Au total 100.002 personnes ont été contaminées et 3.407 sont décédées. La hausse -- 2.492 nouvelles contaminations rapportées depuis jeudi à 17h00 -- est notamment liée à l'augmentation des cas en Iran, avec 1.234 nouveaux cas.

La Chine (sans les territoires de Hong Kong et Macao), où l'épidémie s'est déclarée fin décembre, comptait 80.552 cas, dont 3.042 décès. 143 nouvelles contaminations et 30 nouveaux décès y ont été annoncés.

Ailleurs dans le monde, 19.450 cas (2.349 nouveaux) étaient recensés vendredi à 15h00 GMT, dont 365 décès (31 nouveaux).

Fin de quarantaine ?

La région pourrait bientôt être rouverte, a laissé entendre vendredi le secrétaire général adjoint du gouvernement, Ding Xiangyang.

"Le jour que tout le monde attend ne devrait plus être si loin que ça", a-t-il déclaré, alors que le régime communiste fait l'objet d'une contestation inhabituelle, les habitants confinés souffrant d'un manque de vivres.

Un peu plus tôt, la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme avait mis en garde sur le respect des droits humains malgré les mesures de lutte contre l'épidémie.

Usant de la même stratégie de confinement, un des rares moyens permettant de ralentir l'avancée du Coviv-19 en l'absence d'un vaccin, 13 pays ont pris la décision de fermer leurs établissements scolaires: 300 millions d'élèves dans le monde sont privés d'école pour plusieurs semaines.

Après l'affaire du Diamond Princess, un paquebot tenu en février en quarantaine au Japon, où plus de 700 contaminations, dont six mortelles, ont été recensées, la Californie tient à distance de ses côtes un navire de croisière afin de déterminer si les près de 3.500 personnes à bord, passagers et équipage, ont contracté la maladie. Un homme de 71 ans est en effet mort du coronavirus après avoir voyagé sur le bateau, le Grand Princess, durant une récente croisière.

Même cas de figure sur un bateau de croisière sur le Nil en Egypte, où 12 cas ont été détectés parmi le personnel.

En Grèce, c'est un groupe d'au moins 34 personnages infectées ayant voyagé dans le même autocar pour un pélerinage en Israël qui concentre toute l'attention.

L'épidémie se propage

Les températures jouent probablement un rôle dans la diffusion d'un virus. Mais elles ne sont pas le seul facteur., ERIC LALMAND/BELGAIMAGE
Les températures jouent probablement un rôle dans la diffusion d'un virus. Mais elles ne sont pas le seul facteur. © ERIC LALMAND/BELGAIMAGE

Outre la Chine, les pays les plus touchés sont la Corée du Sud (6.284 cas dont 196 nouveaux, 42 décès), l'Iran (4.747 cas dont 1.234 nouveaux, 124 décès), l'Italie (3.858 cas, 148 décès) puis la France (577 cas dont 200 nouveaux, 9 décès).

Vendredi le Togo, les Territoires palestiniens, la Serbie, le Vatican, la Slovaquie, le Pérou ou encore le Bhoutan ont annoncé de premiers cas.

L'angoisse sur les marchés financiers grandissait: les bourses asiatiques puis européennes ont plongé, confirmant la crainte de conséquences économiques à long terme. Wall Street a aussi ouvert en forte baisse vendredi.

Le président américain Donald Trump s'est voulu rassurant, convaincu que les marchés allaient "rebondir" et a appelé la Fed à abaisser ses taux pour stimuler l'économie.

L'épidémie, qui perturbe la vie quotidienne dans un nombre croissant de pays, bouscule les relations entre Etats. La Corée du Sud a menacé vendredi de prendre des représailles contre les mesures "irrationnelles" de quarantaine imposées par Tokyo aux personnes arrivant en provenance de Corée du Sud, et accusé le Japon d'arrière-pensées politiques.

Nombre de pays prennent des mesures d'interdiction de territoire ou de quarantaine pour des voyageurs provenant de pays touchés. Au moins 36 pays ont déjà imposé une interdiction totale d'entrée aux personnes arrivant de Corée du Sud, selon Séoul, et 22 autres ont pris des mesures de quarantaine.

Ruée sur les masques

Les populations se ruent sur les masques, désinfectants, gants ou combinaisons, seuls remparts connus contre le virus. Pour garantir un approvisionnement suffisant, de nombreux Etats interdisent l'exportation du matériel médical.

Face à ces mesures d'autosuffisance, l'Union européenne a appelé à la "solidarité" mais les pays qui ont pris de telles dispositions ont défendu leur choix.

"Nous nous sommes rendus compte qu'ils n'allaient pas là où ils sont nécessaires mais là où on paie le plus cher. C'est pourquoi nous avons eu recours à cette mesure imparfaite", s'est justifié le ministre allemand de la Santé Jens Spahn, dont le pays a interdit mercredi l'exportation de matériel médical de protection.

