"Il semble également maintenant qu'il existe des preuves que le nouveau variant, le variant qui a été identifié pour la première fois à Londres, et le sud-est (de l'Angleterre), peut être lié à un degré plus élevé de mortalité", a déclaré le Premier ministre britannique Boris Johnson lors d'une conférence de presse.

Pour les hommes âgés d'une soixantaine d'années, le risque de mortalité est de 10 sur 1.000 avec le virus, un chiffre qui atteint 13 à 14 sur 1.000 avec le nouveau variant, a indiqué le conseiller scientifique du gouvernement, Patrick Vallance.

Le variant anglais continue de se propager dans le monde, touchant au moins 60 pays et territoires.

- "contrôles aux frontières" -

Le variant sud-africain du coronavirus se diffuse plus lentement et est présent dans 23 Etats et territoires d'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les Européens sont "de plus en plus inquiets au sujet des différents variants", a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, estimant que "les voyages non essentiels" devaient être "déconseillés".

Ursula von der Leyen, Francisco Seco/REUTERS
Ursula von der Leyen © Francisco Seco/REUTERS

L'agence européenne chargée des épidémies a relevé à "élevé/très élevé" le risque lié aux nouveaux variants, prévoyant "une escalade rapide de la rigueur des mesures dans les semaines à venir".

L'Allemagne a franchi vendredi le seuil des 50.000 morts. Moins touchée par la première vague du printemps que ses voisins, elle est frappée de plein fouet par la deuxième.

La tendance est au ralentissement depuis une semaine - signal "encourageant" pour le ministre de la Santé Jens Spahn - mais les chiffres restant élevés (859 morts en 24 heures), les autorités ont durci jusqu'à mi-février l'arsenal contre le Covid.

Un premier cas d'un variant brésilien du coronavirus a été identifié en Allemagne, chez une personne revenant du Brésil, ont fait savoir vendredi les autorités de l'Etat de Hesse (ouest).

Sous confinement général depuis déjà une semaine, le Portugal a fermé vendredi ses écoles, crèches et universités pour 15 jours.

En Espagne (plus de 55.000 morts et 2,4 millions de cas), comme redouté, les fêtes de fin d'année ont fait bondir les contaminations à des niveaux record.

La région de Madrid, l'une des plus touchées d'Espagne par la pandémie, a annoncé vendredi de nouvelles restrictions, avançant l'heure du couvre-feu et l'horaire de fermeture des bars et des restaurants.

- Zidane testé positif -

L'entraîneur français du Real Madrid, Zinédine Zidane, a été testé positif au Covid-19. "J'ai parlé avec l'entraîneur ce matin (vendredi) et il se sent bien", a déclaré son assistant David Bettoni, qui va le remplacer.

Autre mauvaise nouvelle, les livraisons du vaccin AstraZeneca/Oxford en Europe, sous réserve de son approbation, seront moins importantes que prévu, en raison d'une "baisse de rendement" sur un site de fabrication, a indiqué vendredi le groupe britannique à l'AFP.

L'Union européenne et l'EMA sont sous pression pour accélérer l'approbation de nouveaux vaccins contre le virus.

Bien que le vaccin "Spoutnik V" de la Russie n'ait pas encore été autorisé dans l'UE, le gouvernement hongrois, critique à l'égard des "lenteurs" européennes, a annoncé vendredi un accord pour en acheter jusqu'à deux millions de doses.

Aux Etats-Unis, Joe Biden va prendre un décret pour accroître l'aide aux millions d'Américains sans emploi qui se pressent dans les banques alimentaires.

"Près de 30 millions d'Américains souffrent de ne pas avoir assez à manger", a souligné Brian Deese, le directeur du Conseil national économique de la Maison Blanche, soit un foyer américain sur sept.

En trois jours, M. Biden a signé près de trente décrets, dont certains sur des obligations de quarantaine et de port du masque dans le pays le plus endeuillé de la planète, avec 410.000 morts, un bilan qui a dépassé pour les Etats-Unis celui de la Deuxième guerre mondiale.

Belga
© Belga

Il a promis une mobilisation digne d'un "temps de guerre".

Après un pic, la pandémie a décéléré partout cette semaine (634.200 nouveaux cas quotidiens en moyenne, soit -12%), sauf en Amérique latine.

Elle a fait au moins 2.092.736 morts et contaminé plus de 97 millions de personnes, selon un comptage de l'AFP. L'Europe et l'Amérique du Nord concentrent les deux tiers des nouvelles contaminations.

Face à ces chiffres vertigineux et à des campagnes de vaccination embryonnaires, un retour à la normale semble lointain.

- Rio renonce au carnaval -

Pékin a entamé vendredi le dépistage de deux millions de ses habitants après quelques cas de Covid, dont certains du variant anglais.

A Hong Kong, les autorités ont instauré un premier confinement depuis le début de la pandémie, dans un des quartiers les plus pauvres et densément peuplés.

Le Brésil, le deuxième pays le plus endeuillé (plus de 214.000 morts), attend deux millions de doses du vaccin britannique AstraZeneca/Oxford fabriqué en Inde, ce qui lui permettra d'accélérer sa campagne de vaccination.

