"Est-ce qu'Al-Qaïda pourrait revenir? Oui, mais je vais vous le dire, ils sont déjà de retour dans d'autres endroits", a-t-il dit aux journalistes à Shanksville, en Pennsylvanie, où l'un des quatre avions détournés par les jihadistes d'Al-Qaïda s'était écrasé il y a 20 ans. "Quelle est la stratégie? Nous devons envahir tous les endroits où se trouve Al-Qaïda et y laisser nos troupes? Soyons sérieux!", a-t-il ajouté.

Le président des Etats-Unis, très critiqué pour le retrait chaotique d'Afghanistan le 31 août dernier, a répété qu'essayer d'unifier les Afghans avait été une erreur. Joe Biden estime que les Américains avaient accompli leur mission en tuant Oussama Ben Laden, le fondateur d'Al-Qaïda, et en neutralisant le réseau djihadiste dans sa base afghane. L'intervention américaine en Afghanistan avait été lancée après les attentats du 11-Septembre et avait finalement entraîné les Etats-Unis dans la guerre la plus longue de leur histoire.

BELGA
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Donald Trump a très sévèrement critiqué samedi son successeur démocrate, rompant avec le climat d'unité nationale entourant les cérémonies de ce 20e anniversaire. Il a dénoncé l'"incompétence" de Joe Biden et déploré "l'horrible" retrait d'Afghanistan. Joe Biden traverse une passe politique difficile depuis la prise du pouvoir des talibans à Kaboul, le 15 août, et l'évacuation dans la précipitation de plus de 120.000 personnes d'Afghanistan dans une opération militaire organisée par l'armée américaine. Mais il a affirmé que la baisse de sa popularité ne l'inquiétait pas. "Je suis un grand garçon. Je fais ce travail depuis longtemps", a dit le président américain, âgé de 77 ans et vétéran de la politique américaine.

/, REUTERS
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Fin des commémorations au Pentagone

Joe Biden a conclu samedi les cérémonies d'hommage aux victimes du 11-Septembre, vingt ans après les pires attentats de l'histoire des Etats-Unis en se rendant au Pentagone, près de Washington, où un avion s'était écrasé, tuant 184 personnes.

Le quartier général du département de la Défense était la dernier acte du déplacement du président américain, qui s'est rendu sur les trois sites endeuillés par des attaques du réseau islamiste Al-Quaïda qui avaient fait près de 3.000 morts le 11 septembre 2001. Le démocrate s'est recueilli devant le mémorial du Pentagone, avec sa femme Jill Biden, ainsi que la vice-présidente Kamala Harris et son mari Doug Emhoff, et ont participé à une cérémonie de dépôt de gerbes.

Plus tôt, Joe Biden a participé avec Barack Obama et Bill Clinton à une cérémonie très solennelle à New York, à l'endroit où se dressaient les tours jumelles du World Trade Center, détruites par deux avions piratés par un commando islamiste. Il s'est ensuite rendu à Shanksville, en Pennsylvanie, où un avion s'était écrasé dans un champ après la résistance héroïque des passagers face aux pirates de l'air. Là-bas, Joe Biden a défendu le retrait des troupes américaines d'Afghanistan, décision qui lui vaut une pluie de critiques depuis la prise du pouvoir des talibans à Kaboul le 15 août et les difficiles opérations d'évacuation qui ont suivi.

"Est-ce qu'Al-Qaïda pourrait revenir? Oui, mais je vais vous le dire, ils sont déjà de retour dans d'autres endroits", a-t-il dit aux journalistes à Shanksville, en Pennsylvanie, où l'un des quatre avions détournés par les jihadistes d'Al-Qaïda s'était écrasé il y a 20 ans. "Quelle est la stratégie? Nous devons envahir tous les endroits où se trouve Al-Qaïda et y laisser nos troupes? Soyons sérieux!", a-t-il ajouté. Le président des Etats-Unis, très critiqué pour le retrait chaotique d'Afghanistan le 31 août dernier, a répété qu'essayer d'unifier les Afghans avait été une erreur. Joe Biden estime que les Américains avaient accompli leur mission en tuant Oussama Ben Laden, le fondateur d'Al-Qaïda, et en neutralisant le réseau djihadiste dans sa base afghane. L'intervention américaine en Afghanistan avait été lancée après les attentats du 11-Septembre et avait finalement entraîné les Etats-Unis dans la guerre la plus longue de leur histoire. Donald Trump a très sévèrement critiqué samedi son successeur démocrate, rompant avec le climat d'unité nationale entourant les cérémonies de ce 20e anniversaire. Il a dénoncé l'"incompétence" de Joe Biden et déploré "l'horrible" retrait d'Afghanistan. Joe Biden traverse une passe politique difficile depuis la prise du pouvoir des talibans à Kaboul, le 15 août, et l'évacuation dans la précipitation de plus de 120.000 personnes d'Afghanistan dans une opération militaire organisée par l'armée américaine. Mais il a affirmé que la baisse de sa popularité ne l'inquiétait pas. "Je suis un grand garçon. Je fais ce travail depuis longtemps", a dit le président américain, âgé de 77 ans et vétéran de la politique américaine.Joe Biden a conclu samedi les cérémonies d'hommage aux victimes du 11-Septembre, vingt ans après les pires attentats de l'histoire des Etats-Unis en se rendant au Pentagone, près de Washington, où un avion s'était écrasé, tuant 184 personnes.Le quartier général du département de la Défense était la dernier acte du déplacement du président américain, qui s'est rendu sur les trois sites endeuillés par des attaques du réseau islamiste Al-Quaïda qui avaient fait près de 3.000 morts le 11 septembre 2001. Le démocrate s'est recueilli devant le mémorial du Pentagone, avec sa femme Jill Biden, ainsi que la vice-présidente Kamala Harris et son mari Doug Emhoff, et ont participé à une cérémonie de dépôt de gerbes. Plus tôt, Joe Biden a participé avec Barack Obama et Bill Clinton à une cérémonie très solennelle à New York, à l'endroit où se dressaient les tours jumelles du World Trade Center, détruites par deux avions piratés par un commando islamiste. Il s'est ensuite rendu à Shanksville, en Pennsylvanie, où un avion s'était écrasé dans un champ après la résistance héroïque des passagers face aux pirates de l'air. Là-bas, Joe Biden a défendu le retrait des troupes américaines d'Afghanistan, décision qui lui vaut une pluie de critiques depuis la prise du pouvoir des talibans à Kaboul le 15 août et les difficiles opérations d'évacuation qui ont suivi.