"Compte tenu de l'escalade en cours entre Israël et la Palestine et du nombre inacceptable de victimes civiles, je convoque une visioconférence extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l'UE mardi", écrit Josep Borrell sur Twitter.

"Nous coordonnerons et discuterons de la manière dont l'UE peut contribuer au mieux à mettre fin à la violence actuelle", ajoute-t-il.

Les combats les plus intenses depuis 2014 entre Israël et le mouvement islamiste du Hamas, déclenchés par des troubles à Jérusalem, ont fait 174 morts dans l'enclave surpeuplée de Gaza et tué dix personnes en Israël depuis lundi.

L'Union européenne indique que M. Borrell a mené des efforts diplomatiques "intenses" pour tenter de contribuer à la désescalade de la violence -- en s'entretenant avec les dirigeants israéliens et palestiniens, ainsi qu'avec les principaux diplomates des pays voisins.

"La priorité et le message de l'UE dans ce contexte restent clairs: la violence doit cesser maintenant", ont déclaré samedi les services de la diplomatie de l'UE dans un communiqué.

Les 27 pays de l'UE ont souvent du mal à trouver une position commune sur le conflit israélo-palestinien, certains membres dont l'Allemagne, l'Autriche et la Slovénie soutenant fermement le droit d'Israël à se défendre quand d'autres l'exhortent à faire preuve de plus de retenue.

Le chef de la diplomatie allemande appelle à la fin des violences

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a appelé dimanche à la fin de la violence au Proche-Orient et exhorté Israël et les Palestiniens à reprendre les pourparlers.

"Ce qu'il faut maintenant, c'est: 1. la fin des attaques à la roquette, 2. la fin de la violence et 3. la reprise des pourparlers entre Israéliens et Palestiniens sur une solution à deux États", a tweeté Heiko Maas, qualifiant la situation de "hautement explosive".

L'Onu doit "exercer le maximum" d'influence pour mettre fin aux hostilités (Croix-Rouge)

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a appelé dimanche les membres du Conseil de sécurité de l'Onu "à exercer le maximum d'influence pour mettre fin aux hostilités entre Gaza et Israël", un conflit d'une "intensité jamais vue".

"Les populations de Gaza et d'Israël font face au plus intense cycle d'hostilités depuis des années", écrit le CICR dans un communiqué, publié à quelques heures d'une réunion virtuelle du Conseil de sécurité consacré à ces violences. Le CICR appelle également toutes les parties à "mettre fin à l'escalade (des violences) et assurer un meilleur accès aux personnes touchées dans la bande de Gaza".

L'Égypte a ouvert samedi sa frontière terrestre avec Gaza et envoyé 10 ambulances dans l'enclave palestinienne pour évacuer et traiter dans ses hôpitaux des Gazaouis blessés dans des bombardements israéliens, alors que l'État hébreu impose un blocus sur l'enclave palestinienne depuis 1967. "L'intensité de ce conflit, c'est quelque chose que nous n'avons jamais vu auparavant avec des raids aériens incessants contre Gaza, qui est densément peuplée, et des roquettes qui frappent des grandes villes en Israël avec pour conséquence des enfants qui meurent des deux côtés", affirme Robert Mardini, le directeur général du CICR.

Il souligne que l'accès des gens à Gaza à des hôpitaux ou autres infrastructures importantes est "très compliqué" et il exhorte les parties "à mettre fin à ce cycle de violences", parce que les règles "sont très claires: les civils doivent toujours être protégés et malheureusement cela n'est pas le cas actuellement". Le communiqué souligne que les bombardements incessants empêchent son accès et celui d'autres organisations humanitaires à porter secours à Gaza et que le CICR communique avec les deux parties sur la nécessité d'adhérer aux règles du droit humanitaire international.

Le CICR indique avoir fait don de brancards, de lits d'hôpitaux et d'équipement médical pour soigner 150 blessés graves à Gaza et avoir visité des victimes de tirs de roquettes dans le centre d'Israël.

"Compte tenu de l'escalade en cours entre Israël et la Palestine et du nombre inacceptable de victimes civiles, je convoque une visioconférence extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l'UE mardi", écrit Josep Borrell sur Twitter."Nous coordonnerons et discuterons de la manière dont l'UE peut contribuer au mieux à mettre fin à la violence actuelle", ajoute-t-il.Les combats les plus intenses depuis 2014 entre Israël et le mouvement islamiste du Hamas, déclenchés par des troubles à Jérusalem, ont fait 174 morts dans l'enclave surpeuplée de Gaza et tué dix personnes en Israël depuis lundi.L'Union européenne indique que M. Borrell a mené des efforts diplomatiques "intenses" pour tenter de contribuer à la désescalade de la violence -- en s'entretenant avec les dirigeants israéliens et palestiniens, ainsi qu'avec les principaux diplomates des pays voisins."La priorité et le message de l'UE dans ce contexte restent clairs: la violence doit cesser maintenant", ont déclaré samedi les services de la diplomatie de l'UE dans un communiqué.Les 27 pays de l'UE ont souvent du mal à trouver une position commune sur le conflit israélo-palestinien, certains membres dont l'Allemagne, l'Autriche et la Slovénie soutenant fermement le droit d'Israël à se défendre quand d'autres l'exhortent à faire preuve de plus de retenue.Le chef de la diplomatie allemande appelle à la fin des violences Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a appelé dimanche à la fin de la violence au Proche-Orient et exhorté Israël et les Palestiniens à reprendre les pourparlers."Ce qu'il faut maintenant, c'est: 1. la fin des attaques à la roquette, 2. la fin de la violence et 3. la reprise des pourparlers entre Israéliens et Palestiniens sur une solution à deux États", a tweeté Heiko Maas, qualifiant la situation de "hautement explosive".