Le Royaume-Uni, en revanche, va prolonger le confinement de ses citoyens au moins jusqu'au 1er juin, tandis que la crainte d'un rebond de la pandémie est entretenue par l'apparition de nouveaux foyers, comme à Séoul.

En France, le confinement strict et sans précédent imposé à la population depuis le 17 mars semble avoir porté ses fruits: le bilan quotidien des décès est tombé dimanche soir à 70, le chiffre le plus bas depuis cette date.

Mais avec un bilan total de plus de 26.000 morts, l'un des plus lourds dans le monde, les principaux responsables ont appelé à la prudence, alors que des millions de Français vont sortir de chez eux et reprendre le travail pour relancer une économie nationale presque à l'arrêt depuis deux mois.

"Grâce à vous, le virus a reculé. Mais il est toujours là. SAUVEZ DES VIES RESTEZ PRUDENTS", a tweeté le président Emmanuel Macron dimanche soir, à quelques heures de l'échéance.

Dès 6h00, le métro parisien affichait déjà quasi complet. A Châtelet les Halles, l'un des principaux noeuds de transports du centre de Paris, l'affluence était quasiment celle des jours d'avant le confinement, a constaté une journaliste de l'AFP. Les RER A et B arrivaient remplis de passagers tandis que des hauts-parleurs une voix douce demandait, en vain, de garder "un mètre de distance".

Sur le réseau routier en revanche, ce n'était pas l'affluence des grands jours, avec seulement 11 km de bouchon recensés en Ile-de-France vers 6h30.

Le bilan quotidien des morts du Covid-19 est retombé dimanche à 70, au plus bas depuis la mise sous cloche d'une bonne partie de la population le 17 mars. Mais le bilan total reste lourd, avec au moins 26.380 décès. Même si la pression sur les urgences se réduit toujours.

Avec la levée progressive des restrictions, des centaines de milliers de personnes reprennent le chemin du travail, bientôt suivies par une partie des écoliers.

Toutefois, la loi d'état d'urgence sanitaire n'a pas été promulguée dimanche soir comme espéré par le gouvernement, le Conseil constitutionnel devant l'examiner seulement ce lundi. Dès lors l'exécutif fait appel "au sens de la responsabilité des Français" pour respecter certaines de ses dispositions dans l'intervalle, ont annoncé l'Elysée et Matignon dans un communiqué.

Ceci repousse à lundi soir, sous réserve de cet aval, l'entrée en vigueur de deux dispositions phare: la limitation des déplacements à 100 km et l'attestation obligatoire dans les transports en commun.

Cette remise en mouvement, vitale pour relancer une économie plongée dans une récession jamais vue depuis la Deuxième guerre mondiale avec un chômage partiel touchant plus de 12 millions de personnes, inquiète au plan sanitaire. D'autant que l'apparition de trois nouveaux foyers d'infection dans des zones de l'ouest du pays, classées en "vert", souligne les dangers de ce retour.

Autre dossier brûlant, le retour à l'école qui inquiète élus locaux, profs et parents. Lundi verra une pré-rentrée des enseignants pour organiser la reprise. Les élèves sont attendus à partir de mardi, voire plus tard selon les communes. Mais de nombreux maires rechignent à rouvrir les écoles face au casse tête des règles sanitaires à faire respecter, notamment par les plus jeunes.

Le déconfinement marque aussi la fin des attestions à remplir pour tout déplacement. Et la distance dont on peut s'éloigner de son domicile passe de 1 à 100 kilomètres (une raison "impérieuse", notamment familiale ou professionnelle, sera nécessaire pour aller au-delà). L'interdiction de socialiser est également assouplie et les rassemblements jusqu'à dix personnes autorisés, dans le respect des "gestes barrière".

Quatre régions (Ile-de-France, Hauts-de-France, Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté) et 32 départements, dont Mayotte, où vivent quelque 27 millions de Français au total, restent classées "rouge" en raison de la circulation toujours rapide du virus et du risque de saturation des hôpitaux.

