Pour The Guardian (Royaume-Uni), "le parti d'extrême droite de Marine Le Pen a subi un sérieux coup électoral en n'ayant pas remporté les élections régionales dans son fief du sud de la France. Les principaux gagnants semblent être le Parti socialiste et ses alliés de gauche, ainsi que le centre droit Les Républicains. Les deux partis sont absents du paysage politique français depuis le succès électoral du parti centriste LREM de Macron en 2017."
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Pour The Guardian (Royaume-Uni), "le parti d'extrême droite de Marine Le Pen a subi un sérieux coup électoral en n'ayant pas remporté les élections régionales dans son fief du sud de la France. Les principaux gagnants semblent être le Parti socialiste et ses alliés de gauche, ainsi que le centre droit Les Républicains. Les deux partis sont absents du paysage politique français depuis le succès électoral du parti centriste LREM de Macron en 2017."Même son de cloche en Espagne, où El País pointe une défaite amère pour Marine Le Pen : "La leader de l'extrême droite française a subi l'une des défaites les plus amères aux élections régionales françaises depuis sa prise de contrôle du parti de son père, le Front national, il y a dix ans. Le quotidien espagnol évoque des élections "marquées par une abstention record". Ces élections "ont donné la victoire, dans toute la France, à ceux qui détenaient déjà le pouvoir régional : l'aile droite des Républicains (LR) et leurs alliés, et la gauche du Parti socialiste (PS) et les écologistes. Ils réaffirment le contrôle des anciens partis au niveau municipal et régional, en contraste avec l'hégémonie de Le Pen et du président Emmanuel Macron au niveau national. Et ils poussent plusieurs barons conservateurs comme candidats potentiels à la présidence française aux élections du printemps 2022", résume le quotidien."La France de droite est réveillée, celle de l'extrême droite est assommée", titre Le Temps (Suisse). "Les élections régionales et départementales montrent que le basculement conservateur du pays est une réalité assurée de dominer le paysage politique d'ici la présidentielle d'avril 2022. Le Rassemblement national subit une sévère défaite. Emmanuel Macron devra en tirer les conséquences.""Une victoire incontestable de la droite traditionnelle. Une victoire des présidents sortants des régions. Et deux défaites indissociables: celle de la participation électorale, qui n'a jamais été aussi basse en France, et celle de l'extrême droite, pénalisée par cette abstention massive proche des 65,7%. 30 millions de français sur 47 millions d'électeurs n'ont pas voté. La France de droite sort réveillée de ce scrutin avec un candidat conforté", analyse Le Temps."Exploit gaulliste, la droite de Le Pen perdante", titre La Repubblica (Italie). "Les Républicains gagnent gros dans le Nord, avec un record d'abstention comme au premier tour", note le quotidien italien. "Tous les appels n'aident pas : les Français ne sont pas intéressés par les élections régionales, après la crise du Covid. Pour le président Macron et la populiste de droite Le Pen, les dix mois avant la présidentielle seront amers.Die Welt (Allemagne) parle de "débâcle pour le président Emmanuel Macron et la populiste de droite Marine Le Pen."Et en France, alors? Pour Le Figaro, "Un gagnant, l'abstention. Deux perdants, la majorité présidentielle et le Rassemblement national. Deux résistants, Les Républicains et les socialistes. Un incontournable, les écologistes. Au terme du second tour des élections régionales, la topographie du paysage politique se précise, même si l'abstention massive enregistrée lors du scrutin laisse encore planer le mystère sur les intentions des Français à l'aube de l'élection présidentielle.""Sans sursaut de la participation, le scrutin de dimanche a confirmé les présidents en place et dessiné un paysage avec une extrême droite affaiblie, une majorité inexistante, une droite rassurée et une gauche qui se cherche encore", écrit Libération.Chez nous, Le Soir abonde dans le même sens : "Le second tour des régionales a confirmé une abstention massive et la prime donnée par les électeurs aux sortants LR et PS, mais marque aussi l'échec du RN à emporter une région, y compris Paca, sa meilleure chance à dix mois de la présidentielle. Malgré les appels au vote répétés de la classe politique, deux électeurs sur trois ont encore boudé les urnes pour une abstention record, autour de 66%, un chiffre quasi identique au premier tour."