Le variant Britannique

Signalé pour la première fois à l'OMS le 14 décembre, le variant Britannique VOC 202012/01 a été retrouvé dans 50 pays, territoires et zones.

Ce qui caractérise cette souche, c'est sa plus grande transmissibilité. Sa dangerosité réside principalement dans le fait qu'il est 50% à 70% plus contagieux que les autres souches. Une circulation plus forte que les scientifiques tentent actuellement d'expliquer. Un virus plus contagieux mène in fine à une plus grande mortalité. Cette forte propagation entraine actuellement au Royaume-Uni dans les zones touchées une surcharge dans les hôpitaux.

Le variant Sud-Africain

Le variant identifié en Afrique du Sud 501Y.V2 a été signalé pour la première fois le 18 décembre. Il a été à présent détecté dans 20 pays, territoires et zones. "À partir des enquêtes préliminaires et en cours en Afrique du Sud, il est possible que le variant 501Y.V2 soit plus transmissible que les variants qui circulaient auparavant en Afrique du Sud", estime l'OMS. "En outre, si ce nouveau variant ne semble pas provoquer une forme plus grave de la maladie, la hausse rapide du nombre des cas observés a mis les systèmes de santé sous pression".

L'ampleur de la diffusion géographique des deux variants est vraisemblablement sous-évaluée, ajoute l'OMS, en raison d'une distorsion liée au fait qu'ils ont été découverts dans des pays dotés d'une capacité de séquençage génétique du virus.

Le laboratoire Pfizer a toutefois assuré dans un communiqué que "les anticorps de personnes qui ont reçu le vaccin Pfizer-BioNTech Covid-19 neutralisent efficacement le SARS-CoV-2 avec une mutation", qu'il s'agisse du variant Britannique ou Sud-Africain.

Le variant japonais venu du Brésil

L'OMS souligne parallèlement s'être vu notifier le 9 janvier par le Japon la découverte d'un nouveau variant sur quatre personnes, deux enfants et deux adultes, arrivées du Brésil le 2 janvier.

"Ce variant comporte 12 mutations de la protéine spike, dont trois mutations inquiétantes communes avec VOC 202012/01 et 501Y.V2", explique-t-elle, "ce qui peut avoir un impact sur la transmissibilité et la réponse immunitaire". L'OMS ajoute que des chercheurs au Brésil ont signalé l'émergence d'un variant similaire qui s'est vraisemblablement développé de manière indépendante de celui découvert au Japon.

De son côté, le chercheur brésilien Felipe Naveca, qui collabore avec l'institut Fiocruz, a déclaré que le variant du SARS-CoV-2 découvert au Japon résultait d'une évolution d'"une lignée virale du Brésil, qui circule en Amazonie", provisoirement baptisée "B.1.1.28 (K417N / E484K / N501Y)". "L'étendue et les conséquences en termes de santé publique de ces nouveaux variants requièrent de plus amples recherches", insiste l'OMS.

L'OMS se réunit en urgence

Le comité d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se penche aujourd'hui sur ces nouveaux variants, qui inquiètent les autorités dans le monde, où la lutte contre le regain de la pandémie s'intensifie à coups de confinements, couvre-feux et campagnes de vaccination.

Pour discuter notamment de ces variants - l'un des sujets qui "nécessitent un débat urgent" - le comité d'experts de l'OMS, qui se retrouve normalement tous les trois mois, a été convoqué avec deux semaines d'avance. Des recommandations pour l'OMS et les pays membres seront publiées à l'issue de la réunion.

Signalé pour la première fois à l'OMS le 14 décembre, le variant Britannique VOC 202012/01 a été retrouvé dans 50 pays, territoires et zones.Ce qui caractérise cette souche, c'est sa plus grande transmissibilité. Sa dangerosité réside principalement dans le fait qu'il est 50% à 70% plus contagieux que les autres souches. Une circulation plus forte que les scientifiques tentent actuellement d'expliquer. Un virus plus contagieux mène in fine à une plus grande mortalité. Cette forte propagation entraine actuellement au Royaume-Uni dans les zones touchées une surcharge dans les hôpitaux.Le variant identifié en Afrique du Sud 501Y.V2 a été signalé pour la première fois le 18 décembre. Il a été à présent détecté dans 20 pays, territoires et zones. "À partir des enquêtes préliminaires et en cours en Afrique du Sud, il est possible que le variant 501Y.V2 soit plus transmissible que les variants qui circulaient auparavant en Afrique du Sud", estime l'OMS. "En outre, si ce nouveau variant ne semble pas provoquer une forme plus grave de la maladie, la hausse rapide du nombre des cas observés a mis les systèmes de santé sous pression".L'ampleur de la diffusion géographique des deux variants est vraisemblablement sous-évaluée, ajoute l'OMS, en raison d'une distorsion liée au fait qu'ils ont été découverts dans des pays dotés d'une capacité de séquençage génétique du virus.Le laboratoire Pfizer a toutefois assuré dans un communiqué que "les anticorps de personnes qui ont reçu le vaccin Pfizer-BioNTech Covid-19 neutralisent efficacement le SARS-CoV-2 avec une mutation", qu'il s'agisse du variant Britannique ou Sud-Africain.L'OMS souligne parallèlement s'être vu notifier le 9 janvier par le Japon la découverte d'un nouveau variant sur quatre personnes, deux enfants et deux adultes, arrivées du Brésil le 2 janvier."Ce variant comporte 12 mutations de la protéine spike, dont trois mutations inquiétantes communes avec VOC 202012/01 et 501Y.V2", explique-t-elle, "ce qui peut avoir un impact sur la transmissibilité et la réponse immunitaire". L'OMS ajoute que des chercheurs au Brésil ont signalé l'émergence d'un variant similaire qui s'est vraisemblablement développé de manière indépendante de celui découvert au Japon.De son côté, le chercheur brésilien Felipe Naveca, qui collabore avec l'institut Fiocruz, a déclaré que le variant du SARS-CoV-2 découvert au Japon résultait d'une évolution d'"une lignée virale du Brésil, qui circule en Amazonie", provisoirement baptisée "B.1.1.28 (K417N / E484K / N501Y)". "L'étendue et les conséquences en termes de santé publique de ces nouveaux variants requièrent de plus amples recherches", insiste l'OMS.Le comité d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se penche aujourd'hui sur ces nouveaux variants, qui inquiètent les autorités dans le monde, où la lutte contre le regain de la pandémie s'intensifie à coups de confinements, couvre-feux et campagnes de vaccination.Pour discuter notamment de ces variants - l'un des sujets qui "nécessitent un débat urgent" - le comité d'experts de l'OMS, qui se retrouve normalement tous les trois mois, a été convoqué avec deux semaines d'avance. Des recommandations pour l'OMS et les pays membres seront publiées à l'issue de la réunion.