L'Italie, qui ne produit pas de masques, va en recevoir 800.000 d'Afrique du Sud en deux jours mais elle a besoin d'une dizaine de millions d'autres pour faire face à la situation.

Toujours dans l'optique de freiner la progression du virus, les évènements de grande ampleur, notamment les compétitions sportives, sont annulés ou reportés.

Outre les courses cyclistes italiennes de Milan-Sanremo et de Tirreno-Adriatico, les mondiaux de semi-marathon prévus fin mars en Pologne ont été reportés au 17 octobre.

Lufthansa va réduire fortement ses capacités de vol

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Le géant aérien Lufthansa a annoncé vendredi qu'il allait réduire ses capacités de vol en raison d'une "baisse drastique des réservations" imputée à l'épidémie du nouveau coronavirus, envisageant d'aller jusqu'à 50% contre un quart annoncé auparavant.

"Les capacités offertes", c'est-à-dire le nombre de passagers pouvant voler sur les liaisons du groupe allemand, "seront réduites encore plus que prévu auparavant", d'une proportion allant jusqu'à -50%, "en fonction de l'évolution future de la demande", indique Lufthansa dans un communiqué.

En début de semaine, le groupe envisageait encore de ne réduire que de 25% au maximum ses capacités de court et moyen courrier. Une mesure entraînant la suppression de 7.100 vols en Europe d'ici la fin de son plan de vol hivernal et l'immobilisation dès cette semaine de 150 avions.

Mais, face aux baisses de réservation et à la hausse des annulations émanant des clients, qui "concernent toutes les régions", Lufthansa a dû se résoudre à aller plus loin.

"Ces mesures servent à réduire l'impact financier de la chute de la demande" et "viennent en plus des économies prévues", a justifié le groupe allemand.

Face à l'épidémie, le groupe va également geler ses embauches et proposer des congés sans solde à ses employés.

Lufthansa étudie également l'option du chômage partiel, a expliqué un porte-parole à l'AFP.

Le groupe a suspendu ses vols vers la Chine continentale et l'Iran et a annulé une partie de ses liaisons avec l'Italie en raison du virus.

Lufthansa et ses filiales Swiss et Austrian Airlines ne desservent plus non plus Israël après la décision du pays d'interdire l'accès à son territoire aux ressortissants de plusieurs pays européens.

A la Bourse de Francfort, le titre était quasi stable (+0.13 à 11,52 euros) dans un Dax en nette baisse de 3,18% mais l'action Lufthansa a déjà subi des pertes de près de 30% depuis le début de l'année.

