Le président Emmanuel Macron s'adressera aux Français à 20h ce mercredi soir. Pour annoncer des mesures d'ampleur face à la troisième vague ? Il s'exprimera après un Conseil de défense au cours duquel "des décisions ont été actées", assure le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

Depuis le début de la crise sanitaire il y un an, c'est toujours par la voix du président lui-même, et non celle de son Premier ministre, que son venue les annonces des plus grandes mesures. Sa précédente allocution du genre date du 27 novembre.

Hôpitaux sous tension

Ce qui inquiète particulièrement, c'est la hausse des chiffres mettant l'hôpital sous une très forte tension. Le nombre de malades en réanimation a grimpé à 5.072, au-delà des capacités hospitalières normales et du pic de la deuxième vague de novembre. Le taux d'incidence a également augmenté. En comptant les malades du Covid et les autres, près de neuf lits de réanimation sur 10 sont actuellement occupés.

Cette dégradation n'a fait qu'accentuer la pression sur le chef de l'Etat, pressé par de nombreux médecins, mais aussi l'opposition, de prendre des mesures plus efficaces, voire un confinement strict qu'Emmanuel Macron a jusqu'ici refusé.

Macron sous pression

Pour prendre ses décisions, Emmanuel Macron tiendra compte des dernières données de l'épidémie, sans pouvoir réellement évaluer encore l'effet du confinement hybride mis en place il y a 13 jours dans 16, puis 19, départements.

Plusieurs options sont sur la table, selon les médias français. Fermer les écoles en avançant les vacances de Pâques, comme c'est le cas en Belgique, ou bien une pause de quatre semaines, avec une semaine à distance et trois semaines de vacances. La France envisage aussi d'étendre les mesures de freinage à tout le territoire, selon BFM. Les Français craignent tout particulièrement un confinement strict, comme au printemps 2020.

Le gouvernement ne veut se résoudre qu'en dernier recours à la fermeture des établissements scolaires afin de limiter les contaminations, en raison de son impact sur l'échec scolaire, sur la santé mentale des jeunes, mais aussi sur l'économie, rendant plus difficile le travail des parents obligés de garder les enfants à la maison.

Jean Castex doit prononcer demain une déclaration, qui sera suivie d'un débat et d'un vote devant les deux chambres du parlement, "sur l'évolution de la situation sanitaire et les mesures nécessaires pour y répondre." Car le débat autour du rôle du Parlement dans la mise en oeuvre des mesures Covid ne secoue pas que la Belgique. Le Premier ministre français s'était engagé à se présenter devant le Parlement en cas de nouvelles décisions de portée nationale.

(avec AFP)

Le président Emmanuel Macron s'adressera aux Français à 20h ce mercredi soir. Pour annoncer des mesures d'ampleur face à la troisième vague ? Il s'exprimera après un Conseil de défense au cours duquel "des décisions ont été actées", assure le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.Depuis le début de la crise sanitaire il y un an, c'est toujours par la voix du président lui-même, et non celle de son Premier ministre, que son venue les annonces des plus grandes mesures. Sa précédente allocution du genre date du 27 novembre.Ce qui inquiète particulièrement, c'est la hausse des chiffres mettant l'hôpital sous une très forte tension. Le nombre de malades en réanimation a grimpé à 5.072, au-delà des capacités hospitalières normales et du pic de la deuxième vague de novembre. Le taux d'incidence a également augmenté. En comptant les malades du Covid et les autres, près de neuf lits de réanimation sur 10 sont actuellement occupés.Cette dégradation n'a fait qu'accentuer la pression sur le chef de l'Etat, pressé par de nombreux médecins, mais aussi l'opposition, de prendre des mesures plus efficaces, voire un confinement strict qu'Emmanuel Macron a jusqu'ici refusé.Pour prendre ses décisions, Emmanuel Macron tiendra compte des dernières données de l'épidémie, sans pouvoir réellement évaluer encore l'effet du confinement hybride mis en place il y a 13 jours dans 16, puis 19, départements.Plusieurs options sont sur la table, selon les médias français. Fermer les écoles en avançant les vacances de Pâques, comme c'est le cas en Belgique, ou bien une pause de quatre semaines, avec une semaine à distance et trois semaines de vacances. La France envisage aussi d'étendre les mesures de freinage à tout le territoire, selon BFM. Les Français craignent tout particulièrement un confinement strict, comme au printemps 2020.Le gouvernement ne veut se résoudre qu'en dernier recours à la fermeture des établissements scolaires afin de limiter les contaminations, en raison de son impact sur l'échec scolaire, sur la santé mentale des jeunes, mais aussi sur l'économie, rendant plus difficile le travail des parents obligés de garder les enfants à la maison.Jean Castex doit prononcer demain une déclaration, qui sera suivie d'un débat et d'un vote devant les deux chambres du parlement, "sur l'évolution de la situation sanitaire et les mesures nécessaires pour y répondre." Car le débat autour du rôle du Parlement dans la mise en oeuvre des mesures Covid ne secoue pas que la Belgique. Le Premier ministre français s'était engagé à se présenter devant le Parlement en cas de nouvelles décisions de portée nationale.(avec AFP)