouveau parti, il semble désormais qu'il tente de garder la main sur le parti républicain. Et il a une bonne raison pour cela : l'argent. Et puis il demeure un personnage important du parti républicain. Ainsi, depuis que le milliardaire a quitté le pouvoir, les républicains ont afflué à Mar-a-Lago pour obtenir ses conseils ou son soutien.Fin février, le milliardaire avait fait un retour triomphant au CPAC, la convention annuelle conservatrice, où il a laissé entendre qu'il représentait toujours le futur du parti républicain. Donald Trump a quitté la Maison Blanche avec un taux d'approbation de 34%, le plus bas de son mandat, et a laissé derrière lui un parti républicain dans une position manifestement plus faible. Représente-t-il le parti, ou seulement une faction ? Les dissensions internes sont intenses. Depuis l'assaut du Capitole de Washington le 6 janvier par certains de ses partisans, certaines figures républicaines souhaitent que le parti tourne le dos à Trump et au trumpisme. Pourtant, il est difficile d'atténuer les voix les plus extrémistes au sein du parti. Ainsi, la très controversée élue Marjorie Taylor Greene a prononcé un discours lors d'un meeting "America First" où elle a revendiqué son soutien à l'ex-président et ses accusations infondées de fraude électorale. Sa voix compte, car elle est l'une des plus proéminentes du trumpisme. Elle milite, avec d'autres fidèles, pour que le milliardaire puisse représenter à nouveau le parti républicain à l'élection présidentielle de 2024. Ou, à défaut, l'un de ses acolytes, comme le gouverneur de Floride Ron DeSantis, ou le sénateur du Missouri Josh Hawley.