Le système de santé de ce pays est saturé et l'épidémie s'intensifie, au point que Rio de Janeiro a renoncé à organiser en 2021 son célèbre carnaval.

"Il semble également maintenant qu'il existe des preuves que le nouveau variant, le variant qui a été identifié pour la première fois à Londres, et le sud-est (de l'Angleterre), peut être lié à un degré plus élevé de mortalité", a déclaré le Premier ministre britannique Boris Johnson lors d'une conférence de presse.Pour les hommes âgés d'une soixantaine d'années, le risque de mortalité est de 10 sur 1.000 avec le virus, un chiffre qui atteint 13 à 14 sur 1.000 avec le nouveau variant, a indiqué le conseiller scientifique du gouvernement, Patrick Vallance.Le variant anglais continue de se propager dans le monde, touchant au moins 60 pays et territoires.Le variant sud-africain du coronavirus se diffuse plus lentement et est présent dans 23 Etats et territoires d'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS).Les Européens sont "de plus en plus inquiets au sujet des différents variants", a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, estimant que "les voyages non essentiels" devaient être "déconseillés".L'agence européenne chargée des épidémies a relevé à "élevé/très élevé" le risque lié aux nouveaux variants, prévoyant "une escalade rapide de la rigueur des mesures dans les semaines à venir".L'Allemagne a franchi vendredi le seuil des 50.000 morts. Moins touchée par la première vague du printemps que ses voisins, elle est frappée de plein fouet par la deuxième.La tendance est au ralentissement depuis une semaine - signal "encourageant" pour le ministre de la Santé Jens Spahn - mais les chiffres restant élevés (859 morts en 24 heures), les autorités ont durci jusqu'à mi-février l'arsenal contre le Covid.Un premier cas d'un variant brésilien du coronavirus a été identifié en Allemagne, chez une personne revenant du Brésil, ont fait savoir vendredi les autorités de l'Etat de Hesse (ouest).Sous confinement général depuis déjà une semaine, le Portugal a fermé vendredi ses écoles, crèches et universités pour 15 jours.En Espagne (plus de 55.000 morts et 2,4 millions de cas), comme redouté, les fêtes de fin d'année ont fait bondir les contaminations à des niveaux record. La région de Madrid, l'une des plus touchées d'Espagne par la pandémie, a annoncé vendredi de nouvelles restrictions, avançant l'heure du couvre-feu et l'horaire de fermeture des bars et des restaurants.L'entraîneur français du Real Madrid, Zinédine Zidane, a été testé positif au Covid-19. "J'ai parlé avec l'entraîneur ce matin (vendredi) et il se sent bien", a déclaré son assistant David Bettoni, qui va le remplacer.Autre mauvaise nouvelle, les livraisons du vaccin AstraZeneca/Oxford en Europe, sous réserve de son approbation, seront moins importantes que prévu, en raison d'une "baisse de rendement" sur un site de fabrication, a indiqué vendredi le groupe britannique à l'AFP.L'Union européenne et l'EMA sont sous pression pour accélérer l'approbation de nouveaux vaccins contre le virus.Bien que le vaccin "Spoutnik V" de la Russie n'ait pas encore été autorisé dans l'UE, le gouvernement hongrois, critique à l'égard des "lenteurs" européennes, a annoncé vendredi un accord pour en acheter jusqu'à deux millions de doses.Aux Etats-Unis, Joe Biden va prendre un décret pour accroître l'aide aux millions d'Américains sans emploi qui se pressent dans les banques alimentaires."Près de 30 millions d'Américains souffrent de ne pas avoir assez à manger", a souligné Brian Deese, le directeur du Conseil national économique de la Maison Blanche, soit un foyer américain sur sept.En trois jours, M. Biden a signé près de trente décrets, dont certains sur des obligations de quarantaine et de port du masque dans le pays le plus endeuillé de la planète, avec 410.000 morts, un bilan qui a dépassé pour les Etats-Unis celui de la Deuxième guerre mondiale. Il a promis une mobilisation digne d'un "temps de guerre".Après un pic, la pandémie a décéléré partout cette semaine (634.200 nouveaux cas quotidiens en moyenne, soit -12%), sauf en Amérique latine. Elle a fait au moins 2.092.736 morts et contaminé plus de 97 millions de personnes, selon un comptage de l'AFP. L'Europe et l'Amérique du Nord concentrent les deux tiers des nouvelles contaminations.Face à ces chiffres vertigineux et à des campagnes de vaccination embryonnaires, un retour à la normale semble lointain.Pékin a entamé vendredi le dépistage de deux millions de ses habitants après quelques cas de Covid, dont certains du variant anglais. A Hong Kong, les autorités ont instauré un premier confinement depuis le début de la pandémie, dans un des quartiers les plus pauvres et densément peuplés.Le Brésil, le deuxième pays le plus endeuillé (plus de 214.000 morts), attend deux millions de doses du vaccin britannique AstraZeneca/Oxford fabriqué en Inde, ce qui lui permettra d'accélérer sa campagne de vaccination.Le système de santé de ce pays est saturé et l'épidémie s'intensifie, au point que Rio de Janeiro a renoncé à organiser en 2021 son célèbre carnaval.