Depuis plusieurs mois, l'Inde connaît une flambée épidémique qui s'explique notamment par la circulation d'un nouveau variant B.1.617, appelé communément "variant indien". Porteur de mutations particulièrement puissantes, qui ressemblent à celles identifiées en Afrique du Sud et au Brésil, le variant indien pourrait avoir un impact plus significatif, car il serait résistant aux anticorps.

Les mutations sont classées dans des catégories en fonction de leur transmissibilité, de leur virulence, mais également en fonction de leur potentielle capacité d'échapper à la réponse immunitaire des vaccins anti-covid. Les deux mutations du variant indien sont inquiétantes. La première est connue pour rendre le virus plus transmissible et pourrait également être plus résistante aux vaccins que le virus d'origine. La seconde, la même que pour les variants brésilien et sud-africain, réduirait le pouvoir neutralisant des anticorps.

En Europe

Alors que la France connaît une augmentation du nombre de contaminations liées au variant indien depuis une quinzaine de jours, l'organisme Santé Publique France estime qu'il n'existe pas de diffusion "significative" pour le moment. Au Royaume-Uni, depuis début avril, le variant indien serait identifié plus fréquemment que le variant anglais. Jeudi, le Premier ministre britannique Boris Johnson faisait part de son inquiétude face à des augmentations localisées dans le nord-ouest de l'Angleterre, se montrant tout de même rassurant sur la poursuite du calendrier du déconfinement en Angleterre. Le secrétaire d'État anglais, Nadhim Zahawi a précisé qu'il n'y a "pas d'éléments pour le moment prouvant qu'il résiste aux vaccins ou a des conséquences plus graves pour les gens".

En Belgique, à la date du 10 mai, dix-neuf nouveaux cas d'infection par le variant indien ont été découvert en Belgique, a confirmé le virologue Piet Maes, mais selon lui, il est peu probable que le variant devienne dominant dans notre pays. "En Belgique, cinq à dix pour cent des cas positifs font l'objet d'une enquête hebdomadaire (...) dix-neuf cas c'est donc très peu".

Vaccin universel

Les scientifiques craignent que l'addition de ces deux mutations fasse du variant indien, un variant favorisant les réinfections malgré la vaccination. Pour répondre à cette nouvelle menace, les laboratoires réfléchissent à plusieurs stratégies. Administrer une troisième dose, adapter des vaccins existants à ces nouvelles souches (comme pour le vaccin contre la grippe), ou encore développer un vaccin universel contre toutes les souches du coronavirus, serait les solutions proposées par les scientifiques.

Lbachir BenMohamed, à la tête d'un laboratoire d'immunologie cellulaire et moléculaire affilié à l'université d'Irvine, en Californie, travaille à la mise au point de ce vaccin "universel", c'est-à-dire qui serait efficace contre les différentes espèces de coronavirus et leurs variants. "Nous espérons passer aux essais cliniques fin 2021 ou au plus tard début 2022", a-t-il déclaré, au micro d'Europe 1.

Les vaccins à ARN messager semblent efficaces, selon l'Agence européenne de médicaments

Les vaccins anti-Covid utilisant la technologie de l'ARN messager, comme ceux de BioNtech/Pfizer et Moderna, semblent efficaces contre le variant à l'origine d'une flambée des cas en Inde, a indiqué mercredi l'Agence européenne des médicaments (EMA). Les données évaluées par le régulateur européen concernant l'efficacité des vaccins ARNm contre le variant B.1.617 du Covid-19 sont "encourageantes", a déclaré le responsable de la stratégie vaccinale de l'EMA, Marco Cavaleri, lors d'une conférence de presse.L'Italien s'est aussi montré optimiste concernant la capacité des vaccins fonctionnant sur la base d'un adénovirus, soit ceux d'AstraZeneca/Oxford et de Johnson & Johnson, à protéger contre ce variant. Il a dit attendre des données supplémentaires venant d'Inde où une version du vaccin AstraZeneca est administrée."Jusqu'à présent, dans l'ensemble, nous sommes plutôt convaincus que les vaccins seront efficaces contre ce variant", a-t-il dit. Quatre vaccins sont autorisés au sein de l'Union européenne : les vaccins de Pfizer/BioNTech et Moderna, utilisant la technologie ARNm, et ceux d'AstraZeneca et Johnson & Johnson, qui utilisent la technologie du "vecteur viral" qui prennent comme support un type de virus très courant appelé adénovirus.

Depuis plusieurs mois, l'Inde connaît une flambée épidémique qui s'explique notamment par la circulation d'un nouveau variant B.1.617, appelé communément "variant indien". Porteur de mutations particulièrement puissantes, qui ressemblent à celles identifiées en Afrique du Sud et au Brésil, le variant indien pourrait avoir un impact plus significatif, car il serait résistant aux anticorps. Les mutations sont classées dans des catégories en fonction de leur transmissibilité, de leur virulence, mais également en fonction de leur potentielle capacité d'échapper à la réponse immunitaire des vaccins anti-covid. Les deux mutations du variant indien sont inquiétantes. La première est connue pour rendre le virus plus transmissible et pourrait également être plus résistante aux vaccins que le virus d'origine. La seconde, la même que pour les variants brésilien et sud-africain, réduirait le pouvoir neutralisant des anticorps.Alors que la France connaît une augmentation du nombre de contaminations liées au variant indien depuis une quinzaine de jours, l'organisme Santé Publique France estime qu'il n'existe pas de diffusion "significative" pour le moment. Au Royaume-Uni, depuis début avril, le variant indien serait identifié plus fréquemment que le variant anglais. Jeudi, le Premier ministre britannique Boris Johnson faisait part de son inquiétude face à des augmentations localisées dans le nord-ouest de l'Angleterre, se montrant tout de même rassurant sur la poursuite du calendrier du déconfinement en Angleterre. Le secrétaire d'État anglais, Nadhim Zahawi a précisé qu'il n'y a "pas d'éléments pour le moment prouvant qu'il résiste aux vaccins ou a des conséquences plus graves pour les gens".En Belgique, à la date du 10 mai, dix-neuf nouveaux cas d'infection par le variant indien ont été découvert en Belgique, a confirmé le virologue Piet Maes, mais selon lui, il est peu probable que le variant devienne dominant dans notre pays. "En Belgique, cinq à dix pour cent des cas positifs font l'objet d'une enquête hebdomadaire (...) dix-neuf cas c'est donc très peu".Les scientifiques craignent que l'addition de ces deux mutations fasse du variant indien, un variant favorisant les réinfections malgré la vaccination. Pour répondre à cette nouvelle menace, les laboratoires réfléchissent à plusieurs stratégies. Administrer une troisième dose, adapter des vaccins existants à ces nouvelles souches (comme pour le vaccin contre la grippe), ou encore développer un vaccin universel contre toutes les souches du coronavirus, serait les solutions proposées par les scientifiques. Lbachir BenMohamed, à la tête d'un laboratoire d'immunologie cellulaire et moléculaire affilié à l'université d'Irvine, en Californie, travaille à la mise au point de ce vaccin "universel", c'est-à-dire qui serait efficace contre les différentes espèces de coronavirus et leurs variants. "Nous espérons passer aux essais cliniques fin 2021 ou au plus tard début 2022", a-t-il déclaré, au micro d'Europe 1.