À Manaus, capitale de cet Etat presque entièrement recouvert par la forêt amazonienne, "il n'y a plus d'oxygène dans les hôpitaux et certains patients sont au bord de l'asphyxie", a dit à l'AFP Jessem Orellana, de l'antenne amazonienne de l'institut de recherche en santé publique Fiocruz. "Nous sommes au moment le plus critique de la pandémie", a admis pour sa part le gouverneur d'Amazonas, Wilson Lima.

"Notre région produit de grandes quantités d'oxygène (grâce à la forêt), mais aujourd'hui, c'est notre population qui a besoin d'oxygène et de solidarité", a-t-il ajouté, précisant que de nombreux patients seraient transférés vers d'autres Etats. "Il y a un effondrement des soins de santé à Manaus", a reconnu le ministre brésilien de la Santé, Eduardo Pazuello, rappelant que la région avait été l'une des plus touchées en avril, lors de la première vague de l'épidémie. "Nous apportons notre soutien dans tous les aspects, avec pont aérien, fluvial et terrestre", a-t-il ajouté. Des avions militaires avaient pourtant apporté à Manaus près de 400 bombonnes d'oxygène ces cinq derniers jours, mais ce nombre s'est avéré insuffisant.

Pour tenter de limiter le nombre de contaminations - et donc d'hospitalisations - le couvre-feu empêchera la population de sortir de 19h00 à 6h00 du matin. Manaus a enregistré mercredi son quatrième record quotidien consécutif d'enterrements, avec 198 enterrements, dont 87 de personnes décédées des suites du Covid-19, selon les données de la municipalité.

Vaccination pas commencée

Le Brésil a été touché de plein fouet par la deuxième vague de la pandémie, qui a fait plus de 207.000 morts dans ce pays de 212 millions d'habitants. Le taux de mortalité s'élève à 143 pour 100.000 dans l'Etat d'Amazonas, bien plus que la moyenne nationale (98 pour 100.000). Seuls les Etats de Rio de Janeiro et de la capitale fédérale Brasilia le dépassent (respectivement 159 et 146).

"Ici, il n'y a plus le moindre lit d'hôpital vide, plus de bombonnes d'oxygène, plus rien. Il ne nous reste plus qu'à avoir la foi", a dit Luiza Castro, habitante de Manaus. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent des familles de patients amenant elles-mêmes à l'hôpital des bombonnes d'oxygène qu'elles se sont procurées par leurs propres moyens.

Eduardo Pazuello, qui s'est rendu à Manaus en début de semaine, avait promis mercredi que l'Etat d'Amazonas aurait "la priorité" pour la campagne de vaccination, qui n'a pas encore débuté. Jeudi, le ministre a annoncé lors d'une réunion avec une centaine de maires que la vaccination commencerait le 20 janvier, si les demandes d'autorisation d'urgence de vaccins sont approuvées à temps par l'agence régulatrice Anvisa. Ces demandes, qui doivent être traitées dimanche, concernent le vaccin CoronaVac, du laboratoire chinois Sinovac, et celui développé par l'université d'Oxford et le laboratoire anglo-suédois AstraZeneca.

À Manaus, capitale de cet Etat presque entièrement recouvert par la forêt amazonienne, "il n'y a plus d'oxygène dans les hôpitaux et certains patients sont au bord de l'asphyxie", a dit à l'AFP Jessem Orellana, de l'antenne amazonienne de l'institut de recherche en santé publique Fiocruz. "Nous sommes au moment le plus critique de la pandémie", a admis pour sa part le gouverneur d'Amazonas, Wilson Lima."Notre région produit de grandes quantités d'oxygène (grâce à la forêt), mais aujourd'hui, c'est notre population qui a besoin d'oxygène et de solidarité", a-t-il ajouté, précisant que de nombreux patients seraient transférés vers d'autres Etats. "Il y a un effondrement des soins de santé à Manaus", a reconnu le ministre brésilien de la Santé, Eduardo Pazuello, rappelant que la région avait été l'une des plus touchées en avril, lors de la première vague de l'épidémie. "Nous apportons notre soutien dans tous les aspects, avec pont aérien, fluvial et terrestre", a-t-il ajouté. Des avions militaires avaient pourtant apporté à Manaus près de 400 bombonnes d'oxygène ces cinq derniers jours, mais ce nombre s'est avéré insuffisant.Pour tenter de limiter le nombre de contaminations - et donc d'hospitalisations - le couvre-feu empêchera la population de sortir de 19h00 à 6h00 du matin. Manaus a enregistré mercredi son quatrième record quotidien consécutif d'enterrements, avec 198 enterrements, dont 87 de personnes décédées des suites du Covid-19, selon les données de la municipalité.Le Brésil a été touché de plein fouet par la deuxième vague de la pandémie, qui a fait plus de 207.000 morts dans ce pays de 212 millions d'habitants. Le taux de mortalité s'élève à 143 pour 100.000 dans l'Etat d'Amazonas, bien plus que la moyenne nationale (98 pour 100.000). Seuls les Etats de Rio de Janeiro et de la capitale fédérale Brasilia le dépassent (respectivement 159 et 146). "Ici, il n'y a plus le moindre lit d'hôpital vide, plus de bombonnes d'oxygène, plus rien. Il ne nous reste plus qu'à avoir la foi", a dit Luiza Castro, habitante de Manaus. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent des familles de patients amenant elles-mêmes à l'hôpital des bombonnes d'oxygène qu'elles se sont procurées par leurs propres moyens.Eduardo Pazuello, qui s'est rendu à Manaus en début de semaine, avait promis mercredi que l'Etat d'Amazonas aurait "la priorité" pour la campagne de vaccination, qui n'a pas encore débuté. Jeudi, le ministre a annoncé lors d'une réunion avec une centaine de maires que la vaccination commencerait le 20 janvier, si les demandes d'autorisation d'urgence de vaccins sont approuvées à temps par l'agence régulatrice Anvisa. Ces demandes, qui doivent être traitées dimanche, concernent le vaccin CoronaVac, du laboratoire chinois Sinovac, et celui développé par l'université d'Oxford et le laboratoire anglo-suédois AstraZeneca.