C'est vrai qu'il avait eu l'air évanescent et brouillon le soir du premier tour : c'était sa dernière concession à l'improvisation, signe rassurant d'un rappel de spontanéité, de surprise sincère face à la victoire. L'entre-deux-tours fut une suite de prouesses, avec l'épique pugilat sur le site de Whirlpool, soigneusement restitué par ses propres caméras de campagne (comme, d'ailleurs, les images de son tour de pyramide à pas lents dans la cour du Louvre) et, en point culminant, le débat avec la fille de celui que Chirac avait refusé de rencontrer, qui tenait de la confrontation improbable d'une cantinière acariâtr...