Le haut responsable du département d'Etat américain chargé des affaires israéliennes et palestiniennes, Hady Amr, doit rencontrer des dirigeants israéliens à Jérusalem samedi avant de se rendre en Cisjordanie occupée pour des entretiens avec des responsables palestiniens.

Il souhaite encourager les deux parties pour parvenir à un "calme durable", a déclaré la porte-parole adjointe du département d'Etat, Jalina Porter. Washington a été critiqué pour ne pas avoir fait plus pour mettre fin à la violence après avoir bloqué une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies qui était prévue vendredi.

En dépit de l'intensification des efforts diplomatiques visant à mettre fin à cinq jours de combats entre Israël et les militants palestiniens à Gaza, l'armée de l'air israélienne a frappé plusieurs sites dans l'enclave côtière dans la nuit de vendredi à samedi, tandis que des roquettes ont à nouveau été lancées depuis Gaza en direction d'Israël.

Parmi les victimes de cette dernière série de bombardements israéliens sur l'enclave palestinienne figurent huit enfants et deux femmes membres d'une même famille qui se trouvaient dans leur immeuble de trois étages situé dans le camp de réfugiés Al Shati, selon ces sources paramédicales à Gaza.

Le dernier bilan des autorités palestiniennes faisait état vendredi soir de 126 morts, parmi lesquels 31 enfants, et 950 blessés dans les bombardements israéliens sur la bande de Gaza depuis lundi.

L'Egypte a ouvert son poste-frontière de Rafah avec la bande de Gaza samedi pour permettre l'entrée de dix ambulances transportant des Palestiniens grièvement blessés, afin qu'ils soient soignés dans des hôpitaux égyptiens, selon des responsables médicaux.

Plus de 2.000 roquettes ont été lancées sur le territoire israélien depuis lundi, tuant 9 personnes, parmi lesquelles un enfant et un soldat, et faisant plus de 560 blessés. Selon l'armée, le bouclier antimissile "Dôme de fer" a intercepté environ 90% de ces roquettes.

"Pas encore fini"

Malgré les appels internationaux à la désescalade, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a prévenu que son armée infligerait de "sérieux revers" au mouvement "terroriste" Hamas qui contrôle l'enclave palestinienne de Gaza. "Ils payent et continueront de payer chèrement. Ce n'est pas encore fini".

Et pour Israël, les fronts se multiplient. En Cisjordanie, de Naplouse à Hébron et à travers tout le territoire occupé par Israël depuis 1967, les Palestiniens ont lancé des pierres, des cocktails Molotov et d'autres projectiles sur les forces israéliennes, qui ont riposté avec des balles en caoutchouc et, dans certains cas, des balles réelles.

Ces heurts avec l'armée israélienne ont fait pour la seule journée de vendredi 11 morts et environ 250 blessés, côté palestinien, notamment lors de manifestations de colère et de soutien au habitants de la bande de Gaza.

De nouvelles tensions nocturnes ont par ailleurs eu lieu dans le quartier de Shuafat à Jérusalem-Est, où de jeunes manifestants palestiniens masqués ont incendié des débris, et la police israélienne a répondu avec des gaz lacrymogènes.

Les autorités israéliennes restent en alerte samedi, alors que de nouvelles manifestations sont attendues à travers la Cisjordanie occupée. Les Palestiniens commémorent chaque 15 mai la Nakba, la "catastrophe" qu'a représenté à leur yeux la création d'Israël en 1948, qui donne chaque année lieu à des échauffourées violentes avec l'armée ou les colons israéliens.

Quatrième front au nord

Le nouveau cycle de violences a été déclenché après un barrage de roquettes du Hamas tirées vers Israël en "solidarité" avec les centaines de Palestiniens blessés dans des heurts avec la police israélienne sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est.

Ces affrontements sur le troisième lieu saint de l'islam s'étaient produits après plusieurs jours de heurts à Jérusalem-Est, dus principalement aux menaces d'expulsion de familles palestiniennes au profit de colons juifs.

Israël a commencé à bombarder Gaza lundi en réponse aux tirs de roquettes sur Jérusalem du mouvement islamiste du Hamas et d'autres groupes armés palestiniens dans l'enclave. Samedi matin, des alarmes continuent de retentir dans le sud du pays.