Au total 100.002 personnes ont été contaminées et 3.407 sont décédées. La hausse -- 2.492 nouvelles contaminations rapportées depuis jeudi à 17h00 -- est notamment liée à l'augmentation des cas en Iran, avec 1.234 nouveaux cas.La Chine (sans les territoires de Hong Kong et Macao), où l'épidémie s'est déclarée fin décembre, comptait 80.552 cas, dont 3.042 décès. 143 nouvelles contaminations et 30 nouveaux décès y ont été annoncés.Ailleurs dans le monde, 19.450 cas (2.349 nouveaux) étaient recensés vendredi à 15h00 GMT, dont 365 décès (31 nouveaux).La région pourrait bientôt être rouverte, a laissé entendre vendredi le secrétaire général adjoint du gouvernement, Ding Xiangyang."Le jour que tout le monde attend ne devrait plus être si loin que ça", a-t-il déclaré, alors que le régime communiste fait l'objet d'une contestation inhabituelle, les habitants confinés souffrant d'un manque de vivres.Un peu plus tôt, la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme avait mis en garde sur le respect des droits humains malgré les mesures de lutte contre l'épidémie.Usant de la même stratégie de confinement, un des rares moyens permettant de ralentir l'avancée du Coviv-19 en l'absence d'un vaccin, 13 pays ont pris la décision de fermer leurs établissements scolaires: 300 millions d'élèves dans le monde sont privés d'école pour plusieurs semaines.Après l'affaire du Diamond Princess, un paquebot tenu en février en quarantaine au Japon, où plus de 700 contaminations, dont six mortelles, ont été recensées, la Californie tient à distance de ses côtes un navire de croisière afin de déterminer si les près de 3.500 personnes à bord, passagers et équipage, ont contracté la maladie. Un homme de 71 ans est en effet mort du coronavirus après avoir voyagé sur le bateau, le Grand Princess, durant une récente croisière.Même cas de figure sur un bateau de croisière sur le Nil en Egypte, où 12 cas ont été détectés parmi le personnel.En Grèce, c'est un groupe d'au moins 34 personnages infectées ayant voyagé dans le même autocar pour un pélerinage en Israël qui concentre toute l'attention.Outre la Chine, les pays les plus touchés sont la Corée du Sud (6.284 cas dont 196 nouveaux, 42 décès), l'Iran (4.747 cas dont 1.234 nouveaux, 124 décès), l'Italie (3.858 cas, 148 décès) puis la France (577 cas dont 200 nouveaux, 9 décès).Vendredi le Togo, les Territoires palestiniens, la Serbie, le Vatican, la Slovaquie, le Pérou ou encore le Bhoutan ont annoncé de premiers cas.L'angoisse sur les marchés financiers grandissait: les bourses asiatiques puis européennes ont plongé, confirmant la crainte de conséquences économiques à long terme. Wall Street a aussi ouvert en forte baisse vendredi.Le président américain Donald Trump s'est voulu rassurant, convaincu que les marchés allaient "rebondir" et a appelé la Fed à abaisser ses taux pour stimuler l'économie.L'épidémie, qui perturbe la vie quotidienne dans un nombre croissant de pays, bouscule les relations entre Etats. La Corée du Sud a menacé vendredi de prendre des représailles contre les mesures "irrationnelles" de quarantaine imposées par Tokyo aux personnes arrivant en provenance de Corée du Sud, et accusé le Japon d'arrière-pensées politiques.Nombre de pays prennent des mesures d'interdiction de territoire ou de quarantaine pour des voyageurs provenant de pays touchés. Au moins 36 pays ont déjà imposé une interdiction totale d'entrée aux personnes arrivant de Corée du Sud, selon Séoul, et 22 autres ont pris des mesures de quarantaine.Les populations se ruent sur les masques, désinfectants, gants ou combinaisons, seuls remparts connus contre le virus. Pour garantir un approvisionnement suffisant, de nombreux Etats interdisent l'exportation du matériel médical.Face à ces mesures d'autosuffisance, l'Union européenne a appelé à la "solidarité" mais les pays qui ont pris de telles dispositions ont défendu leur choix. "Nous nous sommes rendus compte qu'ils n'allaient pas là où ils sont nécessaires mais là où on paie le plus cher. C'est pourquoi nous avons eu recours à cette mesure imparfaite", s'est justifié le ministre allemand de la Santé Jens Spahn, dont le pays a interdit mercredi l'exportation de matériel médical de protection.L'Italie, qui ne produit pas de masques, va en recevoir 800.000 d'Afrique du Sud en deux jours mais elle a besoin d'une dizaine de millions d'autres pour faire face à la situation.Toujours dans l'optique de freiner la progression du virus, les évènements de grande ampleur, notamment les compétitions sportives, sont annulés ou reportés.Outre les courses cyclistes italiennes de Milan-Sanremo et de Tirreno-Adriatico, les mondiaux de semi-marathon prévus fin mars en Pologne ont été reportés au 17 octobre.Le géant aérien Lufthansa a annoncé vendredi qu'il allait réduire ses capacités de vol en raison d'une "baisse drastique des réservations" imputée à l'épidémie du nouveau coronavirus, envisageant d'aller jusqu'à 50% contre un quart annoncé auparavant."Les capacités offertes", c'est-à-dire le nombre de passagers pouvant voler sur les liaisons du groupe allemand, "seront réduites encore plus que prévu auparavant", d'une proportion allant jusqu'à -50%, "en fonction de l'évolution future de la demande", indique Lufthansa dans un communiqué.En début de semaine, le groupe envisageait encore de ne réduire que de 25% au maximum ses capacités de court et moyen courrier. Une mesure entraînant la suppression de 7.100 vols en Europe d'ici la fin de son plan de vol hivernal et l'immobilisation dès cette semaine de 150 avions.Mais, face aux baisses de réservation et à la hausse des annulations émanant des clients, qui "concernent toutes les régions", Lufthansa a dû se résoudre à aller plus loin. "Ces mesures servent à réduire l'impact financier de la chute de la demande" et "viennent en plus des économies prévues", a justifié le groupe allemand.Face à l'épidémie, le groupe va également geler ses embauches et proposer des congés sans solde à ses employés.Lufthansa étudie également l'option du chômage partiel, a expliqué un porte-parole à l'AFP.Le groupe a suspendu ses vols vers la Chine continentale et l'Iran et a annulé une partie de ses liaisons avec l'Italie en raison du virus.Lufthansa et ses filiales Swiss et Austrian Airlines ne desservent plus non plus Israël après la décision du pays d'interdire l'accès à son territoire aux ressortissants de plusieurs pays européens.A la Bourse de Francfort, le titre était quasi stable (+0.13 à 11,52 euros) dans un Dax en nette baisse de 3,18% mais l'action Lufthansa a déjà subi des pertes de près de 30% depuis le début de l'année.