L'Espagne en partie déconfinée

En Espagne, afin de limiter les risques de propagation, seule une partie du pays est déconfinée à partir de lundi. Plusieurs grandes villes, comme Madrid et Barcelone, restent soumises à de sévères restrictions.

Au cours des dernières 24 heures, l'Espagne, qui est elle aussi l'un des pays les plus touchés avec plus de 26.000 morts, a comptabilisé 143 morts du Covid-19, son bilan quotidien le moins élevé depuis le 18 mars.

La Ligue espagnole de football (LaLiga) a fait état dimanche de huit cas positifs au coronavirus, mais son président Javier Tebas espère pouvoir reprendre le championnat le 12 juin.

Alors que le foot européen se remet en ordre de marche après plusieurs mois d'arrêt forcé, les tests de dépistage révèlent des cas dans différents championnats, sans pour autant remettre en cause la reprise.

Le Royaume-Uni prolonge

Le Royaume-Uni, avec près de 32.000 morts, a le bilan le plus lourd après les Etats-Unis, et la situation y reste préoccupante. Le Premier ministre Boris Johnson a annoncé dimanche la prolongation jusqu'au 1er juin du confinement décrété le 23 mars.

M. Johnson a présenté un plan de déconfinement graduel, avec l'espoir de rouvrir progressivement magasins et écoles primaires début juin.

Par ailleurs, le gouvernement britannique compte instaurer prochainement une période de quarantaine obligatoire pour les voyageurs arrivant au Royaume-Uni par avion.

Crainte d'une deuxième vague

Depuis son apparition en Chine en décembre, la maladie a fait plus de 280.000 morts dans le monde, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles dimanche à 19h00 GMT.

Et le risque d'une deuxième vague épidémique, évoqué par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), obsède les gouvernements, d'autant que des signes inquiétants apparaissent.

A Wuhan, la ville chinoise où le virus avait commencé à frapper, les autorités ont annoncé dimanche un nouveau cas, après plus d'un mois de répit.

En Corée du Sud, où l'épidémie avait aussi été jugulée, la capitale Séoul a ordonné des fermetures d'établissements après de nouveaux cas de Covid-19.

Et en Allemagne, souvent citée en exemple pour l'efficacité de sa gestion de la crise, le seuil critique de 50 nouvelles contaminations pour 100.000 habitants a été franchi dans trois cantons.

Ce sont les Etats-Unis qui ont le bilan le plus lourd, avec près de 80.000 morts selon le comptage publié dimanche soir par l'université Johns Hopkins, qui fait référence. Toutefois, le bilan quotidien est de 776 décès, le chiffre le plus bas depuis mars.

Les conseillers économiques du président Donald Trump ont défendu dimanche la possibilité de faire redémarrer l'économie des Etats-Unis en toute sécurité, malgré la poursuite de l'épidémie - et aussi des contaminations au sein même de la Maison Blanche.

Ces derniers jours, deux employés de la West Wing où se trouve le Bureau ovale - un militaire qui est au service du président et la porte-parole du vice-président Mike Pence - ont été testés positifs au virus.

La Maison Blanche a cependant démenti dimanche des informations selon lesquelles Mike Pence se serait placé en quarantaine.

L'Amérique Latine très touchée

L'Amérique latine et les Caraïbes sont une des régions les plus touchées par la pandémie. Le Covid-19 y a tué plus de 20.000 personnes, selon le bilan établi par l'AFP. Le Brésil, qui a passé samedi la barre des 10.000 morts, entre pour plus de la moitié dans ce bilan régional.

L'Afrique du Sud, pays le plus atteint en Afrique sub-saharienne, a passé la barre des 10.000 cas confirmés, dont 194 décès, selon le ministère de la Santé.

Début de déconfinement en Inde

L'Inde a commencé son processus de déconfinement, mais interdit toujours de se déplacer entre Etats, ainsi que les vols nationaux et internationaux.

Elle comptait dimanche près de 63.000 cas et plus de 2.100 morts, et l'épidémie est loin d'y être endiguée. Selon les épidémiologistes, elle ne devrait faire qu'accélérer d'ici à un pic attendu en juin ou juillet.

