"Il est vraiment temps que les pays regardent les chiffres. S'il vous plaît, n'ignorez pas ce que vous disent les chiffres", a déclaré lors d'une conférence de presse le responsable des urgences sanitaires à l'OMS, Michael Ryan. Il était interrogé sur la situation au Mexique mais a précisé que son message s'adressait à de "nombreux pays". "Les gens doivent se réveiller. Les chiffres ne mentent pas et la situation sur le terrain ne ment pas", a-t-il poursuivi, soulignant qu'"il n'est jamais trop tard, dans une épidémie, pour prendre le contrôle".

"L'OMS comprend parfaitement qu'il y a de bonnes raisons pour les pays qui veulent remettre leurs économies sur les rails", a-t-il poursuivi. "Mais vous ne pouvez pas ignorer le problème non plus, il ne va pas disparaître comme par magie", a-t-il dit. "Nous devons engager le combat maintenant. Nous devons stopper ce virus maintenant", a-t-il insisté.

"Les pays sont face à des choix difficiles" mais "doivent absolument briser les chaînes de transmission", y compris en adoptant des mesures de confinement "s'il n'y a pas d'alternative", a estimé M. Ryan.

La pandémie de Covid-19 continue de ralentir en Europe, mais elle flambe sur le continent américain. Pour la première fois depuis le déclenchement de l'épidémie en Chine en décembre, l'Amérique latine a dépassé vendredi l'Europe en nombre de cas, avec plus de 2,7 millions de malades, même si le Vieux continent reste la région du monde la plus endeuillée avec près de 200.000 morts devant les Etats-Unis et le Canada (137.421) et l'Amérique latine (121.662).

L'OMS a d'abord été informée du Covid-19 par son bureau en Chine fin décembre

L'Organisation mondiale de la santé a indiqué cette semaine avoir été alertée fin décembre par son propre bureau en Chine, et non par la Chine elle-même, sur les premiers cas de pneumonie à Wuhan, à l'origine de la pandémie de Covid-19.

Le 9 avril, l'OMS a publié une première chronologie de sa communication pour répondre aux critiques, notamment américaines, lui reprochant d'avoir tardé à sonner l'alarme et fait preuve de complaisance à l'égard de la Chine. Dans cette chronologie, l'OMS s'était jusqu'à présent limitée à indiquer que la Commission sanitaire municipale de Wuhan dans la province de Hubei en Chine avait signalé le 31 décembre des cas de pneumonie. L'agence sanitaire ne précisait toutefois pas qui l'avait prévenue. Le 20 avril, le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, accusé par les Américains d'avoir négligé des informations-clés sur une possible transmission du coronavirus entre humains venues de Taïwan dès fin décembre 2019, avait lui aussi assuré en conférence de presse que le premier rapport était "venu de Chine", sans préciser s'il avait été transmis par les autorités chinoises ou par une autre source.

La nouvelle chronologie, publiée cette semaine par l'institution basée à Genève, offre une version plus détaillée des faits. Elle indique que c'est le bureau de l'OMS en Chine qui, le 31 décembre, notifie son référent régional de cas de "pneumonie virale" après avoir trouvé une déclaration pour les médias sur le site de la Commission de la santé de la municipalité de Wuhan à ce sujet. Le même jour, le service de renseignement sur les épidémies de l'OMS récolte une autre information de presse transmise par le réseau de veille épidémiologique international ProMed - basé aux Etats-Unis - sur le même groupe de cas de "pneumonie de cause inconnue" à Wuhan. Suite à quoi, l'OMS a demandé à deux reprises, les 1er et 2 janvier, des informations sur ces cas aux autorités chinoises. Ce qu'elles ont fait le 3 janvier.

"Les pays disposent d'un délai, de 24 à 48 heures, pour vérifier officiellement un événement et nous fournir des informations supplémentaires sur la nature ou la cause de l'événement", a expliqué vendredi le directeur des questions d'urgence sanitaire à l'OMS, Michael Ryan, en conférence de presse. "Les autorités chinoises sont immédiatement entrées en contact avec notre responsable national dès que nous leur avons demandé une vérification du rapport", a-t-il dit. L'OMS dément toute complaisance envers Pékin.

