"En Angleterre, ce nouveau variant s'est répandu en octobre et novembre, mais les gens ne s'en sont pas rendu compte. Suite aux assouplissements pendant la période de Noël, ils ont assisté à une énorme explosion", a déclaré Goossens. "Ce variant ne remplace le virus 'classique', mais il vient s'y ajouter. Et c'est très problématique".
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"En Angleterre, ce nouveau variant s'est répandu en octobre et novembre, mais les gens ne s'en sont pas rendu compte. Suite aux assouplissements pendant la période de Noël, ils ont assisté à une énorme explosion", a déclaré Goossens. "Ce variant ne remplace le virus 'classique', mais il vient s'y ajouter. Et c'est très problématique".Goossens constate également que le nombre d'infections par la version mutée augmente sensiblement dans notre pays. Nous pouvons encore limiter la casse, mais selon le professeur, il est grand temps. "Le variant a été identifié dans notre pays à la fin du mois de décembre, et tout comme en Angleterre, nous n'avons aucune idée de ce qui se passe. La menace est gigantesque. Quelque chose se trame sous notre nez et nous ne le réalisons pas assez. La situation actuelle est similaire à celle de février dernier, où beaucoup de gens pensaient aussi que c'était 'juste une petite grippe'".Vitesse de l'éclair "Le nombre d'infections grimpe à la vitesse de l'éclair. Le 23 décembre, j'ai diagnostiqué le premier cas du variant britannique. Dans la semaine du 11 au 17 janvier, j'ai eu 40 échantillons supplémentaires, soit une augmentation de 80 %. Et j'entends la même chose de la part de collègues des huit autres laboratoires de tests en Belgique", explique le chercheur au quotidien De Morgen.Selon Goossens, l'amélioration des chiffres de la pandémie nous a tous un peu endormis. Selon lui, des mesures supplémentaires ne sont pas immédiatement nécessaires, mais il est important de respecter strictement les mesures en vigueur. "Prendre des mesures supplémentaires est de toute façon une décision politique, mais je suis convaincu que le ministre Vandenbroucke est bien conscient de la menace. Nous devons respecter les mesures actuelles, nous concentrer sur le testing élargi, la recherche des contacts et l'isolement. Si nous ne respectons pas les mesures, le variant britannique sera dominant à la fin du mois de février ou au début du mois de mars. Nous avons donc très peu de temps pour éviter ça", conclut Goossens. 178 variants en Belgique "À ce jour, 178 variants 501Y.V1 (UK) et 8 variants 501Y.V2 (Afrique du Sud) ont été identifiés en Belgique", indiquait ce jeudi soir le virologue Emmanuel André. "Nous n'avons pas pu éviter en Belgique l'introduction de nombreux variants importés durant la période de vacances, et les stratégies actuelles de dépistage, recherche de contacts et d'isolation/quarantaine n'ont pas empêché l'émergence de multiples foyers secondaires. Ces stratégies sont très efficaces, mais elles perdent en efficacité quand tout le monde n'y adhère pas. À situation inchangée (mêmes mesures et même niveau d'application des mesures), le phénomène des variants va continuer à s'amplifier", précise-t-il sur Twitter.CB/OL/Belga