Les autorités allègent toutefois les restrictions sur les transports. Le réseau ferroviaire de l'Inde, l'un des plus vastes du monde, doit voir reprendre le trafic progressivement à partir de mardi.

Le Royaume-Uni, en revanche, va prolonger le confinement de ses citoyens au moins jusqu'au 1er juin, tandis que la crainte d'un rebond de la pandémie est entretenue par l'apparition de nouveaux foyers, comme à Séoul.En France, le confinement strict et sans précédent imposé à la population depuis le 17 mars semble avoir porté ses fruits: le bilan quotidien des décès est tombé dimanche soir à 70, le chiffre le plus bas depuis cette date.Mais avec un bilan total de plus de 26.000 morts, l'un des plus lourds dans le monde, les principaux responsables ont appelé à la prudence, alors que des millions de Français vont sortir de chez eux et reprendre le travail pour relancer une économie nationale presque à l'arrêt depuis deux mois."Grâce à vous, le virus a reculé. Mais il est toujours là. SAUVEZ DES VIES RESTEZ PRUDENTS", a tweeté le président Emmanuel Macron dimanche soir, à quelques heures de l'échéance. Dès 6h00, le métro parisien affichait déjà quasi complet. A Châtelet les Halles, l'un des principaux noeuds de transports du centre de Paris, l'affluence était quasiment celle des jours d'avant le confinement, a constaté une journaliste de l'AFP. Les RER A et B arrivaient remplis de passagers tandis que des hauts-parleurs une voix douce demandait, en vain, de garder "un mètre de distance". Sur le réseau routier en revanche, ce n'était pas l'affluence des grands jours, avec seulement 11 km de bouchon recensés en Ile-de-France vers 6h30. Le bilan quotidien des morts du Covid-19 est retombé dimanche à 70, au plus bas depuis la mise sous cloche d'une bonne partie de la population le 17 mars. Mais le bilan total reste lourd, avec au moins 26.380 décès. Même si la pression sur les urgences se réduit toujours. Avec la levée progressive des restrictions, des centaines de milliers de personnes reprennent le chemin du travail, bientôt suivies par une partie des écoliers. Toutefois, la loi d'état d'urgence sanitaire n'a pas été promulguée dimanche soir comme espéré par le gouvernement, le Conseil constitutionnel devant l'examiner seulement ce lundi. Dès lors l'exécutif fait appel "au sens de la responsabilité des Français" pour respecter certaines de ses dispositions dans l'intervalle, ont annoncé l'Elysée et Matignon dans un communiqué. Ceci repousse à lundi soir, sous réserve de cet aval, l'entrée en vigueur de deux dispositions phare: la limitation des déplacements à 100 km et l'attestation obligatoire dans les transports en commun.Cette remise en mouvement, vitale pour relancer une économie plongée dans une récession jamais vue depuis la Deuxième guerre mondiale avec un chômage partiel touchant plus de 12 millions de personnes, inquiète au plan sanitaire. D'autant que l'apparition de trois nouveaux foyers d'infection dans des zones de l'ouest du pays, classées en "vert", souligne les dangers de ce retour. Autre dossier brûlant, le retour à l'école qui inquiète élus locaux, profs et parents. Lundi verra une pré-rentrée des enseignants pour organiser la reprise. Les élèves sont attendus à partir de mardi, voire plus tard selon les communes. Mais de nombreux maires rechignent à rouvrir les écoles face au casse tête des règles sanitaires à faire respecter, notamment par les plus jeunes. Le déconfinement marque aussi la fin des attestions à remplir pour tout déplacement. Et la distance dont on peut s'éloigner de son domicile passe de 1 à 100 kilomètres (une raison "impérieuse", notamment familiale ou professionnelle, sera nécessaire pour aller au-delà). L'interdiction de socialiser est également assouplie et les rassemblements jusqu'à dix personnes autorisés, dans le respect des "gestes barrière". Quatre régions (Ile-de-France, Hauts-de-France, Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté) et 32 départements, dont Mayotte, où vivent quelque 27 millions de Français au total, restent classées "rouge" en raison de la circulation toujours