Quatre Rohingyas ont été blessés par balles dimanche matin par des policiers birmans dans le camp d'Ah Nauk Ze, situé dans l'Etat Rakhine, ont rapporté à l'AFP plusieurs villageois. Selon un témoin, les forces de police étaient à la recherche de deux Rohingyas, soupçonnés d'être liés à la fuite d'un groupe de plus de cent membres de la minorité musulmane. Le groupe s'était échappé d'un camp de réfugiés birman pour tenter de rejoindre par bateau la Malaisie. Mais leur embarcation s'est échouée sur les côtes birmanes et il a été interpellé vendredi.

Knut Ostby, chef du bureau des Nations Unies en Birmanie, a appelé au "calme, à la non-violence et à la retenue", dans une déclaration envoyée par courrier électronique.

Quelque 120.000 Rohingyas vivent depuis 2012 dans des camps de fortune près de Sittwe, la capitale de l'Etat Rakhine. Ils devaient au départ n'y rester que temporairement, mais ils y sont bloqués depuis des années, avec une liberté de mouvement très restreinte. Manque de nourriture, de médicaments, absence d'accès à l'éducation: les ONG mettent régulièrement en avant les conditions de vie très difficiles dans ces camps. Depuis août 2017, plus de 720.000 Rohingyas ont fui les exactions de l'armée birmane et de milices bouddhistes et se sont pour leur part réfugiés au Bangladesh.

Après de multiples retards, le Bangladesh devait lancer jeudi, aux termes d'un accord avec la Birmanie, le rapatriement d'un premier groupe de 2.251 réfugiés. Mais aucun candidat au retour ne s'est présenté à la frontière entre le Bangladesh et la Birmanie, bon nombre de réfugiés redoutant de rentrer par peur de nouvelles exactions. Ils craignent aussi d'être à leur tour immédiatement cantonnés dans les camps de fortune de l'État Rakhine.

Quatre Rohingyas ont été blessés par balles dimanche matin par des policiers birmans dans le camp d'Ah Nauk Ze, situé dans l'Etat Rakhine, ont rapporté à l'AFP plusieurs villageois. Selon un témoin, les forces de police étaient à la recherche de deux Rohingyas, soupçonnés d'être liés à la fuite d'un groupe de plus de cent membres de la minorité musulmane. Le groupe s'était échappé d'un camp de réfugiés birman pour tenter de rejoindre par bateau la Malaisie. Mais leur embarcation s'est échouée sur les côtes birmanes et il a été interpellé vendredi. Knut Ostby, chef du bureau des Nations Unies en Birmanie, a appelé au "calme, à la non-violence et à la retenue", dans une déclaration envoyée par courrier électronique.Quelque 120.000 Rohingyas vivent depuis 2012 dans des camps de fortune près de Sittwe, la capitale de l'Etat Rakhine. Ils devaient au départ n'y rester que temporairement, mais ils y sont bloqués depuis des années, avec une liberté de mouvement très restreinte. Manque de nourriture, de médicaments, absence d'accès à l'éducation: les ONG mettent régulièrement en avant les conditions de vie très difficiles dans ces camps. Depuis août 2017, plus de 720.000 Rohingyas ont fui les exactions de l'armée birmane et de milices bouddhistes et se sont pour leur part réfugiés au Bangladesh.Après de multiples retards, le Bangladesh devait lancer jeudi, aux termes d'un accord avec la Birmanie, le rapatriement d'un premier groupe de 2.251 réfugiés. Mais aucun candidat au retour ne s'est présenté à la frontière entre le Bangladesh et la Birmanie, bon nombre de réfugiés redoutant de rentrer par peur de nouvelles exactions. Ils craignent aussi d'être à leur tour immédiatement cantonnés dans les camps de fortune de l'État Rakhine.