Israël est également confronté à l'intérieur à une escalade d'une violence inter-communautaire dans ses villes "mixtes", où vivent et se mélangent d'ordinaire Juifs et Arabes, notamment à Lod (centre), Jaffa près de Tel-Aviv ou encore Acre, dans le nord du pays.

La nuit de vendredi à samedi, marquée par le repos hebdomadaire du Shabbat, a néanmoins été l'une des plus calmes en Israël depuis le début de la semaine.

Alors que l'armée israélienne a déjà mobilisé ses réservistes, un possible quatrième front s'est entrouvert.

Des tirs de trois roquettes lancées depuis la Syrie ont été entendus vendredi soir dans le nord d'Israël. Un peu plus tôt, à la frontière israélo-libanaise, un membre du Hezbollah participant à une manifestation a été tué par des tirs de l'armée israélienne.

Face à l'escalade, le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir dimanche.

L'Egypte ouvre sa frontière avec Gaza pour évacuer des blessés

L'Egypte a ouvert samedi sa frontière terrestre avec Gaza et envoyé dix ambulances dans l'enclave palestinienne pour évacuer et traiter dans ses hôpitaux des Palestiniens blessés dans des bombardements israéliens, a indiqué à l'AFP une source médicale égyptienne.

Le Caire a "exceptionnellement ouvert le passage (de Rafah, NDLR) pour (permettre) l'entrée de dix ambulances égyptiennes dans la bande de Gaza afin de transporter des blessés Palestiniens (en vue) de les traiter en Egypte", a précisé cette source sous couvert d'anonymat.

Le terminal de Rafah est la seule ouverture de la bande de Gaza sur le monde qui ne soit pas contrôlée par Israël. L'Etat hébreu impose un blocus sur l'enclave palestinienne depuis plus d'une décennie.

Un responsable sécuritaire à la frontière a précisé que cette décision était "exceptionnelle" car le passage reste d'ordinaire fermé durant les jours fériés, y compris la fête musulmane de l'Aïd el-Fitr qui a débuté mercredi.

L'autorité publique des soins de santé avait annoncé vendredi que trois établissements sanitaires avaient "commencé à se préparer" à recevoir des blessés de Gaza.

Le dernier bilan des autorités palestiniennes fait état de 139 morts, dont 39 enfants, et près de 1.000 blessés dans les raids aériens et bombardements israéliens sur la bande de Gaza depuis lundi. L'Etat hébreu a recensé de son côté neuf morts dont un enfant et un membre de l'armée.

Israël a déclenché ces frappes punitives face aux centaines de roquettes du Hamas, mouvement islamiste contrôlant la bande de Gaza, tirées après que la police israélienne a blessé des centaines de Palestiniens sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, secteur de la ville illégalement occupé par l'Etat hébreu depuis 1967.

Ces affrontements ont suivi plusieurs jours de heurts dans la Ville sainte, principalement dus aux menaces d'expulsion de Palestiniens de leurs maisons à Jérusalem-Est au profit de colons juifs.

Représentant la plus grande minorité chrétienne du Moyen-Orient, l'Eglise copte orthodoxe a appelé samedi "toutes les parties" à négocier "afin d'éviter un bain de sang".

Vendredi, Ahmed al-Tayeb, le grand imam d'Al-Azhar, institution respectée de l'islam sunnite, a lui lancé une campagne de soutien aux Palestiniens.

"J'appelle les peuples du monde et leurs dirigeants à soutenir le peuple palestinien pacifique et opprimé dans sa cause légitime et juste pour recouvrer ses droits, sa terre et ses lieux saints", a écrit le cheikh sur les réseaux sociaux.