rapide du virus et du risque de saturation des hôpitaux.En Espagne, afin de limiter les risques de propagation, seule une partie du pays est déconfinée à partir de lundi. Plusieurs grandes villes, comme Madrid et Barcelone, restent soumises à de sévères restrictions.Au cours des dernières 24 heures, l'Espagne, qui est elle aussi l'un des pays les plus touchés avec plus de 26.000 morts, a comptabilisé 143 morts du Covid-19, son bilan quotidien le moins élevé depuis le 18 mars.La Ligue espagnole de football (LaLiga) a fait état dimanche de huit cas positifs au coronavirus, mais son président Javier Tebas espère pouvoir reprendre le championnat le 12 juin.Alors que le foot européen se remet en ordre de marche après plusieurs mois d'arrêt forcé, les tests de dépistage révèlent des cas dans différents championnats, sans pour autant remettre en cause la reprise.Le Royaume-Uni, avec près de 32.000 morts, a le bilan le plus lourd après les Etats-Unis, et la situation y reste préoccupante. Le Premier ministre Boris Johnson a annoncé dimanche la prolongation jusqu'au 1er juin du confinement décrété le 23 mars.M. Johnson a présenté un plan de déconfinement graduel, avec l'espoir de rouvrir progressivement magasins et écoles primaires début juin.Par ailleurs, le gouvernement britannique compte instaurer prochainement une période de quarantaine obligatoire pour les voyageurs arrivant au Royaume-Uni par avion.Depuis son apparition en Chine en décembre, la maladie a fait plus de 280.000 morts dans le monde, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles dimanche à 19h00 GMT.Et le risque d'une deuxième vague épidémique, évoqué par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), obsède les gouvernements, d'autant que des signes inquiétants apparaissent.A Wuhan, la ville chinoise où le virus avait commencé à frapper, les autorités ont annoncé dimanche un nouveau cas, après plus d'un mois de répit.En Corée du Sud, où l'épidémie avait aussi été jugulée, la capitale Séoul a ordonné des fermetures d'établissements après de nouveaux cas de Covid-19.Et en Allemagne, souvent citée en exemple pour l'efficacité de sa gestion de la crise, le seuil critique de 50 nouvelles contaminations pour 100.000 habitants a été franchi dans trois cantons.Ce sont les Etats-Unis qui ont le bilan le plus lourd, avec près de 80.000 morts selon le comptage publié dimanche soir par l'université Johns Hopkins, qui fait référence. Toutefois, le bilan quotidien est de 776 décès, le chiffre le plus bas depuis mars.Les conseillers économiques du président Donald Trump ont défendu dimanche la possibilité de faire redémarrer l'économie des Etats-Unis en toute sécurité, malgré la poursuite de l'épidémie - et aussi des contaminations au sein même de la Maison Blanche.Ces derniers jours, deux employés de la West Wing où se trouve le Bureau ovale - un militaire qui est au service du président et la porte-parole du vice-président Mike Pence - ont été testés positifs au virus. La Maison Blanche a cependant démenti dimanche des informations selon lesquelles Mike Pence se serait placé en quarantaine.L'Amérique latine et les Caraïbes sont une des régions les plus touchées par la pandémie. Le Covid-19 y a tué plus de 20.000 personnes, selon le bilan établi par l'AFP. Le Brésil, qui a passé samedi la barre des 10.000 morts, entre pour plus de la moitié dans ce bilan régional.L'Afrique du Sud, pays le plus atteint en Afrique sub-saharienne, a passé la barre des 10.000 cas confirmés, dont 194 décès, selon le ministère de la Santé.L'Inde a commencé son processus de déconfinement, mais interdit toujours de se déplacer entre Etats, ainsi que les vols nationaux et internationaux.Elle comptait dimanche près de 63.000 cas et plus de 2.100 morts, et l'épidémie est loin d'y être endiguée. Selon les épidémiologistes, elle ne devrait faire qu'accélérer d'ici à un pic attendu en juin ou juillet.Les autorités allègent toutefois les restrictions sur les transports. Le réseau ferroviaire de l'Inde, l'un des plus vastes du monde, doit voir reprendre le trafic progressivement à partir de mardi.