Lors des journées parlementaires des Républicains la semaine précédente à Nîmes (sud), l'ex-commissaire européen avait suscité la stupéfaction en affirmant que le pays était "menacé en permanence d'un arrêt ou d'une condamnation de la Cour de justice européenne ou de la Convention des droits de l'homme, ou d'une interprétation de (sa) propre institution judiciaire".

M. Barnier, dont le rôle a été unanimement salué lors des négociations entre Londres et l'UE, a aussi promis, s'il est élu, un référendum pour permettre à la France de retrouver sa "liberté de manoeuvre" en matière d'immigration. "C'est de la mauvaise polémique, une agitation provoquée par telle ou telle cellule macroniste pour défendre le président sortant. J'ai été européen avant ces gens, je le serai après; je n'ai aucune leçon d'engagement européen à recevoir d'eux, pas plus que de fierté nationale de Mme Le Pen", a-t-il estimé dans l'hebdomadaire Le Point.

Et de prévenir: "Ceux qui pensent que le Brexit étant maintenant derrière nous, les négociations ayant été bien conduites de l'avis général, on peut continuer business as usual commettent une très grave erreur. Si l'on ne change rien, il y aura d'autres Brexit". Une mise en garde qu'il a aussi adressée sur la chaîne de télévision Cnews jeudi à "la bulle à Bruxelles".

Developpant au Point son idée sur les instances judiciaires européennes, il déclare que "la politique d'immigration nationale et la politique d'immigration européenne ne fonctionnent pas". "Il faut marquer une pause, un coup d'arrêt à l'immigration extraeuropéenne, pendant trois à cinq ans", pendant lequel les procédures nationales seraient remises à plat, négocier au niveau européen sur les frontières extérieures de l'Union et avec les pays d'émigration, a-t-il expliqué.

"Pendant ce moment, nous voulons retrouver notre souveraineté, sous la forme d'un bouclier constitutionnel qui sécurise les décisions prises pour refonder notre politique migratoire. Pourquoi ? Parce que dans la mesure où il n'y a pas de référence réelle à la question des flux migratoires dans notre Constitution et que nos textes nationaux et européens sont trop généraux ou imparfaits, beaucoup de place est laissée aux jurisprudences nationales et européennes dans l'interprétation des textes. Il y a de multiples trous juridiques", a-t-il estimé.

Lors des journées parlementaires des Républicains la semaine précédente à Nîmes (sud), l'ex-commissaire européen avait suscité la stupéfaction en affirmant que le pays était "menacé en permanence d'un arrêt ou d'une condamnation de la Cour de justice européenne ou de la Convention des droits de l'homme, ou d'une interprétation de (sa) propre institution judiciaire". M. Barnier, dont le rôle a été unanimement salué lors des négociations entre Londres et l'UE, a aussi promis, s'il est élu, un référendum pour permettre à la France de retrouver sa "liberté de manoeuvre" en matière d'immigration. "C'est de la mauvaise polémique, une agitation provoquée par telle ou telle cellule macroniste pour défendre le président sortant. J'ai été européen avant ces gens, je le serai après; je n'ai aucune leçon d'engagement européen à recevoir d'eux, pas plus que de fierté nationale de Mme Le Pen", a-t-il estimé dans l'hebdomadaire Le Point.Et de prévenir: "Ceux qui pensent que le Brexit étant maintenant derrière nous, les négociations ayant été bien conduites de l'avis général, on peut continuer business as usual commettent une très grave erreur. Si l'on ne change rien, il y aura d'autres Brexit". Une mise en garde qu'il a aussi adressée sur la chaîne de télévision Cnews jeudi à "la bulle à Bruxelles".Developpant au Point son idée sur les instances judiciaires européennes, il déclare que "la politique d'immigration nationale et la politique d'immigration européenne ne fonctionnent pas". "Il faut marquer une pause, un coup d'arrêt à l'immigration extraeuropéenne, pendant trois à cinq ans", pendant lequel les procédures nationales seraient remises à plat, négocier au niveau européen sur les frontières extérieures de l'Union et avec les pays d'émigration, a-t-il expliqué."Pendant ce moment, nous voulons retrouver notre souveraineté, sous la forme d'un bouclier constitutionnel qui sécurise les décisions prises pour refonder notre politique migratoire. Pourquoi ? Parce que dans la mesure où il n'y a pas de référence réelle à la question des flux migratoires dans notre Constitution et que nos textes nationaux et européens sont trop généraux ou imparfaits, beaucoup de place est laissée aux jurisprudences nationales et européennes dans l'interprétation des textes. Il y a de multiples trous juridiques", a-t-il estimé.