"Il est vraiment temps que les pays regardent les chiffres. S'il vous plaît, n'ignorez pas ce que vous disent les chiffres", a déclaré lors d'une conférence de presse le responsable des urgences sanitaires à l'OMS, Michael Ryan. Il était interrogé sur la situation au Mexique mais a précisé que son message s'adressait à de "nombreux pays". "Les gens doivent se réveiller. Les chiffres ne mentent pas et la situation sur le terrain ne ment pas", a-t-il poursuivi, soulignant qu'"il n'est jamais trop tard, dans une épidémie, pour prendre le contrôle"."L'OMS comprend parfaitement qu'il y a de bonnes raisons pour les pays qui veulent remettre leurs économies sur les rails", a-t-il poursuivi. "Mais vous ne pouvez pas ignorer le problème non plus, il ne va pas disparaître comme par magie", a-t-il dit. "Nous devons engager le combat maintenant. Nous devons stopper ce virus maintenant", a-t-il insisté."Les pays sont face à des choix difficiles" mais "doivent absolument briser les chaînes de transmission", y compris en adoptant des mesures de confinement "s'il n'y a pas d'alternative", a estimé M. Ryan.La pandémie de Covid-19 continue de ralentir en Europe, mais elle flambe sur le continent américain. Pour la première fois depuis le déclenchement de l'épidémie en Chine en décembre, l'Amérique latine a dépassé vendredi l'Europe en nombre de cas, avec plus de 2,7 millions de malades, même si le Vieux continent reste la région du monde la plus endeuillée avec près de 200.000 morts devant les Etats-Unis et le Canada (137.421) et l'Amérique latine (121.662).L'Organisation mondiale de la santé a indiqué cette semaine avoir été alertée fin décembre par son propre bureau en Chine, et non par la Chine elle-même, sur les premiers cas de pneumonie à Wuhan, à l'origine de la pandémie de Covid-19.Le 9 avril, l'OMS a publié une première chronologie de sa communication pour répondre aux critiques, notamment américaines, lui reprochant d'avoir tardé à sonner l'alarme et fait preuve de complaisance à l'égard de la Chine. Dans cette chronologie, l'OMS s'était jusqu'à présent limitée à indiquer que la Commission sanitaire municipale de Wuhan dans la province de Hubei en Chine avait signalé le 31 décembre des cas de pneumonie. L'agence sanitaire ne précisait toutefois pas qui l'avait prévenue. Le 20 avril, le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, accusé par les Américains d'avoir négligé des informations-clés sur une possible transmission du coronavirus entre humains venues de Taïwan dès fin décembre 2019, avait lui aussi assuré en conférence de presse que le premier rapport était "venu de Chine", sans préciser s'il avait été transmis par les autorités chinoises ou par une autre source.La nouvelle chronologie, publiée cette semaine par l'institution basée à Genève, offre une version plus détaillée des faits. Elle indique que c'est le bureau de l'OMS en Chine qui, le 31 décembre, notifie son référent régional de cas de "pneumonie virale" après avoir trouvé une déclaration pour les médias sur le site de la Commission de la santé de la municipalité de Wuhan à ce sujet. Le même jour, le service de renseignement sur les épidémies de l'OMS récolte une autre information de presse transmise par le réseau de veille épidémiologique international ProMed - basé aux Etats-Unis - sur le même groupe de cas de "pneumonie de cause inconnue" à Wuhan. Suite à quoi, l'OMS a demandé à deux reprises, les 1er et 2 janvier, des informations sur ces cas aux autorités chinoises. Ce qu'elles ont fait le 3 janvier."Les pays disposent d'un délai, de 24 à 48 heures, pour vérifier officiellement un événement et nous fournir des informations supplémentaires sur la nature ou la cause de l'événement", a expliqué vendredi le directeur des questions d'urgence sanitaire à l'OMS, Michael Ryan, en conférence de presse. "Les autorités chinoises sont immédiatement entrées en contact avec notre responsable national dès que nous leur avons demandé une vérification du rapport", a-t-il dit. L'OMS dément toute complaisance envers Pékin.