Le Rassemblement National (RN) réuni en congrès à Perpignan (sud-ouest) n'a remporté aucune région la semaine dernière, alors qu'il escomptait en gagner au moins une. Une contre-performance qui a provoqué quelques remous dans le parti, que va tenter d'apaiser Marine Le Pen.

"Rien n'est perdu, il y a encore un chemin" vers la victoire, a assuré dès samedi le numéro deux du parti Jordan Bardella, très applaudi. Mais "nous n'avons pas le droit de douter", a-t-il ajouté, alors que certains questionnent la stratégie de normalisation du parti.

Le RN, héritier du Front National (FN) du père de Mme Le Pen, Jean-Marie, est devenu depuis les années 1980 une force politique de plus en plus importante mais n'a jamais remporté de victoire majeure, notamment à cause de l'opposition soudée des autres partis politiques unis contre la ligne extrémiste du FN.

Depuis son accession à la tête du parti en 2011, Mme Le Pen a opéré une stratégie de dédiabolisation du parti. Depuis, il a remporté quelques victoires électorales et Mme Le Pen s'est qualifiée pour le deuxième tour de la présidentielle de 2017, perdue face à Emmanuel Macron.

D'après les sondages, elle devrait de nouveau se trouver au deuxième tour dans 10 mois en 2022, face à Emmanuel Macron. Mais le parti, qui malgré son poids important dans la vie politique n'a pas d'ancrage local profond, n'a pas brillé aux régionales. Et certains, dont Jean-Marie Le Pen, y voient un effet secondaire de cette stratégie de normalisation.

Sans concurrent, Mme Le Pen va être réélue à la tête du parti et va prononcer un discours à 13H00 GMT. Elle devrait reprendre des thèmes fondamentaux --et mobilisateurs-- de son parti, comme l'immigration.

Mais elle réaffirmera aussi sa ligne "d'ouverture" à des personnalités extérieures au parti.

"On ne va pas revenir au Front national" et "nous avons encore besoin d'aller chercher du monde" pour "ouvrir et pas rétrécir", insiste le porte-parole Sébastien Chenu.

Le Rassemblement National (RN) réuni en congrès à Perpignan (sud-ouest) n'a remporté aucune région la semaine dernière, alors qu'il escomptait en gagner au moins une. Une contre-performance qui a provoqué quelques remous dans le parti, que va tenter d'apaiser Marine Le Pen."Rien n'est perdu, il y a encore un chemin" vers la victoire, a assuré dès samedi le numéro deux du parti Jordan Bardella, très applaudi. Mais "nous n'avons pas le droit de douter", a-t-il ajouté, alors que certains questionnent la stratégie de normalisation du parti.Le RN, héritier du Front National (FN) du père de Mme Le Pen, Jean-Marie, est devenu depuis les années 1980 une force politique de plus en plus importante mais n'a jamais remporté de victoire majeure, notamment à cause de l'opposition soudée des autres partis politiques unis contre la ligne extrémiste du FN.Depuis son accession à la tête du parti en 2011, Mme Le Pen a opéré une stratégie de dédiabolisation du parti. Depuis, il a remporté quelques victoires électorales et Mme Le Pen s'est qualifiée pour le deuxième tour de la présidentielle de 2017, perdue face à Emmanuel Macron.D'après les sondages, elle devrait de nouveau se trouver au deuxième tour dans 10 mois en 2022, face à Emmanuel Macron. Mais le parti, qui malgré son poids important dans la vie politique n'a pas d'ancrage local profond, n'a pas brillé aux régionales. Et certains, dont Jean-Marie Le Pen, y voient un effet secondaire de cette stratégie de normalisation.Sans concurrent, Mme Le Pen va être réélue à la tête du parti et va prononcer un discours à 13H00 GMT. Elle devrait reprendre des thèmes fondamentaux --et mobilisateurs-- de son parti, comme l'immigration.Mais elle réaffirmera aussi sa ligne "d'ouverture" à des personnalités extérieures au parti."On ne va pas revenir au Front national" et "nous avons encore besoin d'aller chercher du monde" pour "ouvrir et pas rétrécir", insiste le porte-parole Sébastien Chenu.