Le haut responsable du département d'Etat américain chargé des affaires israéliennes et palestiniennes, Hady Amr, doit rencontrer des dirigeants israéliens à Jérusalem samedi avant de se rendre en Cisjordanie occupée pour des entretiens avec des responsables palestiniens.Il souhaite encourager les deux parties pour parvenir à un "calme durable", a déclaré la porte-parole adjointe du département d'Etat, Jalina Porter. Washington a été critiqué pour ne pas avoir fait plus pour mettre fin à la violence après avoir bloqué une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies qui était prévue vendredi.En dépit de l'intensification des efforts diplomatiques visant à mettre fin à cinq jours de combats entre Israël et les militants palestiniens à Gaza, l'armée de l'air israélienne a frappé plusieurs sites dans l'enclave côtière dans la nuit de vendredi à samedi, tandis que des roquettes ont à nouveau été lancées depuis Gaza en direction d'Israël.Parmi les victimes de cette dernière série de bombardements israéliens sur l'enclave palestinienne figurent huit enfants et deux femmes membres d'une même famille qui se trouvaient dans leur immeuble de trois étages situé dans le camp de réfugiés Al Shati, selon ces sources paramédicales à Gaza. Le dernier bilan des autorités palestiniennes faisait état vendredi soir de 126 morts, parmi lesquels 31 enfants, et 950 blessés dans les bombardements israéliens sur la bande de Gaza depuis lundi.L'Egypte a ouvert son poste-frontière de Rafah avec la bande de Gaza samedi pour permettre l'entrée de dix ambulances transportant des Palestiniens grièvement blessés, afin qu'ils soient soignés dans des hôpitaux égyptiens, selon des responsables médicaux.Plus de 2.000 roquettes ont été lancées sur le territoire israélien depuis lundi, tuant 9 personnes, parmi lesquelles un enfant et un soldat, et faisant plus de 560 blessés. Selon l'armée, le bouclier antimissile "Dôme de fer" a intercepté environ 90% de ces roquettes."Pas encore fini" Malgré les appels internationaux à la désescalade, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a prévenu que son armée infligerait de "sérieux revers" au mouvement "terroriste" Hamas qui contrôle l'enclave palestinienne de Gaza. "Ils payent et continueront de payer chèrement. Ce n'est pas encore fini".Et pour Israël, les fronts se multiplient. En Cisjordanie, de Naplouse à Hébron et à travers tout le territoire occupé par Israël depuis 1967, les Palestiniens ont lancé des pierres, des cocktails Molotov et d'autres projectiles sur les forces israéliennes, qui ont riposté avec des balles en caoutchouc et, dans certains cas, des balles réelles.Ces heurts avec l'armée israélienne ont fait pour la seule journée de vendredi 11 morts et environ 250 blessés, côté palestinien, notamment lors de manifestations de colère et de soutien au habitants de la bande de Gaza.De nouvelles tensions nocturnes ont par ailleurs eu lieu dans le quartier de Shuafat à Jérusalem-Est, où de jeunes manifestants palestiniens masqués ont incendié des débris, et la police israélienne a répondu avec des gaz lacrymogènes.Les autorités israéliennes restent en alerte samedi, alors que de nouvelles manifestations sont attendues à travers la Cisjordanie occupée. Les Palestiniens commémorent chaque 15 mai la Nakba, la "catastrophe" qu'a représenté à leur yeux la création d'Israël en 1948, qui donne chaque année lieu à des échauffourées violentes avec l'armée ou les colons israéliens. Quatrième front au nordLe nouveau cycle de violences a été déclenché après un barrage de roquettes du Hamas tirées vers Israël en "solidarité" avec les centaines de Palestiniens blessés dans des heurts avec la police israélienne sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est. Ces affrontements sur le troisième lieu saint de l'islam s'étaient produits après plusieurs jours de heurts à Jérusalem-Est, dus principalement aux menaces d'expulsion de familles palestiniennes au profit de colons juifs.Israël a commencé à bombarder Gaza lundi en réponse aux tirs de roquettes sur Jérusalem du mouvement islamiste du Hamas et d'autres groupes armés palestiniens dans l'enclave. Samedi matin, des alarmes continuent de retentir dans le sud du pays.Israël est également confronté à l'intérieur à une escalade d'une violence inter-communautaire dans ses villes "mixtes", où vivent et se mélangent d'ordinaire Juifs et Arabes, notamment à Lod (centre), Jaffa près de Tel-Aviv ou encore Acre, dans le nord du pays.La nuit de vendredi à samedi, marquée par le repos hebdomadaire du Shabbat, a néanmoins été l'une des plus calmes en Israël depuis le début de la semaine. Alors que l'armée israélienne a déjà mobilisé ses réservistes, un possible quatrième front s'est entrouvert.Des tirs de trois roquettes lancées depuis la Syrie ont été entendus vendredi soir dans le nord d'Israël. Un peu plus tôt, à la frontière israélo-libanaise, un membre du Hezbollah participant à une manifestation a été tué par des tirs de l'armée israélienne. Face à l'escalade, le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir dimanche.